L OUI SB
Qu'vous me r'gardiez avec moins de courroux ! Que d'un accusateur, vous quittiez V front sévère. . . Car, j'en prends à témoin 1' souvenir de ma mère, Maint'nant pour vous sauver, j' donn'rais ma vie entière , Me pardonnerez-vous ?
DOMINIQUE , un peu ému.
Oh! oui... moi... de bon cœur ! car je vois que vou& êtes bien malheureuse. . . Mais mon pauvre Meunier , lui qui a une femme , des enfans !
L0I3ISE.
Songeons d'abord à vous! Si je pouvais vous faire évader. . .
DOMINIQUE
Sans mes frères ! . . . jamais !
LOUISE
Et que préteiidez-vous ?
DOMINIQUE
Me faire tuer avec eux... C'est une consolation, et ça utilisera nos dernières cartouches î
LOUISE , ai^ec résolution.
Non! non ! vous ne mourrez pas... le ciel m'inspirera le moyen de vçus sauver tous! et dusse-je y périr!.... ( Elle arrête. ) Ecoutez..,
( On entend frapper a la porte a gauche.) DOMINIQUE , bas.
Qu'est-ce que c'est que ça?
LOUISE , bas.
Ah! s'il était trop tard!
( On frappe encore. ) DOMINIQUE , prenant un pistolet.
Faut répondre! ça serait malhonnête. (Il va à la
porte.) Qui vive?
MEUNIER , en dehors.
France !
DOMIÏJIQUE , ai^ ce joie.
C'est Meunier! il arrive à propos.
[Il ouvre.)