‹ Le voyage d'Anacharsis; vaudeville en 3 actes et 5 tableauxChapitre 414 sur 429 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

SULLIVAN, seul, a-^sis prè'i de la table et rêveur. Un comédien !.. oui... du mépris! voilà son sort! on le rerherche... et on le repousse! on l'enivre d'applaudissements, onenfail l'idole d'un jour, pour la briser ensuite... ou la couvrir de honle. {Avec ironie.) C'est juste!., c'est admirable de logique et de raison !.. (Riifjnrdant les deux b.tstes.) y oas aussi, ils vous ont méprisés... noble Shuke.-pearu! liivin Molière!.. (Se promc' nant avec agitation.) Oli! c'est à détesler la gloire et les succès!., j'avais bravé le jugement des sots!., mais penser qu'une jeune fille, un ange, que le ciel m'a\ail desiiné peut être... comme la consolation de ma vie... s'était élevée au dessus des préjugés de sa famille, de son sexe... pour venir à moi, |)Our m'aimer ! et qu'une barrière infranchissable nous sépare à jamais! . que cet art lui-im-nic que j'idolâtrais a servi a me perdre à ses yeux! Ah! je ne le niépr sa pas, moi... mais je l'ai pri-; en hiin.'l.. j iiuais je ne repuralrai sur le ihéûlre!.. (Apres une pause.) Si je suis tué ce matin.,, tout sera pour le mieux!..

[Avec un rire triste.) Ce Macklin!.. mon camarade le plus dévoué, que je vais provoquer. [Dickson vient du fond avec des journaux qu'il po'^e sur lalable à(lroite.)Oh\ ]'iwà]i la fièvre, le délire., mais je ne pouvais laisser impuni un pareil blasphème!..

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