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FRANCO-MENDÈS

Franco-Mendès (Jacques). Est né à Amsterdam en 1812. Les premières leçons de violoncelle lui furent données par ProegCr et d’harmonie par Bertelmann. Il se perfectionna surtout a l'école de Merk, avec lequel il étudia à Vienne en 1829.

Le violoniste Joseph Franco-Mendès, frère aîné

SES VIRTUOSES : HOLLANDE 2 Ô

de Jacques, eut sur lui une grande influence, soit pour le choix de sa carrière, soit pour l’étude de la musique. Les deux frères partirent en tournée à Londres et à Paris. En cette dernière ville, ils jouèrent dans un concert que donnait Ilummel, et le succès remporté décida en quelque sorte de la vocation musicale de Jacques. Les deux frères allèrent ensuite en Allemagne et jouèrent avec succès à Leipzig, Dresde et Francfort. A Weimar, ils retrouvèrent Ilummel, qui ne manqua pas de les aider de son patronage.

En 1834, Jacques, revenu à la Haye, reçut du roi Guillaume I er le titre de premier violoncelliste solo de sa musique. Il se mit au travail et composa à cette époque des quatuors à cordes, dont l’un fut couronné par la Société néerlandaise d’encouragement à la musique. Désireux d’augmenter encore leur talent, les deux frères allèrent à Paris pour se perfectionner par la fréquentation et les conseils des artistes les plus réputés. Jacques travailla si bien qu'il put être mis au rang des premiers violoncellistes de l'époque. En i8qo et i8qi, ils donnèrent en matinée des séances de qualuors où brilla encore le talent de Jacques: mais à ce moment il eut le malheur de perdre son frère et cette perte lui fut si sensible qu'il faillit renoncer à la musique. Il ne le fit pas, mais il n’eut plus le goût et l’entrain pour voyager et il ne quitta jamais la Hollande, se contentant de donner des concerts dans les villes où on l'appelait.

En 1845. il alla à Bonn, aux fêtes données à l’occasion de l’inauguration de la statue de Beethoven, et il fut assez imprudent pour se faire entendre devant un public mal disposé. C’était en effet à la lin d’un troisième concert qui avait été excessivement long et dans lequel le violoncelliste Ganz, de Berlin, avait déjà joué un solo de violoncelle. Non seulement Franco-Mendès, venant après lui, fut peu goûté, mais il produisit une impression désagréable à cette assemblée saturée de musique et plus disposée à quitter la salle que d’apprécier le meilleur artiste.

11 retourna à Amsterdam quelque temps, puis en 1861 se fixa à F^aris : il est mort en 1886.

Franco-Mendès a écrit plusieurs fantaisies pour violoncelle sur des motifs d’opéras, des caprices pour violoncelle, des fantaisies pour violon et violoncelle en collaboration avec son frère, des variations avec orchestre, une élégie pour piano et violoncelle, un grand duo pour deux violoncelles. Il a en manuscrit plusieurs quatuors et quintettes. Sa musique est complètement oubliée.

Appy (Charles-Esnest). Né à la Haye le 25 octobre 1834, de parents français. Son père était musicien à l’orchestre. Après avoir étudié un an le piano, il l'abandonna pour le violoncelle qu’il étu* dia successivement avec le Belge Charles Montigny, avec le Hollandais Merlin, puis avec Franco- Mendès.

SES VIRTUOSES : HOLLANDE

En 1851, il est à l’orchestre de Zaandam; en 1854, il va en Ecosse ; en 1856, à Amsterdam ; en 1857, à Londres ; de 1862 à 1871, il fait partie du Quatuor Franlz-Ccenen (Amsterdam) ; 0111871, il est soliste à l’orchestre Thomas, à New-York; en 1882, il fonde une école à Amsterdam.

Il a écrit quelques fantaisies pour violoncelle.

Lubeck (Louis). Né le 14 février 1838 a la Haye. Son père, kapelmeister (maître de chapelle), lui donna les premières leçons; mais ce qui lui lit faire le plus de progrès, ce fut son séjour à Paris, de 1857 à 1859,012 il travailla avec Jacquard. Il voyagea en France et en Hollande, habita Colmar où il joua souvent avec Clara Schumann et Stockausen. En j866, il alla à Leipzig comme soliste à l’orchestre et professeur au Conservatoire.

Deux ans après, il professa à Francfort et voyagea à nouveau en Allemagne, en Hollande, en Angleterre et jusqu’en Amérique du Sud.

En 1881, rentré en Europe, il est nommé soliste à l’orchestre de l’Opéra de Berlin.

Je l’ai entendu plusieurs fois : il avait un très beau son et un très bon style.

Parmi ses compositions, on cite : Souvenir cCun Bal , mazurka pour violoncelle et piano ; Romance ; Mcmento rdigiaso ; trois Lieds , op. 12 ; Stations musicales ; douze petits morceaux faciles et progrès* sifs pour violoncelle et piano, op. 15: Xocturne r pour violoncelle ou violon et piano.

u: viOLONŒu.r.

Becker (R. R.). Ne le 23 mai 1839 à Winschoter (Hollande), fit scs études a Bruxelles, de 18^2 à 1859. Il fut professeur de violoncelle à Utrecht et reçut le titre de violoncelliste du roi de Hollande. Il est mort en 1875.

De Lange (Daniel). Né a Rotterdam le 11 juillet 1841 : fut élève de Ganz et de Servais pour le violoncelle. ainsi que de Verhulst et de Damcke pour la composition, professa de 1860 à 1863 à l’école de musique de Lemberg, travailla le piano à Paris avec M mc Dubois et se perfectionna dans son talent d’organiste. Daniel de Lange, en 1870, revint à Amsterdam, fut professeur à l’école de musique et .au Conservatoire de cette ville, dont il'fut ensuite directeur. II est plus connu comme critique musical que comme violoncelliste.

Rensburg (Jacques). Né le 22 mai 1846 a Rotterdam. mena de front le commerce et la musique. 11 travailla avec Giese, de Lange et Ilegar, alla à Cologne étudier avec Schmitt, qui, trop malade, ne put le prendre pour élève : il remplaça ensuite Schmitt au Concert Gurzenick, fut professeur à l'école de musique en 1868, se Ht entendre dans diverses villes du Nord et au Gewandhaus de Leipzig.

Pour cause de santé, il dut abandonner la musique. 11 se retira à Bonn comme commerçant.

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