AU
Ne. | Se Le Voleur | L 47
Amoureuse, tu ne le seras jamais! Une femme dépravée, te voilà! Des sens, oui! Du vice, oui! Tant qu'on veut, plus qu’on n’en veut!
MARIE-LOUISE, d’une elle voix qu’elle oblige Richard à se taire. — Taistoil... Je t’ordonne de te taire! A présent, c’est ta vanité de mâle qui hurle et tu ne m’atteins plus! Mais je ne veux pas que tu te dégrades ainsi! Je ne veux pas aimer un goujat!
RICHARD. — Oh! tes injures...
MARIE-LOUISE. — C’est. entendu ! J’ai volé!
j'ai volé! j'ai volé! Crache-moi à la figure! Livre-moi! Publie ma honte! Mais je t’interdis de salir notre passé! Je te défends de toucher à ça!
RICHARD. — it mot, j'ai assez écouté tes boniments !.. Bonsoir!
MARIE-LOUISE, se jetant devant la porte. — Que prétends-tu faire ?
RICHARD. — Eveiller ton petit monsieur, ma belle, et lui dire deux mots!
MARIE-LOUIS£. — Tu ne sortiras pas!
RICHARD. — Ah! méfie-toi !
__ MARIE-LOUISE. — Ea jalousie t’égare, et jeis | RICHARD. — Allez! place!
#1 la saisit par un bras et la fait tournoyer.
MARIE-LOUISE, Qu” est tombée à genoux. —
: Richard !... Un seul mot! Tu vois ces fené-
tres... Si tu sors.
RICHARD. — Jette-toi sur les rochers! Ja m'en fous!
I est à la porte.
MARIE-LOUISE, qui s’est relevée, s'élançant
vers la fenêtre. — Tu ne me connaïs pas, Richard!
RICHARD, qui s’est ravisé. — Arrête! À quoi rime ce chantage ?
MARIE-LOUISE. — Tu ne t’aviliras pas!
RICHARD. — Espères-tu m’emprisonner à perpétuité ?
MARIE-LOUISE. — Je te demande de réflé-
chir ! Le matin venu, agis comme il te plaira ! Mais, d’ici là, si tu bouges….
RICHARD. — C’est bon! je cède! Allez!
allez! (Il loblige à quitter la fenêtre) Mais tu n’y gagneras rien. Nous passerens la nuit ainsi, face à face!
MARIE-LOUISE. — Je n’en souhaite pas davantage |
RICHARD, levant la main sur.elle. —.
Garce!
MARIE-LOUISE. — Oui, frappe-moi!
RICHARD, haineux. — Tu serais trop con-
tente! Attendons le jour!
ie os
MARIE-LOUISE. — Tu #s DÉCIDÉ À NE PLUS RÉPONDRE ?