‹ Le voyage de Monsieur Perrichon (volume 5)Chapitre 15 sur 89 · Acte II · texte numérisé non relu

Acte II

L'Aubergiste, apportant le café. — Monsieur est servi.

Daniel, s^ asseyant derrière la tahle^ devant la cheminée et étendant une jambe sur la chaise d Armand. — Approchez cette chaise .... très bien . . . .{lia désigné une autre chaise. E y étend Vautre jambe.) Merci ! .... Ce pauvre Armand ! 5 il court sur la grande route, lui, en plein soleil .... et moi. Je m'étends ! Qui arrivera le premier de nous deux *? nous avons la fable du Lièvre et de la Tortue.

L'Aubergiste, lui présentant un registre. — Monsieur veut-il écrire quelque chose sur le livre des voyageurs % lo

Daniel. — Moi?. . . .je n'écris jam.ais après mes repas, rarement avant .... Voyons les pensées délicates et ingénieuses des visiteurs. {R feuilleté le livre, lisant.) "Je ne me suis jamais mouché si haut ! . . . . Signé : Un voyageur enrhumé...." (/Z continue à feuilleter.) Oh! la 15 belle écriture. {Lisant.) "Qu'il est beau d'admirer les splendeurs de la nature, entouré de sa femme et de sa nièce .... Signé : Malaquais, rentier . . . . " Je me suis toujours demandé pourquoi les Français, si spirituels chez eux, sont si bêtes en voyage j/( Cris et tumulte aib dehors.) 20

L'Aubergiste. — Ah ! mon Dieu !

Daniel. — Qu'y a-t-il?

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