Champagny, commune du canton de Saint-Seine (Côte-d'Or
4. Saint-Seine-l’ Abbaye, chef-lieu de canton de l'arrondissement de Dijon. I] ne reste plus qu’une tour carrée de l’ancienne abbaye.
s. Ce village portait le nom de Les Trois-Hostellcries. La Guide des chemins de France, Paris, 1553, page 85. Le Val-Suzon est aujourd’hui une commune du canton de Saint-Seine (Côte-d'Or). On y voit encore des bâtiments mutilés remontant au xvi® siècle.
passasmes, dont on voyt le mont Sainct Bernard et les monts d’Allemaigne'. De là on voyt Talent et Dyjon. Talent “est une ville sur ung heurt bien forte et garnye de tours, portes et boulevers avec mortes paies et ordinaires, de sorte qu’elle est dicte imprenable, sans famine. Elle regarde Dyjon tout à l'aise à cause de la montaigne où elle cst assize. A la main gaulche, environ deux gectz d'arc dudict Talent est le chasteau de Fontaines auquel fut né monsieur sainct Bernard de Clerevaulx; et au lieu où il fut enfanté est de present une chapelle dedans ledict chasteau en laquelle on chante messe.
Description de Dyjon.
Ledit jour environ unze heures nous arrivasmes à Dyjon‘, en laquelle ville y a fort chasteau, faict à
1. Cet endroit était appelé « le Chesne-Rond, dict Hault-Cerne, où l'on fait les justices et de là voit on en temps serain le mont Bernard et les montaignes d’Allemaigne.» La Guide des chemins de France, page 85.
2. Talant (Talentum, Castrum Talentinum, Mons de Talentis) était un village de quatre-vingts feux, sur le sommet d’une montagne. Talant était autrefois un château-fort où les ducs de Bourgogne entretenaient une garnison. Jean sans Peur le fit réparer en 1416, le garnit d’artillerie et voulut l’habiter comme étant de tous ses châteaux le plus beau et le plus seigneurial, situé près de l’église de ses bien aimés frères, les Chartreux. Philippe le Bon y fit faire deux tours en 1420; la Chambre des comptes y fut transportée en 1467 et 1494 à cause de la peste qui désolait Dijon. Henri IV fit démolir le château de Talant en 1604. Courtepée, Description historique et topographique du duché de Bourcogne, Dijon, 1777, tome Il, page $09. Talant est actuellement une commune du canton nord de Dijon.
3. «.… Ainsi Dijon, bien que place ancienne, est nouvelle en sa grandeur
poincte de dyamant devers Talent. Le palais est peu de chose. L’hostel du Roy fort beau et triumphant, auquel vismes ung grant jeu de pale dedans une salle. Icelluy chasteau est couvert d’ardoise. Il y
ct primauté : d'autant que ce n’est que depuis que les ducs s’y sont arrestez et y ont choisi leur demeure et résidence ordinaire. Or est ceste ville posée en une belle planure, costoyée d'une montagne continuée jusques à Marseille, et au pendant duquel mont est assise : et ce mont tourne à l’orient vers Talent, au midy regarde la ville de Beaulne jusques à Tournus et Mascon ; et est Dijon esioigné de Paris au ponant septentrional ou nordouest quelques 66 lieuës ; et du costé du nord, ou septentrion, elle avoisine Lyon d'environ 35 lieuës. Au midy la lave le fleuve Ousche que aucuns nomment Oscara en latin, et un cours de fontaine qui source des rochers estans pres la Chartrousse d'icelle ville, et d'icelle se fait un lac appelé le lac de la Reine. Au septentrion, passe un autre fleuve, dit en latin Susio et par ceux du pays latinisans est nommé Suson qui n’est qu’un torrent et se perd par le moyen des sables mouvans qui le tarissent lA où l'Ousche ne peut estre destourné de sa course. Dijon est à present une des fortes villes du royaume pour estre presque sur les limites et frontieres de France... A Dijon, y a seize eglises, à sçavoir deux abbayes, l’une de sainct Estienne et l’autre de sainct Benigne, patron dela ville; la Saincte- Chapelle, fondte par le duc Philippe, surnommé le Bon ; et les autres sont celles de Nostre-Dame, de Sainct-Michel, Sainct-Pierre, Sainct-Nicolas, Sainct-Medard, Sainct-Jean, Sainct-Philibert, Ja Magdelaine, les Cordeliers, les Jacobins et les Carmes, la Chapelle-aux-Riches et le Val-des-Choux. Il y a cinq hospitaux pour l'entretien et retraicte des pauvres, à sçavoir celuy de Sainct-Benigne, de la Chappelle-aux-Riches, de Sainct-Jacques, de de Nostre-Dame et du Sainct-Esprit, et cestuy est le plus riche et basty par Eude, duc de Bouroogne. Hors la ville sont le prieuré de l’Aren, Sainct-Jacques-des-Vignes et les Chartreux, ancien tombcau des ducs de Bourgogne. Au couvent des pères Prescheurs est enterré Boleslas, roi de Poloigne, et auparavant religieux de cest ordre et issu du sang de Jagellon, lequel fut dispensé par le Pape de quitter le froc et retourner au monde pour venir à ceste couronne et qui, mourant, ordonna que son corps fust porté au lieu de sa profession. Les édifices plus signalez de ceste ville sont le Palais où sied le Parlement de Bourgogne, la maïson du Roy y bastie par les ducs, qui est ores en ruines, la Chambre des comptes qui est aussi le logis des Estats et l’Hostel-de-Ville, puis les hostels de plusieurs sei-
a une tour ayant trois cens cinquante marches jusques à la plate forme : nous y montasmes et vinsmes jusques à la guette par des eschellons de fer. A Dyjon y a une eglise collegialle de Nostre Dame, il ya une belle religion nommée Sainct Benigne de l’ordre Sainct Benoist *. La Chartreuse* hors la ville vers Talent. La saincte Chapelle, où est la saincte hostie. Court de parlement ; et est la ville capitalle de la duché de Bourgongne.
Le dimenche matin xvi mars que l’on disoit Dominica in passione partismes de Dyjon et passames
gneurs du païs comme d’Orenge, de Vergy, Ruffé, Conches, Luz, Brion, Tavanes, Ventoux, Semescey et autres. »
De lorigine des Bourgongnons et antiquité des Eslats de Bourgogne, par Pierre de Sainct-Julien, de la maison de Balleure, Doyen de Chalon. Paris,
1. L'église de Notre-Dame, première paroisse de Dijon, dès 1178, fut reconstruite au xvin siècle, et consacrée le 8 mai 1334, par Hugues de ae suffragant de Langres.
. L'église de Pabbaye de Saint-Bénigne est la première que l’on trouve en entrant dans la ville par la porte Guillaume. C’est un bâtiment assez digne d'attention. Derrière le clocher de cette église est une rotonde ancienne, composée de trois voûtes l’une sur l’autre, soutenues par cent quatre colonnes d’une seule pierre. Cet édifice, que quelques-uns croient avoir été un temple des faux dieux, est vuide dans le milicu et ne reçoit de jour que par une ouverture d'en haut. Il est aujourd’hui consacré par plusieurs chapelles qu’on y a pratiquées et par la dévotion qu’on a à un crucifix qu'on dit avoir parlé autrefois, d’après une vieille tradition. On voit aussi en ce même lieu plusieurs tombcaux qu’on croit être des anciens chrétiens. Au reste, l'abbaye de Saint-Bénigne a été fondée l'an 506 ou 5 12.
3. La Chartreuse fut fondée en 1383 par le duc Philippe le Hardi. Les fondations furent jetées dans un enclos appelé le Champ-Mol, près de l'Étang-l'Abbé, au-dessous de Talant, à un quart de lieue à l’ouest de Dijon. La Chartreuse de Dijon renfermait les tombeaux de Philippe le Hardi, de Jean sans Peur et de Philippe le Bon.
dessus ung pont assis sur la riviere de Lourche. Barrigny' chasteau tresbeau à monsieur de la Vernade, bruslé par les Suisses. De là à Vavion*. À main gaulche est le chasteau de Gislé à monsieur de Cisteaulx*. De là à Nuyz' soubz Beaulne” distant
1. Perrigny-lès-Dijon est un petit village qui comptait autrefois quarante feux et s'élève dans la plaine à une lieue de Dijon, près de la route de cette ville à Lyon. Le possesseur du chäteau de Perrigny, lorsque Dijon fut assiégé par les Suisses en 1512, était Pierre de la Vernade, seigncur de Brou et de Themericourt, maître des requêtes, ambassadeur à Venise. Il mourut le 24 juillet 1519.
2. Il faut lire Vosne au lieu de Vavion. Village de quatre-vingt-six feux, avait autrefois pour patron, le grand prieur de Saint-Vivant. Il se trouve sur la route de Dijon à Châlons, à trois lieues et demie de Nuits et à trois heures et demie de Dijon.
3. Gilly-lès-Citeaux, canton de Nuits (Côte-d'Or), village de quarante feux, devint en 1299 la proprièté de l’abbaye de Citeaux. Le château ruiné pendant les gucrres de religion fut reconstruit en 1628.
4. Nuits (Nuulium) sur la Musain, au pied d’une montagne stérile à quatre lieues au S.-S.-O. de Dijon. Cette ville fut fortifiée pendant le règne du roi Jean ; la scigneuric de Nuits fut donnée en 1477 par Louis XI au chancelier de France, Dorial.
s. Beaune était défendu par un château qu'avait fait construire Louis XII. Saint-Julien a donné, dans son ouvrage De l'origine des Bourgongno:s, une vue fort intéressante de la ville de Beaune au xvi° siècle. « Laquelle, ditil dans la description qui accompagne cette planche, neantmoins est telle que par ce pourtraict vous la jugerez et forte et d'artifice admirable, voyans ces quatre gros et effrayans boulevers qui defendent le chasteau ; et l'enceinct bien flanqué et fossoyé des murailles de la ville. Et aultre, vous y voyez ce beau et somptueux hospital y basti par Raulin, chancelier du duc Philippe le Bon de Bourgogne. Comme encore à Beaune est le monastère des Chartreux y fondé par Eude de Bourgongne, l’an de nostre salut 1332. Et au terroir de ceste ville est poste cette saincte solitude en la profondeur effroyable d’un bois obscur de Cisteaux chef de 1800 monastères d'hommes, et de presque autant de maisons de vierges voilées pour le service de Dieu et les tous separez pour vaquer à la contemplation, des soucis et delices de ce monde. En la ville, outre sont les eglises de Nostre-
de v grans lieues et mauvais chemin. De Nuyz à Beaulne au diocese d’Aultun, distant de trois lieues et fort mauvais chemin. Il y a une belle riviere qui passe dedans la ville parmy la rue et par dessoubz l’hostel Dieu quiest le plus triumphant de France . L’eglise canonialle est Nostre Dame’, il y en a une autre nommée Sainct Pierre’. La ville est belle et honneste et a bons vins.
Le lundy xvur mars, partismes de Beaulne environ dix heures et arrivasmes à Chalon sur la Sosne à quatre heures, au logis du Mouton, distant de sept grans lieues de Beaulne.
Dame, de Sainct-Pierre, Sainct-Estienne, Sainct-Martin, la Magdelaine et les couvents de Sainct-François et Sainct-Dominique. Il y a palais, pour ce que ce fut'là au commencement que les Rois establirent le Parlement de Bourgogne que depuis ils ont transporté à Dijon. Ce neantmoins la chancelcrie est demourée à Bcaulne, comme aussi il y a bailliage ressortant à la court souveraine. Les Beaulnoiïs sont la plupart gens de justice ou marchans ou vignerons ct faiseurs de draperie et du linge ayans lin et chanvre à commandement, mais ces derniers sont choisis des plus bas et simples d'emmy le peuple. »
1. L'hôpital de Beaune fut fondé en 1441 par Nicolas Rolin, chancelier de Rourgogne qui lui assura mille livres de rente sur la saulnerie de Salins. Le cardinal Rolin et sa sœur augmentèrent cette dotation, Guigone de Salins, veuve du chancelier Rolin, morte en 1470, cest inhumée dans l’hôpital.
2. Notre-Dame, église canonialc de Beaune, fut fondée en 976 par Henri le Grand, duc de Bourgogne. Sa construction continuée par le chapitre fut achevée à la fin du xre siècle.
Le portail fut élevé en 1332. Le retable du maître-autel provient du sac de Liège par Charles le Téméraire,
3. L'église de Saint-Pierre, dont la construction fut achevée en 1098, fut complètement détruite par un incendie en 1272. Le portail date de ISOI,
Le mardy x1x mars, après messe dicte en l’eglise Sainct Vincent, cathedrale dudit Chalon!, nous montasmes sur la Saulne l’espace d’une demie lieue, et prismes terre à Derou* distant de demye lieue dudit Chalon. Sevré* villaige où on fait les potz noirs appellez tuppins. La Ferté sur la Grosne * fort belle abbaye et premiere des quatre filles de Cisteaulx soubz laquelle y a trois cens abbayes. Et soubz Cisteaulx y en a quatre cens en comprenant lesditz trois cens. Là fusmes receuz humainement par maistre Jehan Houllier secretaire de monsieur de Chalon,
1. CI. Perry a publié en 1659, à Chälon, une Histoire de la ville et cité de Chaalon-sur-Saone et de quelques particularités de la province, et trois ans plus tard Léon Bertaud et Pierre Cusset ont fait paraître leur L'Illustre Orbanduale ou l'Histoire ancienne et moderne de la ville de Chalons-sur-Saone. Lyon, 1662, 2 vol. in-4°. On trouve l’histoire de l’église cathédrale de Saint-Vincent dans ce dernier ouvrage, tome II, pages 21-109.
2. Deroux, village du bailliage de Chälon. On y comptait vingt-quatre feux. Cette paroisse est située à une petite distance au sud de Chälon à quelque distance de la rive droite de la Saône.
3. Sevrey, commune du canton de Chälon (Sud) (Saône-et-Loire).
4. «La Ferté-sur-Grône (Firmilas) abbaye de Notre-Dame, première fille de Citeaux, fut fondée sous saint Étienne, troisième abbé, le 18 mai 11 13, par Savaric de Vergy et Guillaume de Thiers, comtes de Chälon, dans la forèt de Bragny, paroisse de Saint-Ambreuil, Cette abbaye fut fortifice en 141$ par Jean sans Peur qui fit construire des ouvrages à corne et une muraille fort épaisse en briques, au pied de laquelle on creusa un fossé de vingt-cinq pieds de largeur et de profondeur. On n'entrait dans l’abbaye que par un pont-levis flanqué de deux grosses tours ». Courtepée, tome V; pages 42-43.
L'abbaye de La Ferté-sur-Grosne était située sur le territoire du village de Saint-Ambreuil, commune du canton de Sennecey-le-Grand (Saône-et- Loire). Un beau palais abbatial du temps de fouis XIII, est tout ce qui reste de la célèbre abbaye, dite l’ainte des filles de Citeaux.
s. L'évèque de Chälon était Révérend Pére en Dieu, frère Antoine
lequel nous fist recueil honneste. Aprés disner, passasmes la riviere de ladicte Grosne laquelle estoit pour lors fort desrivée et respandue par les champs environ l’espace d'une demye lieue ; noz chevaulx passerent à gué, et nous en nasselle. De là, nous vinsmes à Tornut honneste ville‘. Et y a de Chalon à la Ferté trois lieues et de la Ferté trois lieues jusques à Tornut qui est sur la Saulne.
Le mercredy xx mars, passasmes à Montbelet
de Vienne, abbé de Molesme, de Saint-Scine, de La Ferté-sur- Grosne et de Balerne, au comté de Bourgogne. Il fut élu, reçu et mis en possession de l'évêché de Chälon en 1531 en remplacement de Jean de Poupet. Il fit son entrée à Chälon le 30 mars 1532. Jean de Vienne mourut au mois de février 1551. Pierre de Sainct-Julicn, De Porigine des Bourgongnons, etc., des antiquités de Chilons. Paris, 1581, pages 485-486.
1. Tournus. « La ville de Tournus, beaucoup plus longue que large, est assise à la pente d’une colline sur le bord droit ‘de la riviere de Saône, dans la Gaule celtique, dans le district des Eduois, dans la province Lyonnaise première, dans le comté de Chälon et dans l’ancien royaume de Bourgogne uny du depuis à la couronne de France. Elle est située presque emmy chemin de Chälon et de Mascon, deux citez episcopales, postes aussi de mesme costé et sur la mesme riviere qu’elle regarde presentement comme ses deux chets, l’une civil, l’autre ecclesiastique estant de l’evesché de Chälon, mais du bailliage de Mascon.
« Son terroir est l’un des meilleurs de toute la Bourgogne soit en vignes, soit en grains, soit en pasturages, soit en jardinages, soit en arbres fruictiers ; et sa situation est encore plus favorable pour le commerce, la riviere de Saône luy apportant, non seulement les richesses de toutes les provinces des Gaules, mais encore celles du Levant par la mer Mediterranée ; comme aussi d’autre part la riviere de Loire luy communique celles du grand Océan. »
Le P. Pierre-François Chifflet, Histoire de l'abbaye royale et de la ville de Tournus. Dijon, 1664, pages 1 et 11. |
2. Montbellet, bourg du bailliige de Micon. On y comptait deux cent quatorze feux. Il est situé sur la rive droite de la Saône, à une lieue un quart au sud-sud-ouest de Tournus. C’est aujourd’hui une commune du canton de Lugny (Saône-et-Loire).
ms ep =
distant de deux lieues de Tornut. Chantarbain d’une licue a ung chasteau. Lasaulle d’une lieue*. Sainct Jehan le preschan à une lieue*. Mascon ‘bonne ville et cité sur la riviere de Saune. Ainsy y a de T'ornut cinq lieues grandes, mais beau chemyn jusques à Mascon. Il y a ung beau grant pont de pierre à treize arches et au bout du dehors ung gros boullevert et une grosse tour aportans sur la troisieme arche d’entre la ville. On passoit à bateaulx par le bout du pont, car la riviere avoyt noyé plus d’une lieue de pays dont estoyt gros dommaige. Car, par ce, y avoit grant famyne en sorte que le pain noir comme suillée valloit huict deniers tournois la livre. Ledict jour allasmes au giste à une petite ville nommée Belleville distant de Mascon de quatre grans lieues *.
1. Chantarbain est le nom défiguré de Saint-Albain, petit village qui contenait quatre-vingts feux et dépendait de l’archiprêtré de Veriset et pour la justice du chapitre de la cathédrale de Mâcon. C’est aujourd’hui une commune du canton de Lugny (Saône-et-Loire).
2. La Saulle. La Salle (Sala) faisait partie du bailliage, de la recette et du diocèse de Mâcon, de l’archiprètré de Vérizet et du comté de Senozan. Il ne reste plus de l’ancien château de La Salle qu’une tour inhabitée et des murs en ruines, Rabut, Statistique du département de Saône-et-Loire, p. 298.
3. Sainct-Jean-le-Prèche, canton de Lugny (Saône-et-Loire), hameau de vingt-deux feux, dépendait aussi de l’archiprêtré de Vérizet, et du chapitre de la cathédrale de Mâcon.
4. L'histoire de Mâcon a été écrite par Ph. Bugnonius : Chronica urbis Matissanæ. Lyon, 1559.
s. Belleville, dans le Beaujolais, est située dans une contrée fertile, sur la route de Micon à Lyon. Il y avait à Belleville une abbaye royale occupée par des chanoines réguliers de l’ordre de Saint-Augustin. Elle avait été fondée en 1158 par Humbert Il, sire de Beaujeu. Guichard IV, sire de Beaujeu, connétable de France, n'ort le 9 mai 1265, Louis de
Le Jeudy xxr mars, jour sainct Benoist, à six heures du matin, partismes de Belleville prenans le chemyn à la bonne main pour venir droit à Sainct George villaige distant d’une lieue'. Et passasmes, parmy les boys, ung chemin le plus fascheux jusques audict Sainct George que eussions auparavant trouvé. Et fault noter que combien qu’on trouve des sentiers, ce neantmoins ne les fault prendre, car il fault revenir dedans le grant chemin nonobstant les fossés. De là à Villefranche distant de Sainct George d’une lieue ?. La ville est fort belle, bien close; belles maisons et eglises, bonnes tours aux portes*etune petite
Beaujeu, connétable de France, mort le 23 août 1296, et Guichard V, mort le 18 septembre 1331, étaient inhumés dans l’église de l'abbaye de Belleville.