‹ Le voleurChapitre 29 sur 65 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

MARIE-LOUISE, FERNAND

FERNAND. — Alors, VOUS partez?

MARIE-LOUISE. — Vous avez été très bon, Fernand.

FERNAND. — Vous partez ?

MARIE-LOUISE. — Oui... Je n'oublierai jpmais votre secours. J'en emporte le souvenir humble et profond.

FERNAN*D. — Vous VOUS en allez pour longtemps?

M.vRiE-LouiSE. ■— Notre exil remplacera le

■ni

Fi

Marie-Louise,

CHliR MARI...

— Mon

vôta-o. Il le faut. Je quitterai cette demeure la tête basse.

FERNAND. — Et i^uis iiii socoîid voyago de noces n'a rien qui vous déplaise... Evidemment... c'est logique... c'est trè.s bien. Au revoir, am.usez-vous !

MARiii-LOUiSK. — Ne me soyez jxis iitjust<»!... N'ayez pas ce cba<;'riii-là !... J'ai .si peur, Fer)iand.

PKRNAND. — Peur?

MARiK-LOUiSK. — Peur do \ous:...

FERNAND. — De moi ?

MARTK-LOl'ISK. — PcUV Ûo VOUS IsisSCr...

peur d'un malheur.

FERNAND. — Ah! VOUS craigjioz qv..^ :c 31 o me tue?... que je n'assO'Mibri'-so aoIio \v.uc de miel ?

MARTE-i.ouiSE. — Jc cro.ins \ ()t 10 désespoir. Ne vous veUigoz pas de la vto en faisant une malîioureuse !

FERNAND. — Rassuroz-'.'ous ! D"rJ.K>id, jo suis têtu, moi! J'espère toujours et quand même. J'attendrai votie retour!

MARiE-LOUiSK. — Vous moutex;, mais votre voix ne ment pas! Mon polit sauveur, je yous implore!... Montrez-vous généreux et beau jusqu'au bout... Jurez sur.,

FER.NAND. — Vous avez ma parole que...

MARIE-LOUISE. — Juroz-le sur moi!

FERNANT>. — ■ Pourquoi ?. . . puisque...

MARIE-LOUISE

Jurez-le sur moi!...

Un silence.

FERNAND, éclatant ati sanglots. — Marise, vous partez!... vous partez... Je voais perds!... Je souffre!... Je souffre, Marise, je s(yuff re tant !

11 s'est laissé tomber sur une chaise. ~~

marie-louis'e. — Et l'heure viendra si vit^ où vous regarderez votre douleur d'aujourd'hui avec surprise, avec les yeux d'un éti-a.nger... Mo]i Fernand, vous qui pleurez, vous rirez! Oui, vous rirez en songeant que ■^ ous vouliez mourir pour la misérable petite créature que je suis!... pour Marise!

FERNAND, qiic les larmes étouffent. — Vous -partez ! voais partez! C'est déchirant!

MAïuE-LouiSK. — Le tcuips prosse!... De grâce...

FERNAND. — Ne rodoutoz riou ! Je jure...

si^RTE-LOuiSE. — Sur moi?

FERJSTAND. — Sur VOUS !

Le bras appuyé sur !p table, la tête cachée au creux du bras, il pleure convulsiveme:-:t.

MARIE-LOUISE, courhéc vers lui. — Fernand, mon ami. mon frère...

Elle se penche davantage, l'embrasse et sort.

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