‹ Le vin mauditChapitre 16 sur 20 · LA PRISON DU POÈTE · texte numérisé non relu

LA PRISON DU POÈTE

Fenêtre aux barreaux quadrillant de fer Le rectangle étroit de lumière à franges Où pâlit l’effroi de rêves étranges,

Lune des tombeaux ouvrés par l'Enfer,

Tu semblés, ce soir, un violon clair Sur lequel, chassant un vol de mésanges, Rit humainement l’archet blancs des anges Qui donne à l’espoir le la bleu de l’air !

0 dispense-moi, Liberté divine,

Le quiet émoi que la peur devine En les bruits lointains de ton ciel cruel ;

Fais qu’exaspéré de honte infinie,

Aux prévus demains, mon chant virtuel S’accompagne en ré de ton harmonie ?

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