ACTE DEUXIÈME
GERMAINE
Je ne comprends pas.
JACQUES
Enfin je compte surtout ne plus te retrouver parmi nous quand je reviendrai.
GERMAINE
Gomment?
JACQUES, en se levant.
Je n'ai plus rien à ajouter, lu peux te retirer. Voici la lettre.
Ah! çà, perds-tu la tête?
JACQUES
Rassure toi, j'ai toute ma raison.
GERMAINE
Puis-je au moins te poser une question?
JACQUES
Non, je n'ai pas d'autres explications à te donner.
GERMAINE
Aurais-tu la prétention de me chasser d'ici?
JACQUES
Oui.
72 LE VOILE DÉUHIIÏÉ
GERMAINE
De quel droit?
JACQUKS.
Et dire que, jusqu'à la dernière minute, tu auras l'audace de garder le front haut.
GERMAINE
Pourquoi baisserais-je les yeux en te regardant?
JACQUES
Je t'admire, oui, vraiment, à cause de ton aplomb, de la hardiesse, de tes ruses et de la qualité de tes mensonges! Par moment je suis tenté de te bâillonner pour ne plus t'entendre... mais un nouveau mot t'échappe et je reste en admiration!...
GERMAINE
Tout à l'heure, Jacques, tu m'as accusée... Cette fois, je te le jure, je n'aurai pas la patience d'entendre plu3 longtemps tes insultes et tes grossièretés.
JACQUES
Qui te retient?
GERMAINE
Je veux savoir où tu veux en venir.