‹ Le voyage artistique à BayreuthChapitre 50 sur 107 · WALTHER · texte numérisé non relu

WALTHER

HYyi^E Ai: PRINTEMPS

La Mélopée du Veilleur de nuit, qui apparaît deux fois (2^ acte, scène v; 2^ acte, fin de la scène vu), chaque fois

ANALYSE MUSl CALE

précédée et suivie d'un comique appel de trompe, qui sonne toujours abominablement faux;

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La Chanson biblique, d'un tour à la fois archaïque et plein de la plus spirituelle bonhomie,

SACHS

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qui est formée de trois couplets réguliers (2^ acte, scène vi). Elle est rappelée dans le prélude du 3® acte;

Le Souvenir de jeunesse (3' acte, scène il),

Moderato

SACHS

SorvF.MH lit: JEIWES^E

et le délicieux ensemble du Quintette du Baptême, qui

termine la scène iv du 3™® acte de la façon la plus gracieuse et la plus poétique.

LE RÊVE PHOPHÉTIOLE (Quintette du Baptême) EVA

La présence d'un Quintelle, d'un morceau d'ensemble régulièrement développé, est faite pour surprendre dans une œuvre de la pleine maturité de Wagner.

On peut pourtant l'expliquer en considérant que les cinq personnages en scène sont à ce moment en parfaite communion d'idées, ce qu*. lui enlève tout caractère d'illogisme.

Toutefois, il est vraisemblable que ce morceau aura été écrit longtemps avant le reste de la partition, dont il serait une des premières ébauches (voir p. 285 , remontant à l'époque de « Tannhauser ».

L'ANNEAU DU NIBELUXG

L'OR DU RHIN

Prélude. — Le prélude de TOr du Rhin consiste «««çMe/?2e«? en cette colossale tenue d'un seul accord, l'accord de mi p, dont nous avons déjà parlé (p. 282). Cette tenue elle-même est déjà un Leit-motif des plus expressifs et descriptifs, du caractère le plus philosophique. Elle symbolise l'élément primitif, leau, à l'état de repos; leau, dont, suivant la donnée mythologique, sortirala vie tout entière, avec ses luttes, ses passions. Pendant cette longue tenue, nous allons entendre se constituer la vie; voilà de ces choses qui échappent au domaine de la parole, et que seule la musique, parlant sans intermédiaire à Fintelligence, peut tenter de nous faire concevoir.

Une seule note mystérieuse, fort grave, se fait d'abord très longuement entendre: c'est la nature qui sommeille; à ce son fondamental, unique, primitif, vient s'adjoindre sa quinte ; longtemps après encore, l'octave; puis peu à peu, tous les autres harmoniques dans l'ordre même où les produit la nature: puis des notes de passage, de plus en plus fréquentes; des rythmes apparaissent, d'abord rudimentaires , et se compliquent, se mélangent; c'est déjà un commencement d'organisation; les instruments s'ajoutent les uns aux autres, à de longs intervalles; une sorte d'ondulation, régulière et cadencée , s'établit et donne le sentiment de leau en mouvement; la sonorité s'enfle graduellement, envahit l'orchestre comme un torrent: l'agitation des vagues s'accentue, un frémissement s'annonce et grandit, faisant pressentir la vie. et lorsque

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