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LE PLAN MINCE ORTHOGONAL

Avant de chercher le coefficient de résistance de la surface-étalon, il faut d'abord définir celle-ci. On peut évidemment la choisir d'une manière arbitraire. On a pris la surface la plus simple possible, un plan; et, pour qu'il soit symétrique par rapport à la direction du déplacement, on l'anime d'un mouvement relatif perpendiculaire à lui-même. En raison de cette perpendicularité, on a appelé mouvement orthogonal ce genre de déplacement d'un corps solide dans l'air. D'autre part, l'expérience a démontré que dans les questions de résistance de l'air, la surface avapt, c'est-à-dire celle qui reçoit pour ainsi dire en plein visage le courant d'air relatif, n'est pas seule à considérer ; les formes de l'arrière ont aussi une grande influence. Pour définir la surface-étalon complètement, il est donc indispensable de déterminer rigoureusement la forme qu'elle doit présenter vers l'arrière. Pour cela, on a choisi, comme pour la partie avant, un plan perpendiculaire à la direction du mouvement. De plus, ces deux plans parallèles entre eux ont été rapprochés autant que possible, de manière à réduire l'épaisseur à celle qui est nécessaire pour que le corps se maintienne rigide pendant l'expérience.

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C'est à un corps de ce genre qu'on a donné le nom de plan mince, et le plan mince ainsi défini a été pris comme surface-étalon. Pour exprimer la perpendicularité de ce plan à la direction du mouvement, on rappelle souvent plan mince orthogonal.

Ici, la maîtresse-section n'est autre évidemment que la surface du plan mince lui-même; son coefficient de résistance est donc le nombre par lequel il faut multiplier la surface du plan ^ et le carré de la vitesse pour obtenir la résistance à l'avancement dans l'air.

Ce coefficient devrait s'appeler coefficient de la résistance d'un plan mince s'avançant orthogonalement dans l'air ; mais, pour abréger le langage, et en même temps pour bien exprimer l'importance toute particulière de ce nombre, on l'appelle simplement coefficient de la résistance de Vair.

Si la surface du plan mince est de 1 mètre carré et la vitesse de 1 mètre par seconde, la résistance exprimée en kilogrammes est numériquement égale à la valeur de ce coefficient*.

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