PROPULSEURS
Nous n'avons pas grand'chose à dire des propulseurs d'aéroplanes, au sujet desquels le lecteur peut se reporter au chapitre VII. La plupart des appareils ont une hélice unique, actionnéç en prise directe par le moteur; quelques-uns d'entre eux, ceux du type Wright notamment (fig, 79), sont pourvus de deux hélices ralenties et tournant en sens inverse l'une de l'autre. On sait que les hélices lentes sont, au point de vue de la propulsion, supé-
lËS AKBOl*LlîfES — DISPOSITIONS GÉNÉBÂLES 2i\
Heures aiis hélices nipidesj mais on sait aussi que la qm^stion est beaucoup mains importiinte au point de vue du rf^iidemeut mécaniqur pour les aûn>pianes quo pour les dirigea Liles. Au |>oiîit de Tue de la si^eunté, les hélices rapides sout ^'videmmenl inférieures, mais en prenant les précautiuns eonve- Qobie^ dans Jeur constructiou, on peut parer â ces
Pî6. 79.
«Jangers. 11 faut d'ailleurs rêconnattrc qu'une nipluro triif'«lice est, pour un aeroi>lané, un necirlont niuirts f^ravp que pour un Jiri^^eable ; il n'y a pas d'euvt^loppe imperméable à crever, St l'iiélice esl m |M>rte-;'^-faux, une pale peut s'échapper sans rieu Ijfiser, et on en est quitte pour exécuter uiu^ dostrente on vol planée
1^ \lm n'eM pas ime simple hypoUièae : pendant Tbiver iSimi-lflU», aux onviroûs de Pjiu, 11, LcMîinc, entendntit nn t'Hiit iEJKfJlll^^ coupy rallumftge de son luoteur, descendit en vol pi Fine et s'apcTtul, seule ment nprès son allvnrissa^e, qu M aTaitperdn une pale d'iiélice.
242 LES AÉBOPLANJBa DISPOSITIONS GÉNÉRALES
Au point de vue de Téquilibre transversal, remploi de deux hélices tournant en sens inverse est évir demment préférable. S'il n'y a qu'une seule hélice, en vertu du principe de l'action et de la réaction, lorsqu'elle tourne de droite à gauche, l'aéroplane doit s'incliner forcément sur la droite, jusqu'à ce que, par suite du déplacement du centre de gravité G (fîg. 80), le poids de l'appareil tende à ramener
celui-ci vers la position horizontale, en agissant sur un bras de levier G H tel que le produit de ce bras de levier par le poids de l'appareil soit égal au Pjç gQ moment résistant de
l'hélice. Mais, étant donnée la grande vitesse de rotation de l'hélice aérienne, ce moment résistant est toujours très faible, et l'inclinaison qui en résulte pour l'aéroplane est peu importante; aussi cet inconvénient théorique n'a pas semblé en général de nature à compenser les avantages de simplicité de construction qui résultent de l'emploi d'une seule hélice.
Quoi qu'il en soit, avec deux hélices tournant en sens inverse, cet inconvénient est complètement supprimé, puisque Tune tendrait à faire pencher l'aéroplane vers la droite, et l'autre d'une quantité égale vers la gauche. Mais au point de vue de la sécurité, l'emploi de deux hélices en aéroplane peut présenter des inconvénients graves. Si l'une d'elles, en effet, vient à se briser, l'appareil se trouve soumis à une force de traction dissymétrique; son équilibre peut être complètement compromis, et il peut en résulter une chute mortelle.
Il est donc probable qu'on se contentera, la plu-
part du temps, d'une seule hélice. On a aujourd'hui une tendance générale à proscrire les hélices métalliques à nervures, pour les remplacer par des hélices en bois présentant une surface continue sur les deux faces.