‹ Le voyage d'Anacharsis; vaudeville en 3 actes et 5 tableauxChapitre 310 sur 429 · I.OHD uuiuiAU. Une union lonvcnue avani la naissance · texte numérisé non relu

I.OHD uuiuiAU. Une union lonvcnue avani la naissance

ANNAII. Ah!... il élail dinitile. alors, de me consulter!., mais qui donc?.. (Arec frayeur.) Ce n'esl pas avec co vieux jul'i^ ! au moins!..

j.oiu) DuniiAM. Ali! du tout! un jeune homme Irès-bicn... à co que dil .'Jon oncle, mon vieux camarade, lo marquis de Slicklescoll... J'altends nolro futur ce matin, el... puisqu'heureusemeni, tu n'aimes personne...

ANNAII, faiblement. Oli ! non!., c'est-à-dire... i.uHO Dt'iuiAU. lU'in?

ANNAII. Si... je crois (jui' j'aime quelqu'un, i.oni) DiiiHAM. .\h! bah !

ANNAII. Uli! un peu.

LORD DuniiAM. Si CO n'est qu'un peu !

ANNAII. C'est-à-dire... si... je crois que c'est beaucoup!., car j'y pense...

I.0III) UL'HiiAM, Injercinetit. Quelquefois... ANNAII. rrès-souvenl !.. {Jiuissant un peu la télé.) Touj()urs !

LOUDUuniiAM, à part. Ah î diable !.. (Haut.) Tu ne m'avais pas dit?..

ANNAII, inijèiiumcnt. Vous ne me l'avez pas demandé.

Lor.u DcaiiAM , souriant. C'est Juste! el eu ji'uno homme... car c'est un jeune homme?..

ANNAU, xiivement. Oh ! le meilleur ! le plus aimable !.. si bon ! si gracieux dans ses moindres paroles!., il me suivait partout... et, un jour, si vous aviez vu avec quel bonheur il ramassa mon bouquet, que j'avaislaissé tomber... par mégarde. Lono DuiuiAM, avec doute. Par mét^arde ? ANNAII, hésitant. Je n'en suis pas bien sûre!.. (Acec abandon.) Car, à vous, mon bon père... je ne veux rien cacher.

LORD DuniiAM, tendrement. Tu as raison !.. et quelle est sa famille ?

ANNAII. Je ne sais.

LOUD ouiiHAM. Son noDi ?

ANNAII. Je l'ignore.

Loiii) uiuiiAM. 11 n'a donc plus reparu? ANNAII. Mon Dieu, non... depuis que j'ai clianlé devant lui.

LORDDrniiAM. frappé (I). Devant lui! damnalion! (A hti-niéine.) Encore un qm' est mallrc de notre secret !..

ANNAII, ù part. Allons! la musii|ui; qui fait encore .>;on elfet! (0' Urian parait, au fond.

Lono DuniiAM, se cal niant. C'est bien... voici I)a\is... laisse-nous el songe à la toilette.

ANNAII, prc'te à pleurer, à part. Me faire belle pour un autre! ah! ce n'est pas tout bénélice de devenir grtyide dame !

Lonn Di'iinAM, v retournant et lui faisant siijne de icInUer. lîh ! bien !..

ANNAII. J'y vais... j'y vais, mon père!.. (/://e sort par l'angle droit. Darhani fait signe à O' Brian d'avancer.

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sci^.m IV.

LORD DUIUIAM, O'BIUAN , e/j noir coshu/ic

d'intendant de riche maison, entrant du fond.

LonD Dt'iiiiAM, qui s'est assis. Venez ici, monsieur le gentilhomme irlandais, vous ne m'avez pas tout dit!..

o'uRiAN.'Ouoi, milord!.. vous douteriez?.

Loai) DiitiiA.M, avec ironie. De ta délicatesse?

o'BftiAN. Elle ne date pas de bien loin , c'est vrai ! mais, est-ce ma faute si la fatalité m'a jeté, encore enfant, dans une société. .. un peu équivoque, j'en conviens... qui courait tous les pays, !-ans passe-i)orts et vivaild'induslries... variées... sans payer patente?., mais la preuve qu'il y avait là... {Tiiuchant sa poitrine.) quelque chose de bon, de généreux, c'est que, dans votre palais incendié, à l'éra... quand j'aurais pum'approprier (le l'or, des bijoux, des diamants, que j'avais là .^ous la main, je n'ai vu (ju'unc pauvre petite fille dont les jours étaient en jiénl, et je n'ai emporté avec elle que des pistolets <iui i)Ouvaienl la défendre !.. el, plus tard, ces armes, dontmissAnnah a toujours ignoré l'usage, bien innocent, du reste, ces armes ont servi à vous la faire retrouver!., sur ce pistolet qui semblait menacer \ olre Seigneurie, vous avez reconnu votre couronne de comte, votre écusson... dans la jeune virtuose que vous alliez enlendre, votre (ille bien -aimée!..

LORD DURUAM, SB levant. Allons, il va me prouver que c'est moi qui lui dois de la reconnaissance!..

o'bkian. I'h,mai3!.. franchement, milord, c'est mon opinion !

LORD DiRiivM. Eiilin, je t'ai gardé près de moi, parce que lu as promis de devenir honnête homme, cl, surtout, car je ne veux pas me faire M.eilleur que je ne suis, parceque jecraignais(iuo la présence dans le monde ne finit par trahir mon secret !

oBiiiAN. Oh! dieux! on m'écarlèlerail plutôt !..

LE VOL A LA ROILADE

LOUD DinnAM. Eli! bien... ce çecivl, d'un niomenl à l'uulre, peul nous ôiro arraché-

o'BniAN, Par qui donc?

LORD DLRiiAM. P.ir uu amourcux !

o'brian. Un amoureux?..

LORD DIRHAM. Oui, oui. .. lu nc m'as jamais parlé d'un jeune homme... que ma fille avait remarqué'.'., un bouquet... ramassé?

o'DftiAN, vivement. C'est une calomnie! voire fille a été élevée comme une duchesse... honorée, respectée, à l'égal de la reine d'Angleterre !.. et je n'aurais jamais souffert qu'un mot imprudent...

LORD DUiiiiAM. Mais, malheureux ! elle a chanté devant lui :

o' BRIAN. .\h ! pour cela, elle a chanté devant beaucoup de monde. Mais je choisissais mon public ! toujours de nobles voyageurs... qui passaient et qui ne désiraient pas nous revoir!., ça ne peut Cire qu'un jeune étranger... qui sera retourné dans son pays et dont vous n'entendrez jamais parler.

LORD DLRIIAM, a/)/)Uî/a?if(1). Sais-lu aussi que sir M;ic-Pherson me disait, à l'instant, qu'on devait lui livrer la complice du voleur irlandais?..

o'brian, souriant. Cela vous effraie?..

LORD DURBAM. Il le demande!

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