‹ Le voyage de Monsieur Perrichon (volume 4)Chapitre 32 sur 89 · Acte II · texte numérisé non relu

Acte II

Daniel. — Un frère à sa sœur !

Perrichon. — Et un homme à la société.

Daniel. — Les paroles sont impuissantes pour reconnaître un tel service.

Perrichon. — C'est vrai ! 6

Daniel. — Il n'y a que le cœur, .entendez-vous, le pœur ! Perrichon. — Monsieur Daniel ! Non ! laissez-moi vous appeler Daniel !

Daniel. — Comment donc ! {A part.) Chacun son tour !

tff^^^^yU, Perrichon, érmi. — Daniel, mon ami, mon enfant ! .... 10

^^|„*éfc/ votre main. (7Z lui prend la main.) Je vous dois les

►> plus douces émotions de ma vie.... Sans moi, vous ne

seriez qu'une masse informe et repoussante, ensevelie sous

les frimas. . . .Vous me devez tout, tout! {Avec noblesse.)

Je ne l'oublierai jamais ! 15

Daniel. — Ni moi !

Perrichon, à Armand, en s'essuyant les yeux. — Ah ! jeune homme ! . . . vous ne savez pas le plaisir qu'on éprouve à sauver son semblable.

Henriette. — Mais, papa, monsieur le sait bien, puisque, 30 tantôt . . . .H#* é^' ■<, 0^ .

Perrichon, se rajypelant. — Ah ! oui ! c'est juste ! Monsieur l'aulîergiste, apportez-moi le livre des voyageurs.

Madame Perrichon. — Pour quoi faire ? w^- »■ ^-^ Perrichon. — Avant de qui tt«;r ces lieux, je désire con-25 sacrer par une note le souvenir de cet événement !

L'Aubergiste, apportant le reyistre. — Voilà, monsieur. ^ ^ Perrichon. — Merci .... Tiens, qui est-ce qui a écrit ça î Tous.— Quoi donc ? «^ M

Perrichon, lisant. — " Je ferai observer à monsieur Perrichon que la mer de Glace n'ayant pas d'enfants, l'E qu'il lui attribue devient un dévergondage grammatical. '^***w«. Signé : le Commandant." 5 Tous.— Hein ?

Hp:nriette, has, à son père. — Oui, papa ! mer ne prend pas d'E à la fin.

Perrichon. — Je le savais! Je vais lui répondre à ce monsieur. [H prend U7ie plume et écrit.) "Le comman- 10 dant est .... un paltoquet ' Signé: Perrichon."

Le Guide, rentrant. — La voiture estJà..Au--t

Perrichon. — Allons ! Dépêchons-nous. {Aux jeunes gens.) Messieurs, si vous voulez accepter une place 1 (Armand et Daniel s'inclinent.) 15 Madame Perrichon, appelant son mari. — Perrichon, iJj(^ aide-moi à mettre mon manteau. (Bas.) On vient de me

demander notre fille .en mariage. . . . i^ «*»**».<'

Perrichon. — Tiens ! à moi aussi !

Madame Perrichon. — C'est monsieur Armand. 20 Perrichon. — Moi, c'est Daniel .... mon ami Daniel.

Madame Perrichon. — Mais il me semble que l'autre. . .

Perrichon. — Nous parlerons de cela plus tard ....

Henriette, à la fenêtre. — Ah ! il pleut.» verse ! M /v^kA^^ "^ ^

Perrichon. — Ah diable ! (.4 V aubergiste.) Combien 25 tient-(m dans votre voiture? frww l'vv/i^ ^ 'tA- '•Mr,tAA//A (v,rU^

L'Aubergiste. — Quatre dans l'intérieur et un à côté Vix^ du cocher.

Perrichon. — C'est juste le compte. "ÏV^^/" g wJ «vw i^ , Armand. — Ne vous gênez pas pour moi.

30 Perrichon. — Daniel montera avec nous. oM '-^

^ Acte IL 39

Henriette, 6a«, à son père. — Et monsieur Armand ? Pkukiciion, bn^. — Dame ! il n'y a que quatre places ! il montera sur le siège. iJ ■>-■-« *^t. m«^ (ivw< >-«*^

Henriette. — Par une pluie pareille ?

Madame Perrichon. — Un homme qui t'a sauvé ! 5

Pkrkiciion. — Je lui prêterai mon caoutchouc ! H^aJ^C*^ /uU^^*^ Henriette. — Ah !

Perrichon. — Allons ! en route ! en route !

Daniel, à part. — Je savais bien que je reprendrais la coi-de ! yMvf't^**^''^ 'f-^" \j„,>'Jliy,^A rHd^.' 10

fin du deuxième acte.

Page 1