SCENE VIII
MATHIEU , LE PRÉSIDENT DE BELLIÈVRE , puis successivement quatre envoyés de ia cour et du pariement. Les uns sont vêtus en cavaliers, d'autres en bourgeois ; à mesure qu'ils arrivent iis se débarrassent de leurs manteaux.
MATHIEU, à part et regardant ie président. Quel est celui-là? Je ne sais comment entamer la conversation... G'estle diable d'être lancé dans plusieurs partis à la fois... On ne s'y reconnaît plus... Je puis toujours saluer sans me compromettre. ( i4 saiue ie président. ) Monsieur... [ie président iui rend son saiut» regarde de tous côtés et lui fait signe de ia main de garder le silence. )
MATHIEU , à part.
Il paraît qu'il ne veut pas se compromettre non plus. [ii voit entrer ies autres.) Je n'en connais pas un!., c'est égal, (ii va au-devant d'eux. ) Messieurs, \e suis bien flatté...
TOUS, mettant ie doigt sur ia i)0uche.
Chut ! [ils se saiuent ies uns ies autres sans prononcer une paroie. )
MATHIEU , ies examinant.
Si la conférence se passe comme ça, il n'y aura pas de paroles perdues !. . .
UN CAVALIER , {ftts à Mathicu.
Vous êtes des nôtres?
MATHIEU , hésitant.
Des vôtres!., mais je le crois... [à part. ) Il faut jouer serré avec ces gaillards-là ; ils ont des figures diplomatiques et équivoques.
LE MÊME CAVALIER, à mi-VOix.
Voici monsieur le Marquis.