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vôtre. Il le faut. Je gaie cette demeure la tête basse.
FERNAND. — Et puis un Second voyage de noces a rien qui vous déplaise... Evidemment... c’est logique... c’est très bien. Au revoir, amusez-vous |
MARIE-LOUISE. — Ne me soyez pas injuste! N'ayez pas ce chagrin-là!... J'ai si peur, Fernand.
FERNAND. — Peur ?
MARIE-LOUISE Peur de vous:
. FERNAND. — De moi?
. MARIE-LOUISE. Peur de vous laisser.
peur d’un malheur.
FERNAND. — Ah! vous craignez Guo ie ne me tue?... que je n’assombrisse votre lune de miel ?
MARIE-LOUISE. — Je crains votre désces-
poir. Ne vous vengez pas de la vie en faisant une malheureuse!
FERNAND. — assurez-vous! D'abord, je suis tôtu, moi! J'espère touiours ct quand même. J'attendrai votre retour!
MARIE-LOUISE, — Vous mentez, mais votre
voix ne ment pas! Mon petit sauveur, je yous.
implore !.. . Montrez-vous généreux et beau jusqu’au bout... Jurez sur.
FERNAND. — Vous avez ma parole que.
MARIE-LOUISE. — Jurez-le sur moi!
FERNAND. — Pourquoi?... puisque...
MARIE-LOUISE. — Jurez-le sur moi!.….
Un silence.
» FERNAND, éclatant an sanglots. — Marise, vous partez !… vous partez... Je vous
perds !..
souffre tant !
Fr
Il s’est laissé tomber sur une chaïse.
MARIE-LOUISE. — Et l'heure viendra si
vite où vous regarderez votre douleur d’aujourd'hui avec surprise, «vec les yeux d’un étranger... Mon Fernand, vous qui pleurez,
vous rirez! Qui, vous rirez en songeant que
vous vouli®z mourir pour la misérable petite
créature que je suis! pour Marise!
FERNAND, ‘que
Vous partez! vous partez! C’est déchirant!
MAPIE-LOUISE. — Je temps presse! De grâce... {
FERNAND. —,Ne redoutez rien! Je jure...
MARIE-LOUISE. — Sur moi?
FERNAND. — Sur vous!
Le bras appuyé sur la table, la tête cachée au cicux du bras, il pleure convulsivemert.
MARIE-LOUISE,. courbée vers lui. — Fernand, mon ami, mon frère... ( re .
Elle se penche davantage, l'embrasse et sort.
. Je souffre! Je souffre, Marise, je :
les larmes étouffent. RE