‹ Le voleurChapitre 38 sur 65 · SCÈNE VU · texte numérisé non relu

SCÈNE VU

Les Mêmes, MAX

Max, petit, tout petit et immédiatement sympa thique comme la majorité des tout petits hommes. Porte pour l'instant la défvoque des automobilistes et la complète de f'gure et de mains maculées au cambouis.

MAURICE. — Ah, le chauffeur ! il a une bonne touche !

MAX. — Excusez ma tenue, mais la journée fut rude.

GERMAINE. — La voiture n'est pas abîmée, j'espère.

MAX. — • Merci, ma chérie, je ne suis pas trop fatigué.

GERMAiN-E. — Je t'en prie, réponds-moi ! Est-ce que la voiture?...

MAX. — Ah! la voiture!... Elle est intacte, je viens encore de l'examiner à fond avec le mécanicien ; seulement, là-bas, à Bilcoq, j'ai eu une de ces peurs!... J'avais cru d'abord qu'une tête de bielle s'était brisée et que les morceaux avaient défoncé le carter, mais en y regardant de plus près, je me suis aperçu que c'était tout bonnement le flotteur de mon carburateur qui était crevé et qu'alors il y avait surprodiu"tion de gaz, et que l'essence envahi-^^sant les soupapes d'admission empêchait naturellement toute carburation.

LES TROIS AUTRES. Oh ! aloTS !

MAURICE. — Si ce n'était que ça!

JOUJOU. — Vous nous en direz tant!

GERMAINE. — Tout s'cxpliquo !

MAX. — Mes amis, vous trouvez sanfi dout-e spirituel d'étaler votre crasse ignorance...

GERMAiN"E. — A propos de crasse, une question : comptes-tu diner dans cet état?

MAX. — Non, mon doux ange, j'ai prié

MAX. — Excusez ma tenue, mais la journée

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