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DU PRINCIPE DES OMBRES

Figure Fc. Cette figure présente X Ombre portée d'un cercle; ce cercle est présumé être appuyé horizontalement contre un mur sur lequel il projette son ombre sous l’angle de 45 degrés. Pour en obtenir la figure, il faut tracer la ligne horizontale du cercle AB , le centre C et les points DE, diagonales du cercle relevées sur le plan; ensuite, descendre la perpendiculaire B F , et, du point A, prolonger une ligne à 45 degrés jusqu’au point F. De ce point, tracer une parallèle à AB, mener de la parallèlement a AF les points DCE B , jusque sur la ligne F G. Ceci fait , du point G conduire une ligne au point A, qui, diagonale elle-même, coupant la diagonale perpendiculaire, marque à son intersection le centre du carré dans lequel doit être renfermé votre cercle; par ce point de centre , vous faites passer une autre ligne parallèle a AB; ou elle touche les deux côtés du carré HI, là doivent aussi toucher les deux points de votre cercle; les deux autres sont indiqués par les points C et K ; ensuite , les quatre points qui doivent

(1) Comme cette addition aux Cinq Ordres d’ architecture de J. B. de Vignole , que nous avons faite poui suppleei aux ombres portées des figures de chaque planche , servira plus aux jeunes élèves qu aux architectes, nous a\ons cru devoir, laissant tous termes scientifiques, guider l'élève le plus simplement possible sur chaque figure. Ainsi nous dirons indifféremment , ligne prise sous l'angle de l\b degrés, diagonalement , ou ligne diagonale, la diagonale d un carré étant toujours inclinée à 45 degrés; nous nous servirons également des mots projections ou d ’ ombre portée, etc., nous faire comprendre étant notre seul but.

Nous avons tenu un peu larges toutes les tailles formant les parties ombrées pour ne point peidie, dans un travail trop fin, les lignes des opérations qui sont la base essentielle de toutes les figures que présente cet ouvrage.

TRACÉ DES OMBRES. — PL. Ire.

former votre cercle se trouvent, par la rencontre de la ligne E , sur la perpendiculaire B 1 , que vous conduisez parallèlement à A B 2 , de meme que la ligne D prolongée sur la perpendiculaire B 3 , conduite parallèlement à la ligne F G 4 , vous donne également à leur rencontre les points nécessaires pour faire passer l’ombre de votre cercle , dont la forme devient une ellipse renfermée dans un parallélogramme.

Figure 2. Ombre portée par quatre lignes formant un carré. — Le carré de cette figure est éloigné du mur, sur lequel il projette son ombre, de la distance de ab c , diagonale du carré de cette distance. Du reste, pour en .obtenir la forme, il faut employer la méthode indiquée pour la fig. ire ; seulement ici les lignes du carré sont tracées pleines, tandis que le cercle inscrit est ponctué.

Figure 3. Cette figure présente une Pierre de forme circulaire posée horizontalement contre un mur ; elle est percée dans le milieu de la même forme. La face AB est indéterminée dans sa hauteur perpendiculaire. Pour tracer l’ombre portée de cette figure, il faut opérer par la même méthode que pour la figure ire. Le cercle inférieur passant par les points d’intersection CDEF et GHIK, une fois tracé, vous élevez une perpendiculaire à l’intersection de chacun de ces mêmes points donnés pour son contour ; de ces pbints, sur chacune des lignes, vous porterez l’épaisseur de C à L , et vous tracerez le cercle supérieur , ce qui vous évitera une seconde opération semblable à la première. On voit ici que la courbe L, arrivant à la perpendiculaire élevée au point K , se perd dans l’épaisseur de K ED jusqu’à H, où elle reprend de la même manière, en opposition au point K. Pour le cercle intérieur a b , la méthode étant la même pour l’obtenir, il devient inutile de se répéter; seulement, les deux traits du cercle qui limitent l’ombre sont inverses de ceux extérieurs.

Figure IL Cette figure montre une Pierre carrée par son plan. La hauteur de ses faces a b est indéterminée ; elle est éloignée du mur, par le haut, dans la même proportion que le carré de lignes de la figure 2. La projection de son ombre s’obtient par la même méthode ; son addition en hauteur est sensible, ainsi que celle du second cercle ( voyez Fig. 3). Si cette pierre était recouverte par une autre, en forme de larmier c, elle correspondrait à celle d’un mutule ou d’un modillon , et toute la projection de son ombre se trouverait réduite aux deux extrémités de, le larmier c couvrant tout le reste par sa forme prolongée d’un mutule à un autre.

Figure 5. Exprime une Pierre ronde par son plan , et dont le bord est de même arrondi, ou une moulure servant d’ornement aux bases des colonnes, et que l’on nomme un tore, et, dans une proportion plus petite, une baguette ou un astragale. Ici l’espace nous ayant permis d’exprimer un quart de cercle de 90 degrés, le nombre de 45 degrés, qui est adopté pour la régularité des ombres portées , y est noté particulièrement , et sert de centre à la projection de l’ombre de la moulure, auquel centre toutes les autres lignes nécessaires en ce sens pour son développement se projettent parallèlement. Ce tore, comme suspendu, est éloigné du mur sur lequel il projette son ombre de toute son épaisseur prise

TRACÉ DES OMBRES. — PL. Ire. g

carrément, et la perpendiculaire A B de la diagonale du carré AG de cetle même épaisseur. Pour obtenir la forme de l’ombre portée de cette figure, il faut d’abord opérer comme si le bord, au lieu d’être arrondi, était au contraire perpendiculaire comme C DE et F, en projeter les lignes parallèlement à celle du centre et horizontalement à leur point d’intersection à la perpendiculaire A B , en projeter également la ligne de centre horizontale G de la moulure, ensuite dessiner les diagonales HIï sur la moulure même , en marquer l’ombre naturelle a bb’ cc' dd' e , dont nous donnons le principe ( voyez Pl. 4), ensuite inscrire les trois cercles 1,1, I, dans les carrés ou parallélogrammes CF, DE, par la même méthode que pour la figure 3. Ensuite, sur la diagonale K et la ligne horizontale L qui la traverse à sa jonction sur la perpendiculaire AB, vous abaisserez vos points a bb' cc' dd' et e, qui vous indiqueront la ligne formant le contour de votre ombre. Cette figure renferme la projection et l’effet que doivent produire toutes les parties circulaires saillantes, telles que les feuilles des chapiteaux corinthiens et composites. Les deux grandes feuilles opposées sur la diagonale, ainsi que les petites qui sont au-dessous d elles, sont les seules qui projettent leurs ombres sur le fond, ou les colonnes sont isolées; leur relevé sur le plan en donne la portée.

Figure 6. Pour relever la saillie des ombres par les plans , il faut que l’angle de 45 degrés soit porté en montant, jusqu’à la ligne horizontale , au pied de votre mur ou de votre bâtiment {voyez Fig. 7 et 8), pour être relevé perpendiculairement à la rencontre de toutes vos saillies projetées sur votre élévation , par 45 degrés en descendant ; mais lorsqu’il s’agit de porter les ombres d’un plan, ce qui ne se fait guère que pour les soubassemens, alors, comme pour une élévation, vous en projetez tous les angles a b , toujours par 45 degrés; vous fixez ensuile, par votre élévation, la hauteur donnée de ces mêmes soubassemens c c , ce qui détermine la forme et la grandeur des ombres, comme l’indique cette figure. L’on projette toujours les ombres pour les plans en prenant le jour derrière les objets.

Figure 7. Pierre de forme carrée , et percée à jour d’un autre carré , élevée perpendiculairement et vue sur le profil, projetant son ombre sur un mur en retour d’équerre. — Le plan et l’élévation sont de même dimension. Après avoir renvoyé sur le mur A les points BCDE , donnés par l’épaisseur de la pierre, et les avoir relevés perpendiculairement , vous projetez sur l’élévation par 45 degrés les mêmes points BCDE, et, vous arrêtant à leur rencontre sur chaque perpendiculaire marquée des mêmes lettres, votre ombre se trouvera déterminée, ainsi que la partie du jour qui pénètre le milieu par l’ouverture dans la pierre même.

Figure 8. Cette figure présente un Mur vu de profil et percé d’une croisée circulaire , qu’on nomme œil-de-bœuf. — Sa forme étant la même pour le plan et pour la coupe , les points qui servent à déterminer la pénétration du jour au milieu de l’ombre portée par le mur, sont aussi les mêmes pour l’un et pour l’autre. Ces points une fois fixés, comme pour tout autre cercle, tant pour son diamètre en hauteur A B , que pour sa largeur C et les diagonales D E , vous projetez par 45 degrés tous les points sur le plan vers la ligne de

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