I BLOUM, ROKMANN, DEUX VALETS
( Kokmann et tes deux valets sont enveloppés d'un manteau, )
KOKMANN, aux valets gui s'arrêtent au fond. C'est bien, c'est bien, restez là, et attendez mes ordres.
BLOTJM, sortant de la ferme»
khi c'est vous, monsieur l'inlendanl?
ROKMANN.
Venez ici, maître Bloum; écoutez-moi.
BLOUM
Qu'y a-t-il donc, monsieur Kokmann? seraîl-il arrivé quelque malheur au château ?
ROKMANN, mystérieusement.
Chut ! je n'ai pas besoin de vous rappeler les bienfaits de madame labaronne de Louisbourg et de ses ancêtres.. . depuis plus de cent ans que vous êtes son fermier, de père en fils...
BLOUM
C'est unersi brave dame!... elle n'a pas sa pareille dans tout le duché de Brunswick.
ROKMANN.
Vous savea que depuis qu'elle est veuve... c'est moi, son intendant, qui la représente en tout et qui administre ses domaines.
BJCOUM.
Eh bien ! est-ce que je suis en arrière?
KORiMANN.
Il n'est pas question décela... votre bail expire cette année.
BLOUM
Oui, mais vous m'avez promis de le renouveler...
ROKMANN.
A quelle condition ?
BLOUM, ie regardant* De suivre exactement vos ordres... dans une afiftiire... que vous n'avez jamais voulu m'expliquer...
RORMANN.
Eh bien! maître Bloum, le moment est venu...
BLOUM
Je suis prêt, parlez vite...
RORMANN.
C'est justement... ce que je ne puis faire... La moindre parole indiscrète peut tout perdre.
BLOUM
Il fç^ut bien que je sache. ..
RORMANN,
Du tout!... où serait le mérite d'obéir, si tu savais ce que tu fais... moi qui te parle... la moitié du temps, estce que je le .sais?... Je vais toujours... c'est tout ce qu'on te demande!... dispose d'abord la lîlle à se soumettre aveuglément à ce qu'on va exiger d'elle.
BLOUM
Ma fille ! ça la concerne aussi ?
RORMANN.
Parbleu, c'est elle qui çst cause... une paysanne qui se permet...
BLOUM
Quoi?
RORMANN.
De penser... ou plulot... enfin c'csl manquer de respccl à ujadamc la baronne.