SCENE PREMIÈRE
DANIEL, puis PERRICHON. jj
Danibl, entrant par le fond à gauche. — Dix heures ! le >,r^
^ rendez- vous n'est que pour midi. (// «approche du pavillon ^^
fc^ et fait signe.) Psit ! psit !
Pebbichon, passant la tête à la porte du pavillon. — Ah! "i
c'est vous .... ne faites pas de bruit .... dans une minute 5
je suis à vous. (H rentre.) ■
^ Daniel, seul. — Ce pauvre monsieur Perrichon ! il a dû
i passer une bien mauvaise nuit. . . .heureusement ce duel
n'aura pas lieu.
Perrichon, sortant du pavUlon avec un grand manteau, lo "'*^
— Me voici .... je vous attendais ....
Daniel. — Comment vous trou vez- vous ?
Perrichon. — Calme comme le bronze !
^ Daniel. — J'ai des épéee dans la voiture.
Perrichon, entr'auvrant son mantCQU. — Moi, j'en ai 1^. **f5
Daniel. — Deux paires !
Perrichon. — Une peut casser. . . .je ne veux pas me trouver dans l'enabarras. ^jjv>*f*'^^
Daniel, à part. — Décidément, c'est un lion ! . . . . (Haut.) ir- Le fiacre est à la porte. . . ,si vous voulez, w***"*'^
5 Perrichon. — Un instant ! Quelle heure est-il 1
Daniel. — Dix heures !
Perrichon. — Je ne veux pas arriver avant midi .... ni après. (A part.) Ça ferait tout manquer. s^
Daniel. — Yous avez raison .... pourvu qu'on soit à 10 l'heure. (A part.) Ça ferait tout manquer.
Perrichon. — Arriver avant .... c'est de la fanfaronnade ^**"' .... après, c'est de l'hésitation ; d'ailleurs, j'attends Majorin ... .je lui ai écrit hier soir un mot pressant. **~*««-' •
Daniel.— Ah ! le voici.