‹ Le voyage de Monsieur Perrichon (volume 4)Chapitre 29 sur 89 · Acte II · texte numérisé non relu

Acte II

Madame Perrichon. — Ah! monsieur, l A part.) C'est tout a fait un Ixoiuine du monde !... .^ (/Taw^.) Vous aimez beaucoup la Suisse? *" j «"^^ s

Armand. — Oh ! il faut bien aller quelque part.

Madame Perrichon. — Oh! moi, je ne voudrais pas 5 habiter ce pays-là .... il y a trop de précipices et de montagnes .... Ma famille est de la Beauce.

Armand. — Ah ! je comprends.

Madame Perrichon. — Près d'Êtampes. . . .

Armand, à "part. — Nous devons avoir un correspondant w^/ à Étampes ; ce serait un Jien. (llcnit.) Vous ne counais-sez pas monsieur Pingley, à Etampes ?

Madame Perrichon. — Pingley !. . . .c'est mon cousin ! Vous le connaissez ?

Armand. — Beaucoup. {A part.) Je ne l'ai jamais vu ! 15 Madame Perrichon. — Quel homme charmant ! Armand. — Ah ! oui !

. Madame Perrichon. — C'est un bien grand malheur XM, qu'il ait son infirmité ! ,

Armand. — Certainement. . . .c'est un bien grand mal- 20 heur !

Madame Perrichon. — Sourd à quarante-septfansl

Armand, à part. — Tiens ! il est sourd notre correspondant ! C'est donc pour ça qu'il ne répond jamais à nos lettres. ^;x^^x^.^ ^"*- ' '^^

Madame Perrichon. — Est-ce singulier? c'est un ami de Pingley qui sauve mon mari ! . .. Il y a de bien grands In^i*»" haimrds dans le monde. u-^*^.^- *^ : '> ''c

Armand. — Souvent aussi on attribue au hasard des péri|>étie8 dont il est parfaitement innocent. 30

Madame Perrichon. — Ah! oui .... souvent aussi on attribue. . . .(A part.) Qu'est-ce qu'il veut dire? -^^^ ^ **■<•'**''

Armand. — Ainsi, madame, notre rencontre en chemin de fer, puis à Lyon, puis à Genève, à Chamouny, ici même, 5 vous mettez tout cela sur le compte du hasard % , .

Madame Perrichon. — En- voyage, on se retrouve. . /«; i^' <»• ""^

Armand. — Certainement . . surtout quand on se cnerclie.

Madame Perrichon. — Comment? '^^■' »

Armand.— Oui, madame, il ne m'est pas permis de jouer 10 plus longtemps la comédie du hasard ; je vous dois la nfff^'jLu, vérité, pour vous, pour madeuioiselle votre fille. Madame Perrichon. — Ma fille !

Armand. — Me pardonnerez-vous 1 Le jour^^oùjje la vis, 9/"** j'ai été touché, charmé. . . .J'ai appris que vous partiez Jl**— 15 pour la Suisse .... et je suis parti. . .

Madame Perrichon. — Maïs alors,, vous nous suivez?..

Armand. — Pas à pas. . . .Que voulez- vous. . . .j'aime. . . «

Madame Perrichon. — Monsieur !

nH U *'<**'^"^ Armand. — Oh ! rassixrez-vous ! j'aime avec tout le reiVL--- * spect, toute la discrétion qu'on doit à une jeune fille dont j^ \^ on serait heuj'eux de faire sa femme. /***<u,

•■^ Madame Perrichon, perdant la tête, à part. — Une de- Y^/^Y^y^ mande en mariage ! Et Perrichon qui n'est pas là ! {Haut.) Certainement, monsieur. .. .je suis charmée... ^^ 25 non, flattée !. . . .parce que vos manières. . .votre éducation .... Pingley . . . .le service que vous nous avez rendu .... mais monsieur Perrichon est sorti .... pour la mer de Glace et aussitôt qu'il rentrera, ù-, -t**»-»/»

Henriette, entrant virement. — Maman !.. .{S' arrêtant.) 30 Ah ! tu causais avec monsieur Armand ?

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