‹ Le voyage de Monsieur Perrichon (volume 4)Chapitre 69 sur 89 · Acte IV · texte numérisé non relu

Acte IV

Armand. — Laquelle Y m/U^

Daniel. — Je lue suis laisse glisser exprès! dans

une petite crevasse .... pas méchante. \^^ S^

ÂRMAKD. — Exprès % "

Daniel. — Vous ne comprenez pas? Donner à un car- a rassier l'occasion de sauver son semblable, sans danger pour lui, c'est un coup de maître ! Aussi, depuis ce jour, je suis sa joie, son triomphe, son fait d'armes ! Dès que je parais, ^ -^ *»v^ sa figure s'épanouit, son estomac se gonfle, gl/lui pousse del'^'' t*- ^T*** plumes de paon dans sa redingote .... Je le tiens ; ."^ ' comme la vanité tient l'homme. . . . Quand il se refroidit, je le ranime, je le souffle. ... je l'imprime dans le journal y'**»*' »^ J* .... à trois francs la ligne !

Armand. — Ah liah ! c'est vous ?

f Daniel. — Parbleu ! Demain je le fais peindre à l'huile f9'*^- ■ • en tête-à-tête avec le mont Blanc ! J'ai demandé un t^jut petit mont Blanc et un immense Perrichou ! Enfin, mon ami, retenez bien ceci .... et surtout gardez-moi le ••cret : les hommes ne s'attachent point à nous en raison des services que nous leur rendons, mais en raison de ceux «/ qu'ils nous rendent !

Armait D. — Les hommes .... c'est possible .... mais les femmes ?

Daniel. — Eh bien, les femmes. . . .

Armand. — EllescomprennMit la reconnaissance, elles at savent gartfer au fond du cfBur le souvenir du bienfait. ! Daniel. — Dieu ! la jolie phrase !

Armand. — Heureusement, madame Perrichon, ne partage pas les sentiments de son mari. cJL^/x...^

Daniel. — Ia maman est peut-être pour vous. . . . mais j'ai jM»ur moi l'orgueil du papa. ... du haut du Moiitanvert ma crevasse me protè^ 1

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