‹ Le voyage de Monsieur Perrichon (volume 4)Chapitre 13 sur 89 · Acte II · texte numérisé non relu

Acte II

Daniel. — Les Remorqueurs sur la A^é^iTie . . . . capitel «•'*jr\\,*' social, deux millions. C'est bien simple ; je me suis ^^-j^^^ mandé un petit congé, et je n'ai pas hésité à me l'accorder *»*-fy^ '. . , .J'ai de bons employés ; les paquelx>ts vont tout seuls, ^.o» »-^ et pourx'u que je sois à Paris le huit du mois prochain 6 pour le payement du dividende. . . .Ah çà ! et vous?. . . . un banquier .... Il me semble que vous pérégrinez beaucoup !

Armand. — Oh ! ma maisondebanque ne m'occupe guère '^^\^ ... .J'ai associé mes capitaux en réservant la liberté de 10 ma pei-sonne, je suis banquier ....

Daniel. — Amateur ! *>».A*»«w

Armand. — Je n'ai, comme vous, affaire à Paris que veig^,'lX«' le huit du mois prochain. ^ *^ir ^^ '"*^*^ v^pU. vv^

Daniel. — Et d'ici là noun allons nous faire une guerre 15 a outrance . . .'.

Armand. — A outrance ! comme deux bons amis. . . .J'ai " eu un moment la pensée de vous céder la place ; mais j'aime sérieusement Henriette ! . . . .

Daniel. — C'est singulier. . . .j«/ voulais vous .faire le 20 m<^me sacrifice. . . .sans ru-e. ... A Châlon, j'avais envie de décamper, mais je l'ai regardée.

Armand. — Elle est si jolie !

Daniel. — Si douce ! «f^A. Vu^

Armand.— Si blonde! (A--»- «'t'^--*)>!i*^ , ., as

Daniel. — Il n'y a presque plus de blondes ; et des yeux !

Armand. — -Comme no^ les aimons. '*^^

Daniel. — Alors je suis re.sté !

Armand. — Ah ! je vous comprends !

^Y*^ Daniel. — A la bonne heure ! C'est un plaisir de vous

avoir pour ennemi ! {Lui serrant la main.) Cher

Armand !

"^ Armand, de même. — Bon Daniel ! Ah çà ! monsieur

5 Perrichon n'arrive pas. Est-ce qu'il aurait changé son

itinéraire? si nous allions les perdre'? .j-^aj. ^ ^ y ■» ^**-' *<'M.wj*«- ,

Daniel. — Diable ! c'est qu'il est capricieux le bonhomme .... Avant-hier il nous a envoyés nous promener à Ferney f ou nous comptions le retrouver. ... '

10 Armand. — Et pendant ce temps, il était allé à Lausanne. ^ r

Daniel. — Eh bien, c'est drôle de voyager comme cela ! .M^*' ( Voyant Armand qui se lève.) Où allez- vous donc?

Armand. — Je ne tiens pas en place, j'ai envie d'aller au <i*^f^^»^^ 15 devant de ces dames. yt-HN***

Daniel. — Et le café ?

ARMAND.-^^e n'en prendrai pas. . . .au revoir ! (Il sort y^ vivement par le fond.)

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