SCÈNE X
Les Mêmes, Majorin.
15 Majorin. — Monsieur Perrichon, j*ai touché mon dividende à trois heures ... et j'ai gardé la voiture de monsieur pour vous rapporter plus tôt vos six cents francs ... les voici !
Perrichon. — Mais cela ne pressait pas.
20 Majorin. — Pardon, cela pressait . . . considérablement. Maintenant nous sommes quittes . . . complètement quittes.
Perrichon, à part. — Quand je pense que j'ai été conmie ça !.. .
25 Majorin, à Daniel. — Voici le nimiéro de votre voiture, il y a sept quarts d'heure. (// lui donne une carte.)
Perrichon. — Monsieur Armand, nous resterons chez nous demain soir ... et, si vous voulez nous faire plaisir, vous viendrez prendre une tasse de thé . . .
Armand, courant à Perrichon, has, — Demain !
vous n'y pensez pas ... et votre promesse au com- 5 mandant ! (// retourne près d^Henriette.)
Perrichon. — Ah ! c'est juste ! {Haut) Ma femme . . . ma fille . . . nous repartons demain matin pour la mer de Glace.
Henriette, étonnée. — Hein ? lo
Madame Perrichon. — Ah ! par exemple ! nous en arrivons ! pourquoi y retourner ?
Perrichon. — Pourquoi? peux- tu le demander?
tu ne devines pas que je veux revoir l'endroit où Armand m'a sauvé. 15
Madame Perrichon. — Cependant . . .
Perrichon. — Assez ! ce voyage m'est commandant . , .{se reprenant) commandé par la reconnaissance I