SCENE XIII
LES MÊMES, CATHERINE, arrivant en courant.
CA.THERINE.
Âh ! je n'en puis plus... ah! ça, décidément y a-t-il quelqu'un qui puisse me donner des nouvelles de mon mari ?
KOKMANN.
Ton mari !. . . oui, tiens le voilà qui va épouser monsieur Ferdinand.
CATHERINE
Monsieur Ferdinand! qu'est-ce que vous dites ià... ah ben! par exemple, je mets opposition...
BLOUM
Est-ce que tu le peux...? c'est une femme.
CATHERINE
Une femme !
BLOUM
Regarde plutôt.
CATHERINE, stupé faite.
Là, je vous dis que ces choses-Ià sont faites pour moi, je parviens à en épouser un... et il se trouve que ce n'est pas un mari...
KOKMANN.
Calme-toi... si demain il passe quelque voyageur... je verrai...
CATHERINE
Du tout! je ne veux plus que vous vous en mêliez !...
FERDINAND
C'est moi qui m'en charge, je vais écrire pour avoir le congé de Pierre.
LA BARONNE
Il aura la dot que j'avais donnée à Georges.
AUGusTA, prenant ia main de Catherine.
Et je lî'onblierai jamais que ce matin c'est moi qui ai juré de faire voire bonheur. Catherine, je tiendrai nia promesse.
CATHERiKE, soupirant.
Ail, monsieur Georges! vous êtes bien bonne! mais, voyez-vous, j'ai assez de boiiheur pour que Pierre se soit marié !
CHOEURS
xliR de la Lune de miel.
Quel destin plein de charmes 1 Enfin ce jour heureux Dissipe vos alarmes El comble tous vos vœux !
CATHERINE, au puhUc.
AiB : f'aiidevitle du Piège.
En fait d'hymen, messieurs, j'a'ai pas d'bonheur^ Vous v'nez del'voir... et je tremble d'avance; Car en c'moment j'réclame la faveur
Ici d'faire une autre alliance.
Oui, je voudrais voir unis tout de bon Et l'indulgence et c'parterr' si terrible... Ah ! fait's ce soir que c'te douce union N'soil pas encore un mariage impossible l CHOEURS.
Quel destin plein de charmes! etc.
/V. B. S'adresser, pour la musique des ouvrages représenléa sur le théâtre des Nouveautés, ii M. Bùancourl^ chef d'orchestre dudit théâtre; et pour celle de tous les ouvrages anci(;ns (!t nouveaux des autres théâtres, à M. H. Tarannc., rue Sainte Anne, n" i?>.