Acte II
Perrichon. — Ma reconnaissance ne finira qu'avec ma, vie. . . ,et. . . .tant que le cœur de Perrichon battra. Mais, entre nous, le service qu'il m'a rendu n'est pas aussi grand que ma femme et ma fille veulent bien le dire, i* -yv^^Ju *vJf
Daniel, étonne. — Ah, bah ! 5
Perrichon. — Oui, Elles se montent la tête. Mais, 7l«,| **t^^ vous savez, les femmes ! . . . .
Daniel. — Cependant, quand Armaml vous a arrêté, vous rouliez . . . . ^ •»— ^ d^nv^
Perrichon. — Je roulais, c'est vrai.... mais avec uneio présence d'esprit étonnante. . . .J'avais aperçu un petit JU-^*** sapin après lequel j'allais me cramponner ; je le tenais déjà ofe^^ quand votre ami est arrivé.
Daniel, à jxirt. — Tiens, tiens ! vous allez voir qu'il s'est i^„^xL^t*' sauvé tout seul. 15
Perrichon. — Au reste, je ne lui sais pas moins gré de fX'il sa lx)nne intention. . . . Je compte le revoir. . . .lui réitérer mes i-emercîments . . . .je l'inviterai même cet hiver,
Daniel, à part. — Une tasse de thé !
Perrichon. — 11 paraît que ce n'est pas la première fois m qu'un pareil accident arrive à cet endroit-là. . . .c'est un iU^rf***4 mauvais pas. . . .L'aubergiste vient de me raconter que, .^
l'an dernier, un Russe. . . .un prince. . . .trè8lx)n cavalier ! ^,^v*>«''> . . . .car ma femme a beau dire, ça no tient pas à mes ji»«*A, 4*»*^ éperons ! . . . . avait roulé dans le môme trou. ^ j( cl»wl ^ Lk
Daniei En vérité î ' J^f^
Perrichon. - Son guide l'a retiré. . . .Vous voyez qu'on ''**'' "^V s'en retire parfaitement. Eh bien ! le Russe lui a donné a~*<a</H cent francs !
Daniel. — C'est très bien payé ! ' ', 30
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26 Le Voyage de^^onsieur Perkichon.
Perrichon. — Je le crois bien !. . . . Pourtant c'est ce ''^'^^ que ça vaut ! . . . . "^ ^^^ n/^Li^ *^'t^
Daniel.— Pas un sou de plus. {A part.) Oh ! mais je ne pars pas.
Hf ''^TJ-tpt Perrichon, remontant. — Ah ça ! ce guide n'arrive pas.
Daniel. — Est-ce que ces dames sont prêtes ?
Perrichon. — ^Non .... elles ne viendront pas; vous comprenez ; mais je compte sur vous .... cr»**^
Daniel. — Et sur Armand?
10 Perrichon.— S'il veut être des nôtres, je ne refuserai
certainement pas la compagnie de M. Desroches.
Daniel, à part. — M. Desroches ! Encore un peu il va ^^ le prendre enj^-ippe ! i-*^ * t^**-**^ ^ ^**^ * **^^
L'Aubergiste, entrant pa/r la droite. — Monsieur ! . . , .
15 Perrichon. — Eh bien ! ce guide ?
L'Aubergiste. — Il est à la porte .... Voici vos chaugsons. «t*^
Perrichon. — Ah ! oui ! il paraît qu'on glisse dans les crevasses là-bas. . . .et comme ie ne veux avoir d'obligation ^•V'i a personne ...ci
20 L'Aubergiste, lui présentant le registre. — Monsieur écriWl ^r le livre des voyageurs î f^iw^**' i^'**^'*^\
PerrichoN; — Certainement .... mais je ne voudrais pas || «^,y^^ écrire quelque chose d'ordinaire. . . .il me faudrait là. . . Ji'^
f^ une pensée ! . . . . une jolie pensëe .... {Rendant le livre à ij^^\^ 2ol' aubergiste.) Je vais y rêver en*mettant mes chaussons. Wv»^ (il Daniel.) Je suis à vous dans la minute. {Il entre à droite, suivi de V aubergiste.) >aJI U kir^ <jf^