SCÈNE VII
H.APHAEL, en dehors, près d'une grande caisse de fleurs, AlATlllLDE, LA .MARQUISE DE VILLIERS.
i.\ MARQfisE, en grande toilette et un bouquet à la main.
Venez, venez, clièrc Malliilde. pendant que ces messieurs aclièvent leur pailie do whist, d’ici nous pourrons voir partir les concurrents.
WATiiiLnr., donnant le bras à la marquise, et se promenant sur le devant du théâtre.
Mon Dieu, madame la marquise, que vous avez-là de délicieuses fleurs !...
LA MABQUISE.
N’est- ce pa.s ?
MATHILDE
D’où viennent-elles, je vous prie / je n’en ai pas encore vu de semblables. ^
LA MARQCISE.
Je le crois, chère amie. — Ces fleurs sont complètement inédites... passez-moi cette expression un peu prétentieuse. — Elles n’existent que dans les serres du chevalier d’Anjou, un vieux gentilhomme à moitié fou , qui en a rapporté l’espèce en France à son retour de l’émigration, et qui habite toute l’année le petit château de Bois-Rosé, à trois lieues d’ici. — Je suis d’autant plus lière de mon bouquet qu’il m’a galamment envoyé ce matin, qu’il est impossible de s’en procurer un pareil..”
MATiiiLnE, soupirant.
Ah! un bouquet de ces fleurs me plairait plus qu’un collier de diamants!
(Raphaël, après avoir entendu ces derniers mots, s’éloigne précipitamment.)
LA MARQUISE
A propos, quand vous assistez à une course, pariez-vous quelquefois, chère duchesse ?
MATHILDE, distru\e, remontant vers le. fond, adroite.
Mon Dieu! je ne sais trop... oui, quelquefois,
T.A MARQUISE
-l'loi, je parie toujours, — Ce n’est pas, je vous assure, pour