CHAPITRE II
SOClâTâ MTJTUSLLB DB RBTRAITSS SAPBURS-POMPIBRS VOLONTAIRBIS.
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La compagnie des sapeurs-pompiers volontaires de Grenoble date de 1805 ou 1806.
Elle eut constamment à sa tète des chefs pleins de zèle. Mais, pour être juste, je dois proclamer avec la voix publi- (jue que M. Augustin Thevenet se distingua entre tous par son activité et son dévouement.
Formée d'ouvriers ne recevant aucune rémunération, s'habillant à leurs frais, prêts à marcher au moindre signal, en tout temps, à toute heure, compromettant leur santé , exposant leur vie, la compagnie des sapeurs-pompiers volontaires a toujours représenté au plus haut point Tesprit d'abnégation et de sacrifice.
Elle a aujourd'hui pour capitaine M. Jules Vendre. En peu de temps, M. Vendre Ta réorganisée sur des bases nouvelles ; il a porté son effectif i plus de 200 hommes ; la plaçant sur un pied tout à fait militaire, il y a introduit une rigoureuse discipline ; enfin, il Ta soumise à un règlement, signé par Mi le maire de Grenoble, le 7 novembre
1857. Ce règlement est accompagné de diverses instructions qui attestent avec quel soin tout a été prévu.
M. Vendre a fait plus encore. Il a créé une caisse de retraites, qui, dans un temps donné et sous certaines conditions de service et d'âge, assure aux membres de la compagnie une pension de 250 fr. La compagnie et la caisse de retraites sont deux institutions distinctes, et cependant rattachées Tune à Tautre par les liens les plus étroits, de telle sorte que la seconde , au moyen d'une combinaison ingénieuse , devient une garantie de la permanence et de Tindissolubilité de la première.
Voici. le texte des statuts de la caisse des retraites. Je propose ces statuts comme un vrai modèle pour le fond et pour la forme.