SCÈNE III
M»* LABRADOR, puis MARTIAL DE PRÉAULT. -
M”* LABRADOR, à elle-même.
Là, voilà ma toilette en ordre, et je puis maintenant aller faire ma ronde chez mes pensionnaires. (Elle va pour entrer à droite.)
martial DE PRÉAULT, entrant vivement par le fond.)
Madame?...
H™' LABRADOR, SC rctoumant.
Hein?... Qu’est-ce que c’est?... [Voyant Martial.) Ah! tiens, ' c’est vous, monsieur... Je vous reconnais... vous êtes le jeune homme qui est venu la semaine dernière retenir une chambre pour une dame... qui, disiez-vous, aurait bientôt besoin de moi.
MARTIAL
Précisément! Je vois que vous avez de la mémoire. '
M™* LABRADOR
Mémoire et discrétion, c’est mon fort !
MARTIAL
C’est bien.
M"‘« LABRADOR
Ah ça, que venez-vous m’annoncer? Est-ce que la personne en question?...
MARTIAL
Elle est en bas dans un fiacre.
M“* LABRADOR
Vous vous souvenez, n’est-ce pas, de ce qui a été convenu entre nous au sujet du payement?...
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mabtial.
Sans doute. — Moi non plus je n’oublie rien...
, M"*' LABRADOR
Ce nest pas par méfiance, au moins... Ah! grand Dieu I... Mais vous savez le proverbe : Un bon tiens...
martial, l'interrompant.
Voici votre argent... comptez...
M"“® LABRADOR, mettant l’argent dans sa poche.
Vingt-cinq louis. — C’est bien ca. — Vous pouvez faire monter cette dame.
MARTIAL
Je vous l’amène dans un instant. (Il sort.)