BOJSVOISIN ET LES AUTRES
De quatre ans !..
ISIDORE
Oui , mesdames, quatre ans ! cela vous étonne?..
GERTRUDE
Oh ! je n'y tiens plus ! . Monsieur le voleur, grâce! grâce!.. Au nom du ciel, allez-vous-en !
ISIDORE
Je ne demande pas mieux...
BO^'voisiJV , ai^ec éclat.
îl ne s'en ira pas !.. je m'empare de l'aftaire!..
ISIDORE , s'apprclant à quitter la robe de chambre. Prenez l'affaire si vous voulez ; mais rendez-moi mon habit.
BONVOISIN, prenant l'habit et le fouillant. Vous ne l'aurez pas!., je veux faire l'inventaire des poches.
ISIDORE
C'est cal.. Vous croyez peut-être trouver des fausses clés... des rossignols ?..
BONVOisiN , trouvant la lettre.
Je ne trouve que ce papier.
ISIDORE, yâ^o-nf semblant de vouloir le reprendre. Oh! ça , c'est une lettre de femme... je ne souffrirai jamais...
BON VOISIN , quitt ouvert la lettre , malgré Isidore , lisant. « On dit que Cupidoa !.. »
GERTRUDE , Stupéfaite.
Ciel!..
BONVOISIN , lançant un regard furieux à Gertrudc. Il est inutile d'en lire davantage !..
Fragment du final du deuxième, acte de Fra Diavolo. ENSEMBLE.
BOWVOISIÎV'.
Je connais le ronpnble Qu'ici je dois [>unir.
Quel complot effrojable!
Elle il pu me tnihir 1
CERTRunE , a pari.
Quelle ruse effroyable !
Et comment en sortir ?
Me croirait- il ca|table D'avoir pu le trahir?
( ^ lui-même.')
iSinoRF., à part.
Leur amour est au diible , Ah; c'est un vrai pljiiirl Quel couple incomi>;:rable Je riens de déôunir ;
Lïs voisiss.
Ce voleur est aimable , Et s'exprime à ravir.
Quel est donc le coupable El qui faut-ii punir ?
( On entend Badoulard dans la coulisse. )
BADOULARD.
Bonvoisin ! Bonvoisin!..