‹ Le voyage de Monsieur Perrichon (volume 5)Chapitre 1 sur 89 · MAJORIN, UN EMPLOYÉ DU CHEMIN DE FER · texte numérisé non relu

MAJORIN, UN EMPLOYÉ DU CHEMIN DE FER

Voyageurs, Commissionnaires.

Majorix, se promeîiant avec hnpatience. — Ce Perrichon n'arrive pas ! Voilà une heure que je l'attends. . . C'est pourtant bien aujourd'hui qu'il doit partir pour la Suisse avec sa femme et sa fille. . . {Avec amertume.) Des carrossiers qui vont en Suisse ! Des carrossiers qui ont quarante 5 mille livres de rentes ! Des carrossiers qui ont voiture ! Quel siècle ! Tandis que moi, je gagne deux mille quatre cents francs ... un employé laborieux, intelligent, toujours courbé sur son bureau . . . Aujourd'hui, j'ai demandé un congé . . . j'ai dit que j'étais de garde ... Il faut absolument lo que je voie Perrichon avant son départ ... je veux le prier de m'avancer mon trimestre ... six cents francs ! Il va prendre son air protecteur . . . faire l'important ! ... un carrossier ! ça fait pitié ! Il n'arrive toujours pas ! on dirait

qu'il le fait exprès ! (S'' adressant à un facteur qui passe suivi de voyaxjeurs.) Monsieur. . . .à quelle heure part le train direct pour Lyon ? . . . .

Le Facteur, brusquement. — Demandez à l'employé. [Il 5 sort par la gauche. )

Majorin. — Merci .... manant ! {S' adressant à V employé qui est près du guichet.) Monsieur, à quelle heure part le train direct pour Lyon ? . . . .

L'Employé, hrusquem,ent. — Ça ne me regarde pas ! voyez 10 l'affiche ! (7Z désigne une affiche à la cantouade à gauche.)

Majorin. — Merci . . . {A part.) Ils sont polis dans ces administrations ! Si jamais tu viens à mon bureau, toi ! . . . . Voyons l'affiche .... (77 sort à gauche.)

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