I.fS JOrBNAUI
Il se dresse. Il écoute. Il devine qu'on lente De délivrer son Ombre. Il tressaille au canon. Ahl ces Libérateurs, qui seraient-ils, sinon.'*... Il va donc les revoir après sa longue attente.
Et, splendide, tandis que les Nefs de l'Entente Bombardent le Scamandre et lui rendent son nom, Achille, que vient d'éveiller VAgamemnon, Sort de sa tombe ainsi qu'il sortait de sa tente.
Mais il pâlit. Des voix viennent du vaisseau creux. Quoi! pas un seul mot grec.^... Ah! c'est plus douloureux Que de perdre une esclave à la belle paupière!
Et deux marins anglais, de loin, ont aperçu. Qui rentrait lentement sous sa tente de pierre. Le grand Fantôme d'or, délivré... mais déçu.
LE TOMBEAU D ACHILLE, lol
Non, il n'est pas possible, ô Grèce, que l'on voie Se mêler à ta Frise un impur cavalier, Munich au Parthénon ajouter un pilier, L'Amphore se heurter à la chope avec joie,
Les Cygnes d'Eurotas marcher au pas de l'oie, Sur le nez de Platon des lunettes briller, Un reître avec Vénus devenir familier, La Ceinture accepter qu'un ceinturon la broie,
Au casque de Minerve une pointe surgir, S'accoupler l'Hymne Orphique aux hymnes à JEgit^ Les communiqués Wollî aux Récits d'Hérodote,
La matière à l'Espril, le monstrueux au Beau,
L'Aile de la Sandale au talon de la botte,
Et le fifre à la Flûte, et la torche au Flambeau!
lo6 LE VOL DE LA MARSEILLAISE.
Du moins, Venizelos, tu sauves le fronton I Elle s'appuie à tout l'Hellénisme, ta cause, Gomme l'Erechtéion au temple de Pandrose! Osera-t-on l'en séparer? L'osera-t-on,
Quand c'est vers toi' que le Coureur de Marathon Revient tomber du fond des siècles? Pour qu'on l'ose,. Il faudra que le cap ne devienne plus rose Sur la mer violette où l'on pêche le thon !
Tel Pisistrate fit, par les eaux des fontaines, Tout le bleu de l'Attique affluer dans Athènes, Tel, du Passé sublime ayant capté l'azur,
Tu reversas aux Grecs la Grèce dans leurs coupes,^ Et blanche, autour de toi, Héros tranquille et pur. C'est la majorité des marbres que lu groupes!