‹ Le voyage en Chine operacomique en trois actesChapitre 21 sur 79 · HENRI, MARIE · texte numérisé non relu

HENRI, MARIE

MARIE) entrant.

Henri! comment êtes-vous ici?

HENRI

Je vous retrouve enfin.

MARIE

Tout-à-l'heure en vous apercevant à cette fenêtre, j'ai failli me trouver mal.

Et moi, mon cœur battait

MARIE

Quelle imprudence? venir chez mon père, car vous ne savez pas, notre mariage

HENRI

J'ai trouvé le jugement, il y a deux jours, en arrivant à Paris... mais tout n'est pas fini.

MARIE

Mon père ne vous pardonnera jamais de ne pas avoir attendu son consentement.

HENRI

Le pouvais-je?... J'avais reçu l'ordre de rallier l'expédition de Chine... les jours se passaient, le consentement n'arrivait pas... Je vous aimais, je n'avais plus que deux heures pour m'embarquer... Je ne pouvais partir, vous abandonner... j'étais fou de douleur. C'est alors que votre tante prit sur elle de faire sanctifier notre union... Elle fit appeler un chapelain.., et deux heures plus tard, je prenais la mer... bien triste, mais bien heureux!... car je vous avais donné mon nom.

MARIE

Ah! pourquoi n'ôtes-vous pas revenu plus tôt?

HENRI

Je ne pouvais quitter mon pavillon avant la fin de l'expédition... Mais je vous ai écrit à chaque courrier.

MARIE

Je n'ai pas reçu vos lettres.

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