SCÈNE V
Les Mêmes, MAURICE
MAURICE. — Bonjour, mesdames. RSS SERMAINE. — Bonjour, mon petit Maurice, eh bien, une ue voilà une surprise! D'où sortez-vous? Oh! vous pouvez m’embrasser, il y a assez longtemps qu'on ne s’est vu! (ts s’embrassent.) Et: Joujou aussi, vous pouvez Fembrasser, il y à encore plus longtemps que...
MAURICE. — Mais je ne Fe pa:
mieux.
JouJov, lui tendant la main. — Non, non.
nous sommes des gens sérieux, nous autres Comment se porte Blanche! :
MAURICE. — Admirablement, si j'en croit ses lettres ; vous savez que je viens de passer deux mois à Paris. | GERMAINE. — Et par quel hasard à Monte- Carlo?
MAURICE. — Par le plus grand des hasards! J'arrive de Marseille où je devais m'embarquer hier vid Alger, seulement les vagues m'ont paru si grosses et le ciel si noir... | Isa Fa très
GERMAINE. — Tiens ! ici beau !
MAURICE. — ...que j'ai totale mon départ
de deux jours et que je me suis offert une petite balade, j'ai longuement hésité entre Monte-Carlo et Cannes.
GERMAINE. — Vous êtes poli!
MAURICE. — Je ne me doutais pas que ke vous trouverais ici. vous avez considérablement prolongé votre séjour.
GERMAINE. — Considérabiement. Mais à propos qui vous a indiqué notre hôtel? & MAURICE. — Cet hôtel est également le
mien; J'ai appris que vous y habitiez pre votre : mari, il vient de me communiquer ce renseignement entre deux coups de trente- 4 et-quarante... deux coups qu’il a du reste, perdus l’un et l’autre. nn GBRMAINE. — Comment ke
DS à
__ vous faire observer qu’il est trois heures
| passées. |
. GERMAINE. — Vrai? oh! là là, ce que je
- vais me faire attraper! Au revoir mes en- “fants!
MAURIOE. — Où allez-vous ?
GHRMAINE. — Jouer notre système, parbleu !
JouJou. — Tu nous ennuies avec ton jeu,
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