‹ Le vinChapitre 25 sur 26 · VUE PRISE AU BOIS DE BOULOGNE · texte numérisé non relu

VUE PRISE AU BOIS DE BOULOGNE

Du fond de l'horizon le soleil faisait feu Comme une batterie, et balayait la route; Des souffles embrase s tombaient ducieltoutbleu. Je sentais mon front fondre et couler goutte à goutte.

J'entrai dans un massif 'pour me remettre un peu. La fraîcheur descendant des fe u i l lages en voûte, Le silence, ou plutôt le mystère du lieu Enveloppa mon âme et la captiva toute.

Les tableaux dupasse, lesbonheurs d'autrefois, Pleins de beautemps, d'amour, de senteurs et de voix, S'envolaient en chantant de ma pensée ouverte.

Comme je relevais la tête par hasard, J'aperçus, me couvant d'un étrange regard, Un pendu souriant, dont la face était verte.

Juin 1854.

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