LE COCHON ET LES PERLES
Dès qu'on le lâche au pré, ce cochon se met à manger et son groin ne quitte plus la terre .
Il ne choisit pas l'herbe fine. Il attaque la première venue et pousse au hasard, devant lui, comme un soc ou comme une taupe aveugle, son nez infatigable.
Il ne s'occupe que d'arrondir un ventre qui prend déjà la forme du saloir, et jamais il n'a souci du temps qu'il fait.
Qu'importe que ses soies aient failli s'allumer tout à l'heure au soleil de midi, et qu'importe maintenant que ce nuage lourd, , gpjiflé de grêle, s'étale et crève sur le pré ? : ^: -jja pie, il est vrai, d'un vol automatique ,