VITICOLE MUSULMANE EN ALGERIE
qui est due à peu près uniquement à la consommation du vin; et que, les lois coraniques prohibant le vin, les Musulmans de l'Afrique du Nord n'avaient pas été portés à participer à l'effort viticole des Européens.
2° Que même si cette considération d'ordre religieux n'avait pas existé, les conditions dans lesquelles s'est opéré le financement de la création du vignoble, ne les incitaient pas à y prendre part.
On doit donc s'attendre à ne trouver parmi les exploitants du vignoble qu'un nombre peu élevé de Musulmans, et la superficie plantée en vigne leur appartenant doit être faible.
Nous avons indiqué qu'à la veille de la première guerre mondiale l'Algérie comptait 12.480 vignerons récoltant sur 148.692 hectares. Ce qui donne une moyenne de 11 ha. 9 par exploitant. Les chiffres de 1947, indiqués plus haut donnent ie même résultat : 27.519 récoltants pour 327.397 hectares et 8.303.823 hectolitres récoltés : la moyenne de l'exploitation viticole est donc en superficie de 11 ha. 48 et en production de 290 hectolitres.
Dans ce nombre d’exploitants, il y en a plusieurs milliers qui vendent leurs raisins pour faire du vin, la plupart en Oranie. Si à ces Musulmans ayant fait une déclaration de récolte, nous ajoutons les propriétaires indigènes qui portent directement leurs raisins de table sur le marché et dont le nombre est extrêmement difficile à établir, nous arrivons à un chiffre oscillant entre 3.000 et 4.000 propriétaires indigènes, et à une surface possédée variant de 4.038 à 4.300 hectares. La moyenne du vignoble indigène oscille ainsi autour de 1 ha. 10.
Sous les mêmes TÉServes nous indiquerons que la répartit'on Gu vignoble entre Européens et Musulmans semble avoir été à peu près la suivante :
Epoque Vignoble indigène Vignoble européen 1900 2 % 98 &