‹ Le vieux mari; comédie-vaudeville en deux actesChapitre 96 sur 367 · DIE 1ER · texte numérisé non relu

DIE 1ER

Pour la sauver... ah! comment faire?

Messieurs , messieurs, apaisez-vous; Pourquoi , pourquoi ce grand courroux !

mnvEKf devant eux.

Ah ! messieurs, écoutez-moi , je vous en prie... Yoyez, voyez mon embarras; Ce secret ne m'appartient pas ; Mais par pitié n'entrez pas.

d\d 1ER, très trouhié et allant de Vun à Vautre.

Écoutez-moi, Je vous supplie.

Hélas ! je le voi , .

C'en est fait de moi.

Messieurs, calmez ce courroux, Ce grand courroux :

Je vous le demande à genoux.

LE MARQUIS , à Didier, en le calmant.

Allons, tais-toi, Écoute-moi ; Calme cet effroi; Ne crains rien pour toi; Mais pour le salut de tous , Il faut, il faut qu'il tombe sous nos coups.

CHŒUR

Ne crains rien pour toi , Mais retire-toi; * Qu'il parasise devant nous; Oui devant nous , Ou qu'à l'instant il tombe sous nos coups.

(Les Frondeurs font un mouvement ; Didier se jette devant ia porte.)

DIDIER , hors de lui.

Eh bien I non , non , non , vous n'entrerez pas.. . je me battrai plutôt avec vous, avec lui... avec tout le monde...

LE MARQUIS

Eh bien! ce petit bonhomme! {à Didier .) T\x sais donc q«i est là P

DIDIER

Ouï, je sais... puisque c'est moi qui... ai caché la personne...

LE MARQUIS

La personne! {en regardant Didier.) Est-ce que par hasard ?

DIDIER , à mi -voix.

Tenez... à vous, ]e veux bien vous le dire, parce que vous êtes raisonnable, et que vous êtes l'ami de mon père.... mais faites éloigner les autres...

LE MARQUIS, ttux frondcurs.

Restez là; je me doute de ce que c'est.

DIDIER , à part Je n'ai qu'un moyen de la sauver... c'est de la compromettre... je lui en demanderai bien pardon après... LE MARQUIS , revenant.

Allons! ce trouble, cet effroi. .. c'est une femme, n'estce pas ?

DIDIER , d'un air d'inteiiigence. C'est-à-dire, '^'esl.., une dame

LE MARQUIS

Ah ! fripon !

DIDIER, ie doigt sur ta touche.

Chut.... mon père ne sait pas....

LE MARQUIS

C'est charmant.....

DIDIER

Et je compte assez sur vous...

LE MARQUIS

Parbleu!.,, entre jeunes gens...

DIDIER

C'est ce que je me suis dit... entre jeunes gens, on doit se soutenir!...

LE MARQUIS , aux frondeurs.

Une intrigue galante; il n'y a rien à craindre, (à Didier.) Eh bien ! à présent, elle peut sortir...

DIDIER , i)as.

Mais, non... elle a peur d'être reconnue...

LE MARQUIS , à part.

Le mari est peut-être là... Ah! que ce serait joli... C'est peut-être un de ces braves frondeurs ; il faut filer la reconnaissance.

DIDIER, has.

Voyez-vous!... c'est une grande dame... une ^amo de la cour

LE MARQUIS

Une dame de la cour!... Comment, petit drôle! (à fart.) Ah! bien, si les bourgeois vont sur nos^ brisées... DIDIER, à part.

Au fait, je ne suis pas fâché qu'il croie ça donne ,

l'air d'un homme !...

LE MARQUIS, fiaut.

Quelque dame d'honneur... n'est-ce pas?ellesn'en font pas d'autres! c'est très bien, mon petit bonhomme, cela annonce des dispositions (souriant.) Faites-la-moi voir.

DIDIER

Oh!... non, non...

LE MARQUIS

A moi !

DIDIER

C'est égal...

LÉ MARQUIS

Si, je la verrai...

DIDIER

Du tout.

LE MARQUIS , S* avançant vers la porte.

Si fait, et à l'instant...

DIDIER

Monsieur ! ( la porte s'ouvre. ) Ah ! mon Dieu , la voilà!...

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