‹ Le voyage en Chine operacomique en trois actesChapitre 43 sur 79 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

POMPÉRY, HENRI, P ui, ALIDOR.

POMPERY, à Henri.

Ah ! vous êtes bien fier de votre succès... Vous vous croyez un grand chanteur.

Moi?

POMPÉRY

Mais ce n'est pas vous qu'on applaudissait... C'était ma fille...

HENRI

Et j'en étais bien heureux.

POMPER Y

Ma fille que vous n'épouserez pas, entendez-vous?

HENRI

Ohîçà!...

POMPÉRY

Que vous n'épouserez jamais.

HENRI

Décidément, vous ne voulez pas me donner votre fille?...

POMPÉRY

Non, Monsieur.

HENRI

C'est bien votre dernier mot?

POMPÉRY

Le premier comme le dernier.

HENRI

Alors, je n'ai plus rien à ménager, vous me mettez à l'aise... et je vous déclare que M lle Marie sera ma femme malgré vous, malgré tout le monde.

POMPÉRY

Ah! c'est ce que nous verrons... Mais vous ne me connaissez pas... Quand on devrait me pendre... le cou dans la corde... je dirais : Non !

HENRI

Et moi, attaché à la gueule d'un canon, je persisterais à épouser votre fille.

DUO

HENRI

Je suis Breton, Vous apprendrez à me connaître.

Quand je dis oui, quand je dis non, Je parle en maître ; Je suis Breton.

Page 1