LA FUITE
L'AXOVfi
[Quelques pages plus loin, le thème de L'Amour précédera celui de La Fuite', cela signifiera alors que Y Amour e?t à son tour la raison d'être de La Fuite des deux jumeaux.]
Au moment où Siegmund, un peu réconforté et déjà prêt à partir, se décide, sur les instances de Sieglinde, à rester sous son toit, se fait entendre pour la première fois l'un des thèmes empreints de noble tristesse qui représenteront dorénavant la race si profondément malheureuse et persécutée, quoique d'essence divine, des Wàl' sunss.
LA H ACE DES WALSl'IS'GS
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Associé à La Compassion, puis suivi de L'Amour, ce beau thème se fait entendre deux fois, presque de suite, avant l'arrivée de Hundins.
Scène ii. — Le thème de celui-ci, quoique noble d'allure, forme par sa violence, son rythme dur et sa rude orchestration, un contraste heurté avec le précédent,
et dès à présent les deux caractères des deux hommes
sont nettement dessinés; autant Siegmund est dignb et résigaé dans sa souffrance, autant Hunding nous apparaît violent, implacable et brutal. Tout le dialogue entre les deux ennemis est paraphrasé par ces deux motifs alternant entr'eux, avec quelques courtes apparitions de L'Amour, de La Compassion, correspondant à un mot ou même à un geste de Sieglinde, comme aussi du Traité, de L'Orage ou même du Walhalla, selon les événements antérieurs auxquels le poème fait allusion. C'est seulement lorsque le Wiilse termine le récit de ses malheurs, qu'au premier thème de La Race des Wàlsungs vient s'adjoindre, le suivant immédiatement, un deuxième thème de sentiment analogue, mais caractérisant d'une façon spéciale L Héroïsme de cette race dans la souffrance qui la poursuit.
HEROÏSME DES WALSViycS
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Avant la fin de la scène, lorsque Sieglinde cherche à attirer l'attention de son hôte sur l'arme qui est plantée
dans le frêne, retentit par deux fois le motif de L'hpêe, aussitôt suivi de la menace de Hundins.
Scène m. — Cette scène, une des plus émouvantes de l'ouvrage, se déroule à l'aide des motifs déjà connus, auxquels s'adjoint, vers la fin du récit de Sieglinde, une éclatante fanfare et un riche trait de violons qui font penser à Weber, et se retrouvent fréquemment, mais dans cette scène seule. C'est alors qu'après un souffle de vent figuré par des arpèges de harpes, souffle par lequel la massive porte se trouve subitement ouverte, apparaît, radieux, le délicieux Hymne au Printemps,
SIEGMl'Vf:
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qui, bien que constituant une phrase indépendante, peut
aussi être considéré comme un Leit-motif, puisqu'il donnera lieu à des rappels suggestifs dans l'acte suivant.
Peu après apparaît, escorté des motifs de L'Amour, de Freïa, déesse de 1 Amour, du Printemps, celui, nouveau, de La Volupté, enlaçant, enivrant, que nous retrouverons dans le Prélude de la scène m du 2^ acte :
LA VOLVPTE
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Siegmund va arracher l'épée; alors se i)ressent les motifs des Wàlsungs, de L'Héroïsme, du Traité, de L'Epée, et la formule terrible du Renoncement à l'amour, sur un énergique dévelopjiement de laquelle le glaive des Dieux reste aux mains du héros; à ce moment précis le thème de L'Epée atteint son maximum d'éclat, et Tacte se ter-
raine par des combinaisons symphoniques des motifs précédents, parmi lesquels dominent L'Amour, Le Printemps, La Fuite, et finalement, dans les deux derniers accords, La Servitude.
2'°«> Acte.
Prélude. — Ce Prélude est constitué par le plus curieux amalgame de thèmes saccadés ou rendus saccadés pour la circonstance, ce qui, dès le début, fait pressentir la Chevauchée, qui pourtant n'apparaîtra qu'en dernier.
Dans la mesure du début, il faut reconnaître L'Epée, dénaturée comme rythme et comme mode; viennent ensuite : La Fuite, qui ressemble, ainsi, à L'Appel des Walkyries, La Volupté, et enfin, pour l'explosion finale, La C/ievaacIiée.
La cheval'chee
Scène i. — Le strident Cri d'appel des Walkyries, avec lequel Briinnhilde fait ici sa première entrée, présente celle
particularité, peut-être unique dans l'œuvre wagnérienne, d'une période de 18 mesures formant un sens complet, se terminant par une cadence, et répétée deux fois (presque de suite) sans la moindre modification ni dans la mélodie, ni dans l'harmonie, ni dans l'orchestration.