‹ Le vieux mari; comédie-vaudeville en deux actesChapitre 77 sur 367 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

£E8 MÊMES, GEORGEÏÏE , puis LE MARQUIS DE JARSiVY.

Ah ! ça , mon oncle, vous ne voulez donc pas dîner?..

MATHIEU

Un moment... Qu'est-ce que j'entends là?... pÉrinet.

C'est ma compagnie qui vient de visiter quelques maisons où Ton soupçonne que la duchesse de Longueville et les agens du cardinal... [li ouvre ta fenêtre et parle en dehors. ) Eh bien ! lieutenant Goudard... TDKE voix, en dehors.

Rien, mon capitaine... Si nous visitions celle-ci?..

MATHIEU, à part.

Visiter ma maison !.. Oh !..

GEORGETTE

Tiens!., cette idée...

PÉRINET , à la fenêtre.

C'est inutile... J'ai regardé partout avec soin... Il n'y a personne. {Ici le marquis de Jarsay entrouvre ia porte qui est en face de la fenêtre. )

MAïHiEu , à ia fenêtre.

Oui, mes braves... C'est ma maison... et ce n'est pas moi qui recevrais des agens.,. Fi donc!., {criant.) Vive la fronde !.. et je ne sors pas de là... Vive lafr. .. {il se retourne et aperçoit ie marquis.) Ouf! {courant à lui.) ne vous montrez donc pas, je cherclie à les étourdir, {ii pousse la porte. )

GEORGETTE, à part.

Le voilà pour la fronde à présent. Ah, bien ! je n'y suis plus.

PÉRINET, à ia fenêtre. Je descends, lieutenant Goudard.,. {il vapour sortir

et revient sur ses pas. ) Ah! j'oubliais de te faire signer. MA.ÏHIEU , toussant pour que Jarsay n'entende pas. Est-ce bien nécessaire ?

périnet.

Indispensable... A cause du serment qui est en tête, de poursuivre jusqu'à la mort... le scélérat...

MATHIEU, prenant vivement ie papier.

C'est bon... C'est bon... ( li signe très vite.)

PERINET.

Là... Adieu, [en lui serrant ia main.) Ma foi, mon cher ami... si le cardinal revenait, notre affaire serait bientôt faite... {Il sort en courant.) LE MARQUIS, arrivant sur ia pointe du pied et gaiement.

Ma foi , mon pauvre Mathieu , s'ils me découvraient... nous serions pendus de compagnie...

MATHIEU, à part.

C'est agréable , ie ne peux pas manquer de retomber sur mes pieds. [Pendant ce temps, Georgette regarde les soldats par ia fenêtre qui est restée ouverte. )

LE MARQUIS, haS.

Mais , tout va à merveille , notre conférence a lieu ce soir; j'ai déjà écrit au président de Bellièvre... et à quelques autres frondeurs... Seulement, comme cinq ou six personnes que l'on verrait entrer chez vous, à la nuit, éveilleraient les soupçons... il faut que vous donniez un bal, une fête...

MATHIEU

Un bal!..

Oui, beaucoup de monde, beaucoup de bruit!

MATHIEU

Du bruit... pour être plus tranquilles...

LE MARQUIS

Sans doute... Quand il y a foule, on ne remarque personne... Notre affaire n'en marchera que mieux, et demain...

PÉRINET, en dehors.

Garde à vous! ( La marche reprend. )

MATHIEU , faisant ^signe au Marquis.

Chut!

LE MARQUIS

Allons diiicr...

MATHIEU, haS,

Un moment, ils ne sont pas partis!

GEORGETTE

Les voilà qui se remettent en marche, ENSEMBLE.

AIR : Chœuk de la marche des Deux Journées. MATHIEU, LE MARQUIS 6t GEORGETTE à fïti-VOix. Allons,

Ayons )

Bonne espérance !. ^

Rassurez-vous, Ils partent en silence. , .

Éloignons-nous .

CHOEUR, en dehors et s^éloignant peu à peu.

Allons, ,

Marchons , Faisons silence ; Redoublons tous De soin, de vigilance...

Éloignons-nous.

MATHIEU , ies mains au ciei,

Uaignc, ô mon Dieu, daigne veiller sur nous!

{ Georgette ferme îa fenêtre, te marquis entraine Mathieu. Le rideau tomhe,)

?IN DU PREMIER ACTE

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