‹ Le voyage de Monsieur Perrichon (volume 4)Chapitre 63 sur 89 · Acte IV · texte numérisé non relu

Acte IV

Armand. — Que dit-il 1

Perrichon. — Jean .... laisse-nous !

Armand. — Je me retire aussi ....

Le Commandant. — Oh ! pardon ! je désire que tout ceci se passe oevant témoins. 6

Armand. — Mais, .t^ ^*^

Le Commandant. — Je vous prie de rester.

Perrichon. — Commandant. . . .vous êtes un brave mi- ->.*-v^ litaire. . . .et moi. . . .j'aime les militaires ! Je reconnais f'^^^H^^ que j'ai eu des torts envers vous.... et je vous prie de 10 > croire que .... (.4 part.) Sapristi ! devant mon dômes-

tique ! (Haut.) Je vous prie de croire qu'il n'était ni «M^r dans mes intentions. . . .(Tljait signe de sortir à Jean, qui rty\^ a l'air de ne pas comprendre. A part.) Ça m'est égal, je le mettrai à la porte ce soir. (Haut.) Ni dans ma pSîiséeifi . . . .d'offenser un homme que j'estime et que j'honore !

Jran, à part. — Il canne, le patron !»t^»&^

Lk Commandant. — Alors, monsieur, ce sont des excuses t

Armand, vivement. — Oh ! des regrets ! . . . .

Perrichon. — N'envenimez pas ! n'envenimez pas 1 laissez ao parler le commandant.

Lb Commandant. — Sont-ce des regrets ou des excuses 1 Perrichon, hésitant. — Mais. . . .moitié l'un. . . . moitié l'autre. . . .

Le Commandant. — Monsieur, vous avez écrit en toufes^*^ > lettres sur le livre de Montanvert .... le commandant est

Perrichon, vivement. — Je retire le mot ! il est retiré I

Le Commandant. — 11 est retiré .... ici ... . mais là-bas ! il s'épanouit au beau milieu d'une page que tous les voyageurs peuvent lire. . ,

Perrichon. — Ah ! dame ! pour ça ! a moins que je ne 5 retourne moi-même l'effacer. ^

Le Commandant. — Je n'osais pas vous le demander, mais puisque vous me l'offrez ....

Perrichon. — Moi ?

Le Commandant. — J'accepte.

10 Perrichon. — Permettez ....

Le Commandant. — Oh ! je ne vous demande pas de repartir aujourd'hui. . . . non !. . . . mais demain. Perrichon et Armand. — Comment? ^^^^ Le Commandant. — Comment ? Par Je premier convoi,^ 15 et vous bifferez vous-même, de bonjie grâce, les deux /tu**> méchantes lignes échappées à votre improvisafioia . ... ça m'obligera.

Perrichon. — Oui .... comme ça ... . il faut que je retourne en Suisse ?

20 Le Commandant. — D'abord, le Montanvert était en Savoie .... maintenant c'est la France !

Perrichon. — La France, reine des nations 1 Jean. — C'est bien moins loin ! W u y<uv Le Commandant, ironiquement. — Il ne me reste plus 25 qu'à rendre hommage à vos sentiments de conciliation. Perrichon. — Je n'aime pas à veraer le sang ! **^ Le Commandant, riant. — Je me déclare complètement satisfait. (A Armand.) ^ Monsieur Desroches, j'ai encore quelques billets en circulation, s'il vous en passe {un/par les 30 mains, je me recommande toujours à vous! (Salua/nt.) Messieurs, j'ai bien l'honneur de vous saluer I Hf*.^^^^i^<'Vrt*<^

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