‹ Le voyage d'Anacharsis; vaudeville en 3 actes et 5 tableauxChapitre 129 sur 429 · SCENE WII · texte numérisé non relu

SCENE WII

Lts MÊMES, GEORGIN.\, accourant tout émue.

GEORGiNA, a Léonard. Ce coup de feu., oh! mon Dieu! vous n'ùles pas bles>é!

SIR JOHN, qui croit que c'est à lui. .Merci, chère pupille, de ce marque d'iniértît... vous liaimez donc... encore un peu... moâ?.. {Georgina baisse les yeux aussitôt.)

cÉSARiNE,6as, à sir John. Hé non... vous voyez bien que ce n'est pas à vous qu'elle parle, godiche !

sin JOH.N. Go... odiche?

ctSAHiNE, bas. C est un petit nom d'amiiié!

LÉONARD, CI Georgina. ^Juoi!.. Miss:., celte émoiioD, cette frayeur, m'annonceraienl-elles un pardon généreux? {Georgina le regarde en souriant.)

SIR JOUN, furieux., à Cesarine. Je donnerais encore mille livres jlerling pour que le billet à ordre de lui à vos... n'était pas déchiré !

cÉSARiNE. J'acceple encore! ça me fait deux mille livres placées dans une bonne maison.

SIR JOHN» Comment?

LÉONARD. Plalt-il?

cÉSARiNK. Je m'étais trompée... le billet existe... (Regardant Léonard.) On va le lui montrer.

LÉoNAiio. Grand Dieu 1

SIR JOHN, tout joijeux. Et l'obliger à le payer. (.■I Léonard.) .Mossieur... vos devez, faire honneur à la signature à vos... et épouser le porteur!

CÉSARINE, à sir John. Seulement, le billet a changé de mains... je ne suis plus qu'endosseur.

SIR JOHN. Endosseur?

LÉONARD. Ah ! bah!

GEORGINA, tirant le billet de sa poche. Mon Dieu oui... Mademoiselle (Avec embarras et souriant.) a passé cet effet à mon ordre!

LÉONARD, joyeux. Qu'entends-je?..

SIR JOHN, bégayant . A... à... votre... quoi?., il était possible! {Lisant le dos du billet que lui présente Georgina.) . l'ayez à l'ordre de miss Georgina Montaigu!,. (Se frappant la léte avec désespoir.) oh! c'était trop fort!., c'estelle qu'il épouserait !

LÉONARD, vivement. Je demande à m'acquitler sur-le-champ.

SIR JOHN, bas, à Cesarine. Petite serpente!,, c'était vos qui lui aviez donné...

CKSARINE, bas, et feignant la passion. Certainement! est-ce que jevousaurais jelé,de sang froid, dans les bras d'une auire... ô mon Edouard !

sia JOHN, flatté et à son oreille. Chit!.. chit!.. je appelais pas moà Edouard!..

cÉSARiNE.Jemé'me. C'estjuste!.. ômon Alfred:..

SIR JOHN, de même. Chit!.. chit!.. pas Alfred... non plus... sir John !

CKSARINE, « elle-même. Yes, sir jaune... (f/au/.) car, toute réflexion faite... je n'ai jamais aimé que toi!

SIR JOHN, effrayé, bas. Chit donc! l'agaçant avec des petites tapes sur les bras. Ué hé... petit folle de chapeliere... il était... triés... hé, hé, hé. (// lui dit quelques mois à l'oreille.)

CÉSARINE, d'un air de pudew, et détournant la tête. Taisez-vous, Monsieur... {A paît.) je crois que je finirai par être milady Esbrouff!

SIR JOHN, riant d'un gros rire. Oh ! oh ! ah ! ah ! (S'arrétant froidement, a part.) Je crois que je unirai par être... M. Digonnet...uer(/ ^oc/... good night?

CHŒUR FINAL. Reprise de l'air anglais.

Chacun est d'accord.

Personne

De mort ■'

Âb •' la journée est bonuc I..

Car, a\cc l'amour,

L'hymen, en ce Jour,

Va signer la paix, à sou tonr I

Sm JOHN ESBROUFF.

siK JOHN, au publie.

Ab' si John Esbrouff

Devait faire : pouf '

Ce soir, sur le théâtre,

Véritable Anglais,

Soudain, je prenais Ma douzaine de pistolets...

Yès, devant vous, je me abattais, Comme un petit monsieur en plâtre.

Mais, si le public,

Des deos mains, fait iic, (Geste d'applaudir.)

Je (lis de même : oh !

Bravo ■ [Bis]

Le parterre

D'Angleterre

1) sifflait, en cas de succès...

Je préfère

La manière

De réussir cbez les Français I

TODS.

Le parterre, etc.

FIN

LAONY. — IMI-niMKRIE DK VIALAT ET Cie

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