‹ Le vieux mari; comédie-vaudeville en deux actesChapitre 34 sur 367 · LES PRÉCÉDÉES, MICHEL · texte numérisé non relu

LES PRÉCÉDÉES, MICHEL

MICHEL , accourant de côté , sans voir son maître. Courez tous . . . dépêchez . . .

M. DE BRUCHSAL.

Qu'est-ce donc ?

MICHEL, le voyant.

Ah I mon Dieu !

M. DE BRUCHSAL.

Michel !. . . Qu 'as-tu donc? d'où vient la frayeur? MICHEL.

11 n'y a pas de quoi, peut-ôlrc?... Comment , monsieur, vous voilà ici? et, dans le moment où je vous parle, vous vous battez dans le jardin.

MATHILDE

Comment?

M. DE BRUCHSAL.

Ail l tu vas recommencer ! . . .

MICHEL

Oui, monsieur, vous êtes là bas, vous êtes ici, vous êtes partout : il n'y a pas de jeune homme qui ait votre activité. J'étais à la fenêtre de ma chambre, parce que je ne pouvais pas dormir. . . je prenais le frais en songeant aux inquiétudes que vous me donnez voilà que tout à coup

j'entends du bruit au-dessous de moi; je regarde... vous sortiez de l'appartement de madame par la terrasse . . .

M. DE BRUCHSAL.

Moi!...

MICHEL

Oui , monsieur, vous avez sauté par-dessus le balcon ; le cousin est venu vous joindre. . . et, un moment après , l'épée à la main dans le taillis . . .

MATHILDE , troublée, courant à Michel.

O ciel! mon mari! il faut courir. . . où est-il ? MICHEL.

Eh ! le voilà . . . devant vous . . .

MATHILDE

S'il était blessé î . . .

MICHEL

Yous voyez bien que non. . . mais j'ai eu une peur! . . .

Mme DE LINSBOURG , frappant à la porte du fond. Ouvrez . . . ouvrez vite î . . .

MICHEL, effrayé.

Ah ! c'est mon dernier jourî. . .

M. DE BRUCHSAL.

Encore un événement î . . .

Mme DE LINSBOURG, en dehors.

Mathilde î . * . mon neveu ! . . .

MATHILDE, courant ouvrir.

C'est ma tante.

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