‹ Le vrai livre du peuple, ou, Le riche et le pauvreChapitre 11 sur 85 · II. — SOCIÉTÉS DE FEMMES · texte numérisé non relu

II. — SOCIÉTÉS DE FEMMES

PBEMUBR BVHEAIJ.

Société de bienfaisance mutuelle, maternelle et filiale.

Cette société a été créée le 1" janvier 1822.

Le 18 décembre 1854, elle a été approuvée , conformément au décret organique du 26 mars 1852 sur les sociétés de secours mutuels.

Un décret impérial du 13 janvier 1855 en a nommé présidente M"® veuve Buffet, née Bourgeat, qui en était commissaire générale depuis 1830.

Son règlement a été révisé le 16 juillet 1855. T 40

Sa devise est : Hùnneur à Vhumanitè.

« Elle a pour but, dit son règlement, de resserrer entr<i toutes les personnes qui en font partie les liens de la fraternité et de la charité chrétiennes; de procurer des secours et des soins à celles qui sont malades ou tombées dans le besoin par Teffet de Tîige ou des infirmités; de prier pour celles qui décèdent et de leur rendre les derniers devoirs. »

Elle comprend des membres titulaires et des membres honoraires.

Le nombre des titulaires ne doit pas dépasser 500.

La société est gérée par un conseil d'administration, composé d'une présidente, nommée parFEmpereur, d'une secrétaire de séance, dune secrétaire de comptabilité, d'une trésorière, élues en assemblée générale, des commissaires de série élues par chaque série, d'une commissaire amendeuse.

Le conseil d'administration examine les propositions qui doivent être soumises à l'assemblée générale ; il présente des candidats pour les fonctions de secrétaire, de trésorière, de commissaires de série ; il nomme la commissaire amendeuse.

La société a un grand conseil composé du conseil d'administration et de deux membres par série, nommés en assemblée générale.

Le grand conseil prononce les radiations. La radiation est annoncée à l'assemblée générale, en ces termes ; La ^Qwir iV, a été rayée de la liste des sociétaires par un arrfté du grQnd conseil, après avoir été entendue dam sa défense. Toute discussion est interdite à ce sujet.

Toutes les années, la présidente nomme une sœur dans chaque série pour vérifier les comptes trimestriels*

Elle nomme, à tour de rôle, des sœurs visiteuses chiurg^ de visiter h% malaâQ9«

Les admissions ont lieu en assemblée générale^ sur présentation du conseil.

Les titulaires, dames ou demoiselles, doivent être âgées de 30 ans au moins, et ne pas avoir plus do 35 ans.

Le prix de leur admission est de 10 fr., au-dessous de 2o ans, et de 15 fr., au-dessus de cet âge. '

Le prix d'admission des membres honoraires est laissé à leur volonté.

La cotisation mensuelle des membres, soit titulaires, soit honoraires, est de 1 fr.

Après trois mois de retard, les membres titulaires sont considérés comme démissionnaires..

La société a deux médecins et deux pharmaciens, nommés en assemblée générale.

Les titulaires malades ont droit aux visites d'un médecin de la société et aux médicaments.

Si une garde, pour la nuit, est jugée nécessaire par le médecin, la société lui paie 75 centimes par nuit, mais pendant douze nuits seulement.

Les sœurs mariées, qui accouchent, ne reçoivent de secours que quinze jours après leur accouchement. Toutes les dépenses qu'elles font avant l'expiration de ce terme , sont à leur charge.

Les malades ne sont pas exemptées de la cotisation mensuelle.

La société divise, chaque année, entre les sœurs âgées de 65 ans, l'intérêt de sa caisse de secours.

Ces sœurs n'en ont pas moins droit aux secours ordinaires, en cas de maladie.

La société dispense de toute rétribution les sœurs qui sont admises à l'hospice,^ comme infirmes ou dénuées de ressources, tout en continuant de les compter parmi ses membres. Elles conservent leurs droits aux honneurs funèbres^

et pendant leur vie, quel que soit leur âge, elles reçoivent leur part de Tintérêt de la caisse de secours.

La société alloue aux sœurs traitées à V hospice comme malades, "35 centimes par jour. Ce secours peut varier selon Tçtat de la caisse.

En 18S6, la société a fondé une caisse de retraites, obligatoire pour tous ses membres.

Cette caisse est formée d'un don impérial de 1084 fr. ; de 416 fr. prélevés sur le capital social; de 25 centimes de cotisation mensuelle; des dons et subventions que la société peut recevoir ; d'un droit d'affiliation de 4 fr. payé désormais par les sociétaires admises de 2S à 30 ans, et de 6 fr. payés par les sociétaires admises de 30 à 35 ans.

A partir du 1" juillet 1864, tout membre faisant partie de la société depuis dix ans au moins et ayant atteint l'âge de 5«^ ans, aura droit à la pension, dans la mesure des revenus de la société.

Tout membre reçu postérieurement à la création de la caisse n'aura droit à là pension que lorsqu'il aura 55 ans d'âge et 25 ans de présence dans la société.

A dater de l'ouverture de la caisse, il ne sera plus servi d'autres pensions que les pensions de retraite, et, dès cette époque, les intérêts du capital de la caisse de secours seront joints aux intérêts du capital de la caisse de retraites, pour servir les pensions des ayants droit.

La moitié de la société assiste aux obsèques d'une sœur titulaire. Toute la société assiste aux obsèques d'une sœur honoraire.

La moitié de la société accompagne le corps des dames qui n'en font pas partie, moyennant 33 fr. ; l'assistance de la société entière coûte 65 fr. S'il s'agit de parents de sociétaires, ces rétributions sont réduites d'un cinquième.

Les sœurs non catholiques sont dispensées d'assister aux enterrements. De même, la présence des sœurs catholiques aux funérailles de celles-ci est facultative.

La société ne contribue aux dépenses des obsèques des sœurs qui meurent dans leur domicile ou à l'hospice, qu'autant qu'elles ou leurs familles sont dans la plus grande indigence.

La société est placée sous Finvocation de la Visitation de la Sain te- Vierge.

Elle célèbre tous les ans sa fête, le 2 juillet.

Au 31 décembre 1858, la société comptait 268 membres titulaires, et 13 membres honoraires.

Les fonds de la caisse de secours s'élevaient à la somme ' de 10,741 fr. 52 c.

Les fonds de la caisse de retraites étaient de 5,987 fr. i5 cent.

Le 21 mars 1852, la société, réunie en assemblée générale, a offert une médaille d'or à M™® Buffet, commissaire générale, en témoignage du zèle constamment apporté par elle dans l'exercice de ses fonctions, remontant au 27 juin

Le 16 août 1857, le ministre de l'intérieur a décerné une nouvelle médaille d'or à M"® veuve Buffet. Cette médaille est accompagnée du diplôme suivant :

AU NOM DE l'empereur,

« Le Ministre secrétaire d'Etat au département de Tintérieur a décerné, comme récompense honorifique, une médaille en or à M"® veuve Buffet, née Bourgeat, présidente de la société dite 1®' Bureau des dames et demoiselles de Grenoble

[Isère).

« Ce diplôme a été délivré à M"** veuve Buffet afin de perpétuer dans sa famille et au milieu de ses concitoyens le souvenir des services rendus par elle à l'institution des sociétés de secours mutuels.

« Lé Ministre Secrétaire d'État au département de Vintêrimr,

« Signé BiLLAUT. »

La médaille décernée à M°*® veuve Buffet lui a été remise, avec une grande solennité, en assemblée générale, par M. le préfet de Flsère, le 25 avril 1858.

DEUXIElHi: BIJIIEAV. .

Société de bienfoisance et de prévoyance mutuelles, maternelle

et filiale.

Cette société date du 1" janvier 1822.

Son règlement n'a été ni révisé ni réimprimé; mais ila^ subi de nombreuses modifications, que M"® la commissaire générale a bien voulu me faire connaître.

Le règlement primitif est précédé de l'instruction sui-^ vante :

« Quand on est assemblé pour procéder au moyen de soulager ses semblables, ses amies, et, par conséquent, ses sœurs, on prouve qu'on est vertueuse.

« Toute sœur raisonnable doit avoir pour principe de mériter Testime de la société dont elle fait partie, et le premier moyen qu'elle doit employer, c'est d'observer exactement les obligations auxquelles elle s'est soumise lors de sa réception; celles de cette société ont pour base rhonneur^ la décence et rbumanité.

. 1B1 — « n est doDO essentiel do sd comporter toujours dvêe

probité et décence dans toutes les réunions. Quelque liaison qu'on ait, il est défendu de se donner d'autre nom que celui de sœur, ce quî faitréloge des sociétés de bienfaisance, puisque ce beau nom renferme tous les sentiments d'union et de charité dont nos cœurs doivent être remplis sans cesse.

« Il est aussi essentiel de se souvenir qu'il n'est perttiis à aucune sœur de parler, pour quelque motif que ce puisse être, sans en avoir obtenu la permission de la sœur qui préside l'assemblée.

« D'après tout ce qu'on vient de dire, il est aisé de voir ce que cette société exige des dames et demoiselles qui doiteûl secourir Tinfortune; et lorsqu'une sœur donne le denier de la veuve, elle ne doit avoir pour témoins quô le ciel et ion cœur. »

La société comprend des membres titulaires et des membres honoraires.

Elle reçoit, en outre, de jeunes aspirantes, filles de lociétaires, qui paient une cotisation de 10 cent, par mois, si elles sont reçues avant 5 ans; de lo cent, si elles sont reçues à 5 ans; de 20 cent, si elles sont reçues à 8 ans. Ces aspirantes sont admises, à 17 ans, en qualité démembres titulaires, sans avoir a payer aucun prix d'admission. La lociété leur rend les honneurs funèbres.

La société est gérée par un conseil d'administration, Com* posé d'une commissaire générale, d'une trésorière^ d'une secrétaire , des commissaires de série , d'une commissaire d'ordre et de vingt autres sœurs.

Le conseil délibère sur tous les intérêts de la société» Ses décisions doivent toujours être soumises à l'assemblée générale»

Chaque année, celle-ci procède à une nouvelle élection de la commissaire générale et de la secrétaire. L'une et l'autre

peuvent être réélues indéQniment. Elles ne peuvent être remplacées qu'alternativement.

La durée des fonctions de la trésorière n'est pas limitée.

Les commissaires de série sont renouvelées tous les ans, par moitié, en assemblée générale.

L'assemblée générale remplace, chaque année, les autres membres du conseil.

Le prix d'admission des titulaires est fixé :

à 10 f. 45c. de 20 à25 ans; à 15 45 de25à30ans.

Le prix d'admission des membres honoraires est laissé à leur volonté.

La cotisation mensuelle de toute sœur titulaire ou honoraire est de 1 fr.

Un retard de 6 mois entraîne la radiation des membres titulaires.

Les titulaires malades ont droit aux visites du médecin de la société et aux médicaments.

Elles ne sont pas dispensées de payer leur cotisation mensuelle.

Des secours sont accordés aux sœurs titulaires malades.

Les secours sont donnés en nature ; ils ne sont délivrés en argent que rarement , et aux sœurs qui n'ont pas de famille.

Le conseil détermine , chaque mois , la quotité des secours.

Les sœurs définitivement admises à l'hospice reçoivent une pension annuelle qui ne peut être moindre de 36 fr.

Chaque sœur titulaire , âgée de 70 ans , a droit à une pension. Les pensions se composent des intérêts de la caisse sociale et du produit des amendes, le tout réparti, chaque année, entre les ayants droit.

La moitié de la société, à tour de rôle, rend les derniers honneurs à ses membres titulaires. Toute la société assiste aux obsèques des membres honoraires.

La société contribue, selon Tétatde la caisse, aux frais de la sépulture des sœurs décédées dans leur domicile ou à rhospice, et dont les parents sont sans ressources.

Elle célèbre tous les ans sa fête , le jour de la Sainte- Agathe.

Au 31 décembre 1858, elle comptait 299 membres titulaires et 12 membres honoraires.

Les fonds libres s^ élevaient à la somme de 9,392 fr. 26 c.

M"** Ramel a été la véritable fondatrice de la société. Commissaire générale depuis sa fondation jusqu'en 1827, elle fut de nouveau élue en 1830 et elle remplit ces fonctions jusqu'en 1835, année de son décès.

La société reconnaissante lui vota l'érection d'un monument funéraire.

En 1824, la société a décerné une médaille d'or à M. le docteur Chanrion.

On lit sur cette médaille : La société maternelle et filiale à son médecin. — Reconnaissance.

TROISnÈmE BUREAU.

Société chrétienne de bienfaisance mutuelle.

Cette société date du 20 avril 1822.

Son règlement a été révisé en 1851 .

n ait précédé de la tnème iûstruetion qud cd^i du 12°"' bureau»

On y lit, en outre, ce qui suit: « La société ftera appelée Société chrétienne de bienfaisance, vu qu'elle est fondée sur cette charité pure et parfaite qui, faisant aimer Dieu paf'* dessus toutes choses et son prochain comme soi-même, commande toutes les œuvres tendantes à cette fin ; et comme un moyen sage pour que lesn)pérations de cette société soient agréable! à Dieu et méritoires aux soeurs qui en dépendent, et qui toutes sont sincèrement disposées à s'y prodiguer mutuellement les secours et soulagements relatifs à leurs différents besoins, elles invoquent la protection de la très^sainte Vierge, ainsi que celle de saint Vincent de Paul, protection qu'elles réclameront en faisant acquittefi tous les ans, le saint sacrifice de la messe en Thonneur de la très-sainte Vierge, le 2 février, jour de la fête de la Purification de la bienheureuse Vierge Marie, et en Thonneur de saint Vincent de^Paul, le 17 juillet suivant, jour de la fête de ce grand saint. »

La société compte des membres titulaires et deft membres honoraires^

Elle reçoit également de jeunes personnes en bas âgOi dont les mères ou belles-mères sont elles-mêmes sociétaires. Ces aspirantes sont admises comme titulaires, à Tâge de 17 ans, pourvu qu'elles aient payé leur prix de réception, par petites fractions, que le conseil d'administration est chargé de déterminer. La société leur rend les honneurs funèbres.

La société est gérée par un conseil d^administration, composé d'une commissaire générale, dune trésorière, d'une secrétaire de comptabilité, d'une secrétaire des séances , de huit commissaires de àérie , de doux commis-

saires d'ordre , de suppléantes en notnbre égal à celui de chaque fonction ; de quatorze autres conseillères choisies par Tassembléo.

Les membres sortants du conseil d'administration ont

droit également de rester au conseil pendant deux ans après qu'ils auront flni le temps de leurs fonctions ; ils ont voix délibérative et sont exempts des amendes de conseil, aux* quelles tous les membres du conseil sont sujets en cas d'absence non moiivée.

Les emplois sont obligatoires. Toute personne capable de les remplir est tenue de les accepter quand elle aura été désignée par la société > sous peine d'une amende do 1 fr. à 8fr.

La commissaire générale et les secrétaires sont soumises chaque année à la réélection. Elles sont indéfiniment réeligibles. Elles ne peuvent être remplacées qu'alternativement. Les commissaires de série sont renouvelées, chaque année, par moitié, en assemblée générale.

La durée des fonctions de la trésorière n'est pas limitée. Les autres membres du conseil sont remplacés, chaque année, en assemblée générale.

La secrétaire de comptabilité est chargée de la tenue du registre général des recettes et dépenses. Chaque mois, son registre est soumis à l'examen de la commissaire générale»

Le prix d'admission des titulaires est ainsi fixé t

De 17 à 20 ans 40 fr.

20 à 23 ans 15 '

2S à 30 ans 20

Le prix d'admission des membres honoraires est laissé à leur volonté.

La cotisation mensuelle de toute sœur, titulaire ou honoraire, est de 1 fr.

Un retard de quatre mois entraîne la radiation des membres titulaires.

Les titulaires malades ont droit aux visites du médecin de la société et aux médicaments.

Les titulaires qui, pour cause de maladie, se trouvent réellement dans le besoin, reçoivent un secours en argent, déterminé par le conseil d'administration.

Il en est de même des titulaires qu'un mal de doigt, de pied, ou autre, force d'interrompre leur travail.

Les sœurs malades ne sont pas dispensées de payer leur cotisation mensuelle.

Les sœurs malades, qui se font admettre à l'hospice , ont le même droit aux secours que si elles étaient traitées chez elles.

La société alloue aux sœurs définitivement reçues à l'hospice une pension, qui ne peut être moindre de 2 fr. par mois.

La moitié de la société assiste aux obsèques des sœurs titulaires.

Toute la société assiste à celles des membres honoraires.

Toute personne étrangère à la société, d'une moralité reconnue, reçoit de la société les honneurs funèbres moyennant une somme de 40 fr.

La société contribue aux frais de sépulture des sœurs décédées chez elles ou à l'hospice, et dont la famille est sans ressources.

Le 3 août 1856, la société a fondé une caisse de retraites, régie par les dispositions suivantes :

« Il est créé une caisse de pensions de retraites incessibles et insaisissables, pour les personnes appartenant au 3* bureau.

« Tous les sociétaires, quel que soit leur âge, auront le droit de se faire inscrire à la caisse de retraites jusqu'au 1" janvier 1857, toutefois en payant tout ce que chacune aurait dû verser depuis la formation de la caisse de retraites jusqu'au 1*' janvier 1857. Passé cette époque, toutes celles qui ne se seront pas fait inscrire seront obligées, pour avoir droit à la pension, de remplir les mêmes conditions que celles qui n'ont jamais fait partie de la société.

« Toutes les sociétaires qui ont été admises dans IcS""** bureau à l'âge de vingt-cinq ans ou au-dessous, et qui sont de la caisse de retraites, seront pensionnées à Tàge de cinquante ans. Celles qui ont été reçues après l'âge de vingtcinq ans n'auront droit à la pension qu'à cinquante-cinq ans ; il en sera de même pour foutes celles qui se feront recevoir à l'avenir dans la caisse de retraites et dans le 3"*® bureau.

« Nulle ne pourra être admise dans le 3"°° bureau, si elle ne veut faire partie de la caisse de retraites.

« Les sociétaires actuelles du 3™® bureau et celles qui se feront recevoir à dater du 1" janvier 1857 paieront, en sus du prix d'admission ordinaire, de vingt à vingt-cinq ans, 3 fr., et de vingt-cinq à trente ans, 5 fr. pour la réception à la caisse de retraites.

« Indépendamment de la somme fixée ci-dessus, toute sociétaire versera 1 fr. pour le fonds de la caisse de retraites, et une rétribution de 25 cent, le premier jeudi de chaque mois, payable entre les mains de la commissaire qui lui sera désignée. Nulle n'est dispensée de cette rétribution, pas plus la sociétaire malade que celle qui serait absente ou pensionnée, et celle qui ne l'acquitterait pas au jour fixé serait passible d'une amende de 10 cent.

« Le capital du fonds de pensions de retraite sera composé : «1® Du montant des cotisations spéciales de réception et des rétributions mensuelles;

n %^ Des amendes spéciales ;

«I 3° De tous les dons qui pourront être faits à la caisse créée par le présent règlement. — Nul motif ne pourra jamais faire distraire C3S sommes de leur destination.

« La quotité do la pension de retraite n'aura pour limites que le chiffre de l'intérêt échu, au moment de la fixation des dividendes, des capitaux antérieurement placés, partagé également entre les retraitées.

« Dans le courant du deuxième et du quatrième trimestre de chaque année, et sur la demande écrite des intéressées, il sera dressé un tableau général de toutes les sociétaires ayant droit à la retraite.

« La sociétaire qui réclamera en vertu de son âge le bénéfice de la pension, sera tenue de produire son acte de naissance.

« Les retraites partiront toujours du 1" janvier ou du V^ juillet qui suivra Tépoque où les ayants droit auront atteint Tâge de la pension, c'est-à-dire que Ton réglera la pension deux fois par an. Les pensions se composeront de tout lintérèt des sommes placées et de l'intérêt de 2,000 fr. pris à la caisse-mère, comme cela a été décidé par la majorité de l'assemblée générale du 3 août 1856.

« Les cotisations de chaque mois augmenteront toujours les capitaux, jusqu'à ce qu'il y ait une somme assez forte et que la majorité de la société de la caisse de retraites décide d'en consacrer une partie aux pensions.

n Les intérêts du capital de la caisse de retraites ne seront pas touchés avant dix ans, à partir du 1*^"^ janvier 1837; ils se capitaliseront avec les réceptions et les cotisations de chaque mois jusqu'au 1*^"^ janvier 1867. Des registres spéciaux seront remis à cet effet à la trésorière, à la secrétaire de comptabilité et aux commissaires de série.

« Les pensions de retraite seront payées aux pensionnées par douzième, le premier jeudi de chaque mois, •&

séance de versement, par la trésorière, et sur un bon délivré par la secrétaire de comptabilité,

« La sociétaire absente de Grenoble, qui ne pourra pas toucher elle-même le montant mensuel de sa retraite , sera tenue de le faire recevoir, au plus tard à la fin de Tannée, par un mandataire, porteur :

« 1® D'un pouvoir écrit signé par la sociétaire absente, ou donné en présence de deux personnes, si la sociétairo lie sait pas signer;

« 2^ D'un certificat de vie délivré par le maire de la corn- Qiime dans laquelle sera la résidence de la sociétaire.

« Le maire du lieu de la résidence de la sociétaire devra certifier, en cas de mandat, la sincérité de la signature de la sociétaire ou des signatures des personnes en présencQ desquelles le mandat aura été donné.

« En cas de décès , tous les arrérages de retraite d'uu mois resteront acquis à la caisse , sans que la famille de la sociétaire décédée puisse rien y prétendre.

« Toute sociétaire qui aura été rayée du 3® bureau pour rçtard de paiement de ses cotisations ou amendes, ou pour quelque autre cause que ce soit, perdra, dès ce moment» tous ses droits à la caisse de retraites. »

La société célèbre chaque année sa fête le 17 juillet.

Au 31 décembre 1858, la société comptait 213 membres titulaires et 18 membres honoraires.

Le capital delà caisse des secours s^ élevait À la somme de 8,62o fr. 26 c.

Le capital de la caisse dos pensions était de 2,201 fr, 90 c.

UVATMÈMl! BVniSAIJ.

Société de bienfaisance mutuelle, maternelle et filfale.

Cette société a été créée le 1" janvier 1842.

Elle comprend des membres titulaires et des .membres honoraires.

Elle est gérée par un conseil d'administration compose d'une commissaire générale, d'une secrétaire, d'une tréso — rière, des commissaires de série, d'une commissaire d'ordr^e et de commissaires visiteuses.

Les membres du conseil sont élus pour deux ans, en assemblée générale. Ils sont rééligibles.

Tous les trois mois, il est nommé une sœur par série et à tour de rôle pour vérifier les comptes.

Les admissions ont lieu en assemblée générale, à l'unanimité.

La sœur qui a mis dans l'urne une boule noire doit, dans les* vingt-quatre heures, faire cpnnaître les motifs de sonvote à la commissaire générale, qui peut les apprécier ou les déférer au conseil.

Le prix d'admission des titulaires est ainsi fixé :

De 15 à 20 ans 10 fr.

De 20 à 25 ans 18

De 25 à 30 ans 25

Le prix d'admission des membres honoraires est laissé à leur volonté.

Toute sœur, titulaire ou honoraire, doit payer une cotisation mensuelle de 1 fr.

Après six mois de retard, une sous-titulaire est rayée du tableau.

Les sœurs titulaires malades ont droit aux. visites du médecin de la société et aux médicaments ; elles reçoivent, en outre, 50 centimes par jour ; elles ne sont pas dispensées de payer leur cotisation mensuelle.

La société ne secourt les sœurs mariées qui accouchent, que quinze jours après leur accouchement.

Sur l'avis du conseil, la commissaire générale peut accorder aux malades des secours extraordinaires.

La société entière rend les derniers devoirs aux sœurs décédées , ainsi qu'à toute dame ou demoiselle dont la famille paie une somme de 40 fr.

Elle contribue aux' frais d'enterrement des sœurs mortes dans leur domicile ou à Thospice, si leur famille ne peut les payet elle-même.

La société célèbre tous les ans sa fête le 15 août. Au 31 décembre 1858, elle comptait 86 membres titulaires et 9 membres honoraires.

Ses fonds libres s'élevaient à la somme de 12,090 fr. 25 c.

En 1857, la société a voté à M"® Greffe, née Genissieux, une médaille d'honneur , accompagnée d'un diplôme dont voici le contenu :

« Bien digne et chère Présidente ,

« La société qui s'honore de vous avoir pour fondatrice , et que vous dirigez avec tant de sagesse depuis près de seize ans , est trop profondément touchée de votre constante sollicitude et de votre bienveillance maternelle, pour que tous ses membres ne s'empressent pas à l'envi de vous offrir un hommage sensible de reconnaissance, ou plutôt un tribut r M

d6 piété filiale ; bien faible image, il est vrai, de nos sentiments profonds à votre égard, mais qui tire tout son prix de Taffection unanime avec laquelle il vous est offert» et de ce qu'il est accompagné des vœux les plus ardents pour vôtre félicité et votre conservation, et par conséquent pour notre propre bonheur et notre prospérité.

* Daignez doiic, bien chère présidente, bonne mère, agréer cette médaille d'honneur, avec autant de satisfaction que nous en éprouvons à vous en faire hommage, et vous répandrez la joie dans tous nos cœurs. »

(Suivent léi iignatutêi).

riIiflIJlElIi: BOtEAV.

Société de bienfaisance mutuelle, maternelle et filiale.

Cette société a été créée en mars 1842.

Son règlement était à peu près le même que celui du 4°*® bureau.

La société vient de déposer à la mairie et de soumettre à l'approbation municipale le manuscrit d'un règlement nouveau. M"® la commissaire générale a bien youlu me com,muniquer la minute de ce manuscrit. Voici les spécialités que j'y ai relevées :

Le prix d'admission des titulaires est ainsi fixé : De 18 à 22 ans, 12 fr.; de 22 à 2o ans, 15 fr.; de 25 à 30 ans, 20 fr.

Les sociétaires veuves sont dispensées d'assister aux enterrements pendant Tannée qui suit le décès de leur mari. Celles qui se remarient n'ont pas droit à cette dispense .

La sociétaire qui nourrit son enfant n'est pas tenue d'assister aux assemblées ni aux enterrements pendant un an & partir de 'son accouchement. Celle qui nourrit Tenfant d'une ^tre ne jouit pas de cette dispense.

Aux obsèques d'une sœur mariée, huit dames vêtues de noir porteront les cierges et les cordons.

Aux obsèques d'une demoiselle, les demoiselles âgées de moins de 36 ans seront vêtues de blanc.

La société assiste, moyennant 30 fr., aux obsèques de la mère, d'une fille, sœur et belle-sœur d'une sociétaire vivante.

La société fonde une caisse de pensions au profit des sœurs *gées ou infirmes incurables. A cet effet, une cotisation mensuelle de 23 centimes est imposée à toute titulaire. La caisse s'alimentera, en outre, par les droits de réception et les cotisations mensuelles des membres honoraires, par les amendes et par les intérêts de la caisse de secours; enfin, par les bonis réalisés chaque année.

Les pensions partiront du 1" janvier 1860, au profit des titulaires âgées de 55 ans, et des titulaires infirmes, sans limite d'âge.

La pension ne pourra jamais excéder 365 fr.

Elle se cumulera, pour les sœurs âgées seulement, avec les secours ordinaires, dus en cas de maladie.

ir

La société célèbre tous les ans sa fête, le 26 juillet, jour de la Sainte- Anne.

Au 31 décembre 1838, elle comptait 162 membres titulaires et 13 membres honoraires.

Les fonds libres s'élevaient à la somme de 16,796 fr* 30 cent.

Le 9 janvier 1848, la société a voté à M™* Guaimier, néi Gallinot, commissaire générale, la lettre suivante :

u 9 janvier 4848.

« A Madame Guaimier, notre bonne Commissaire générale —

« Nous, sociétaires du 5°** bureau de bienfaisance des da — mes et demoiselles ,

« Avons l'honneur de vous présenter les hommages d^ notre profonde reconnaissance. Depuis deux ans que vou^ avez été nommée à la présidence, nous n'avons que des éloges à donner à votre bonté, à votre intelligence, et surtout ^ tout le zèle que vous avez montré pour la distribution de : farines ; vous vous êtes donné une grande peine, sans qu'ell ^ vous ait jamais fait néghger nos malades, dont vous avez et ^ la mère ; vous n'avez épargné ni soins ni visites.

« Notre bonne présidente, nous avons tout appris et to»apprécié, et c'est pourquoi, au renouvellement de l'année nous venons vous offrir le tribut de notre vive reconnaissance, et vous prier de vouloir bien continuer à notre société vos soins généreux et intelligents. Vous avez noblemeaÉ rempli la tâche de présidente, et c'est avec un véritable bonheur que nous venons vous prier de continuer votre œuvre. Nous savons bien que c'est vous demander de continuer une mission pénible ; mais, Madame, nous espérons aussi que le Seigneur, qui est juste appréciateur de la vertu, daignera écouter nos ardentes prières et qu'il vous récompensera, dans cette vie même, de tout votre dévouement.

« Dans cette attente, nous avons l'honneur d'être, avec une sincère amitié , Madame , notre bonne présidente , vos sœurs et amies. »

(Suivent les signatures).

En octobre 1856, la société a voté à M""* Guaimier un diplôme qui renferme l'expression des mêmes sentiments.

SIXIEME BVIftEAIJ.

Société de bienfaisance mutuelle, maternelle et ftliale«

Cette société a été créée en avril 1842. Son règlement diffère peu de celui du 4°*® bureau. Voici les particularités essentielles qui sont à signaler : Les titulaire^ peuvent être admises jusqu'à 35 ans. Le prix d'admission est ainsi fixé :

De 15 à 20 ans 6 fr.

20 à 25 ans 10

Le médecin et le pharmacien de la société en sont membres honoraires.

Les secours sont donnés en nature. Ils consistent en 2 liilogrammes de pain et 1 kilogramme de viande, pour quatre jours.

Le conseil apprécie les cas rares où les secours peuvent fredonnés en argent. Les bons d'argent ne peuvent excéder la valeur des bons en nature.

Aucune sœur ne peut réclamer de pension pour cause de vieillesse qu'après avoir passé 15 ans, comme membre titulaire, dans la société. Après ce terme, la société prend en t'onsidération les fonds de la cf^'sse.

La société accorde aux sœurs définitivement reçues i l'hospice une pension de 2 fr. par mois.

Lors du décès d'une demoiselle appartenant à la société, toutes les sœurs demoiselles assistent à ses obsèques, habillées en blanc et pourvues de la livrée de la société. Aux enterrements des sœurs mariées ou veuves, huit dames habillées en noir sont chargées de porter les cierges et de tenir les cordons.

La société célèbre tous les ans sa fête, le 2 juillet, jour de la Visitation.

Au 31 décembre 1858, elle comptait 109 membres titulaires et iA membres honoraires.

Les fonds libres s'élevaient à la somme de 5,646 fr. 40 c.

SEPTiian: bureau.

Société de bienfaisance mutuelle, maternelle et filiale.

Cette société a été créée le 5 mai 1842. Son règlement est, sur beaucoup de points,, la reproduction de celui du 4'°° bureau.

Voici les particularités qui lui sont propres : Le prix d'admission est ainsi fixé :

De 18 à 20 ans 10 fr.

20 à 25 ans 12

25 à 30 ans 15

En 1856, la cotisation mensuelle a été portée de 1 fr. à 1 fr. 10 cent. >

A partir de 1861 , les titulaires âgées de 60 ans recevront une pension. Les pensions se composeront des intérêts de la caisse sociale, répartis entre les ayants droit.

La société admet des aspirantes, n^éme en bas âge, qui doivent payer une cotisation mensuelle de 10 centimes au moins. Elles sont ensuite admises comme titulaires à 18 ans. Il n'est pas nécessaire que les asp'irantes soient filles de sociétaires. La 'société leur rend les honneurs funèbres.

Les sœurs décédées à l'hospice sont toujours inhumées aux frais de la société, à moins que la famille ne déclare vouloir faire elle-même les frais des funérailles.

Quant aux sœurs qui décèdent dans leur domicile , la société ne supporte les frais de leurs obsèques que dans le cas où leur famille est sans ressources.

La société célèbre tous les ans sa fête, le 20 juillet, jour de la Sainte-Marguerite.

Au 31 décembre 1858, elle comptait 96 membres titulaires et 2 membres honoraires.

Les fonds libres s'élevaient à la somme de 5,525 fr. 16 cent.

En 1850, la société a décerné une médaille d'or à M™« Lesbros, commissaire générale.

nviTiEmB BiinfiAV.

^ Société de bienfaisance mutuelle de Saint-Louis.

Cette société a été créée le 8 mars 1844. Son règlement a été révisé en 1850.

11 est précédé de la même instruction que ceux des 2"® et 3*°* bureaux.

La société comprend des membres titulaires et des membres honoraires.

Elle est régie par un conseil d'administration et par un grand conseil.

Le conseil d'administration se compose d'une commissaire générale, d'une trésorière , d'une secrétaire de comptabilité, d'une secrétaire de séance, des commissaires de série.

Il délibère sur les secours ordinaires et extraordinaires.

Le grand conseil se compose du conseil d'administration, de deux commissaires d'ordre et de huit autres membres.

Il délibère surtout ce qui concerne les intérêts de la société, sauf à soumettre ses décisions à l'assemblée générale. A lui seul appartient l'interprétation du règlement.

Les membres de ces conseils sont élus en assemblée générale pour deux ans. Ils sont rééligibles. Toutefois, les commissaires de série sont renouvelés, chaque année, par moitié.

Les membres sortants du conseil d'administration ont la faculté de siéger au grand conseil, avec voix délibérative, pendant deux ans.

L'assemblée générale nomme chaque année un conseil vérificateur, composé de huit membres pris dans toutes lés séries. Ce conseil procède à une vérification trimestrielle de la comptabilité.

Les fonctions conférées par la société sont obligatoires. Toute sœur est tenue de les accepter , sous peine d'une amende fle 1 fr. à 5fr.

Les admissions sont prononcées en assemblée générale, sur présentation faite par le conseil d'administration.

La sœur qui vote contre l'admission doit faire connaître secrètement, dans les 24 heures, les motifs de son vote à la commissaire générale, qui les apprécie.

Toute dame ou demoiselle peut être reçue dans la société, en qualité de titulaire, jusqu'à Vàge de 40 ans inclusivement. Chaque récipiendaire est tenue de verser dans la caisse une mise de fonds proportionnelle à son Age, savoir :

De 17 à 25 ans lOfr. 60c.

25 à 30 ans 12 60

30 à 35 ans 15 60

35 à 40 ans 20 60

Les jeunes filles de 7 à 17 ans peuvent payer, tous les mois, de petites cotisations, suivant leur âge, jusqu'à ce que les sommes versées par elles complètent leur prix de réception. En cas de maladie , ces jeunes sociétaires ont droit de recevoir les consultations et visites des médecins. Si elles viennent à décéder avant leur entrée dans la société, elles sont néanmoins inhumées par les soins de la société, pourvu que les parents finissent de payer le prix de leur admission.

Le droit d'entrée des membres honoraires est laissé à leur volonté.

La cotisation mensuelle des sœurs titulaires ou honoraires est de 1 fr.

Après six mois de retard, toute sœur titulaire est réputée démissionnaire.

Dans le cas où une sœur honoraire voit diminuer sa fortune, par suite de quelque malheur, elle devient immédiatement titulaire, sansavoir à payer d'autres sommes que celles qu'elle a déjà versées.

La société a deux médecins et deux pharmaciens nommés en assemblée générale.

Les titulaires malades ont droit aux visites d'un médecin de la société et aux médicaments.

Elles ne sont pas dispensées de payer leur cotisation mensuelle.

Toute sociétaire malade qui ne se trouve pas chez elle lor^ de la visite du médecin est obligée do payer la visite.

L'extraction des dents est faite aux frais de la société, pa :a un dentiste qu'elle désigtie.

Les bons de secours sont donnés en argent. Us sont fixfe : à raison de 40 centimes par jour; ce chiffre peut être aug"menté suivant Tétatde la caisse, mais non diminué.

Il n'est accordé de secours qu aux sœurs malades et -a celles qui, par suite d'infirmités, ne peuvent se livrer à aii cun travail.

Les bons de secours en argent ne sont donnés qu'au::* malades aUtées.

Toute sociétaire qu'un mal de doigt ou de pied, etc., enm— pêche de se livrer à son travail, est secourue par le conseil d'administration, sur la présentation d'un certificat de médecin constatant que le mal est assez grave pour amener xmê interruption de travail.

Lorsque l¥tat d'une sociétaire en couches exige la présence du médecin, la société accorde immédiatement les remèdes; mais elle ne donne les bons de secours que quinze jours après l'accouchement.

La société n'accorde les veilleuses de nuit qu'aux sœurs dangereusement malades. Le maximum du nombre des veillées est fixé à dix. Chaque veillée est payée 60 centimes.

Lorsqu'une maladie a duré plus de 40 jours et qu'elle paraît devenir chronique ou incurable, il en est fait rapport au conseil, qui peut remplacer les secours quotidiens par des bons payés de quinzaine en quinzaine, et dont il fixe provisoirement le chiffre ; il en est de même pour les sociétaires infirmes.

Il est alloué aux sœurs malades qui sont traitées à l'hospice, une indemnité de 30 cent, par jour.

Le conseil peut accorder un secours de 10 à 15 fr. pour

les maladies non prévues , et ce, sur ordonnance des médecins.

La société accorde des secours extraordinaires pour des besoins urgents , dans des cas rares, et en ayant égard à Fétat delà caisse.

Elle accorde des pensions aux sœurs titulaires admises depuis dix ans.

Le fonds affecté aux pensions est formé des intérêts des capitaux placés et de l'excédant annuel des recettes sur les dépenses. Ce fonds neformepasune caisse distincte.

Les pensions sont servies aux sœurs que Textrême vieillesse ou des infirmités empêchent de travailler. Le fonds qui leur est affecté est également réparti entre les membres que le conseil désigne .

Les sœurs définitivement admises à Thospice conservent leur droit à la pension.

Toute réclamation faite contre une sœur et tendant à son exclusion doit être rédigée par écrit et signée par quatre membres. La réclamation est remise à la commissaire générale, qui la dépose au conseil oi elle est Fobjet d'un examen sérieux, et qui nomme une commission d'enquête.

Après le rapport de la commission d'enquête, le conseil appeler la sociétaire inculpée et lui lit la plainte portée contre elle. Si elle est reconnue fautive, il prononce l'exclusion.

Néanmoins, Tapplication de la peine est subordonnée au jugement de l'assemblée, qui approuve ou rejette la délibération du conseil'.

Toute sociétaire ayant porté une fausse plainte est condamnée elle-même, comme calomniatrice , à subir la peine quelle aurait voulu faire infliger à sa co-sociétaire.

D est expressément interdit de toucher à la caisse sous

prétexte de récompenser des personnes dont la société aurait reçu des services.

Les sœurs convaincues du délit de mendicité sont appelées au conseil , pour y être réprimandées une première fois. En cas de récidive, elles sont exclues de la société.

La moitié de la société assiste aux obsèques des titulaires décédées dans leur domicile ou à Thospice.

Lorsque les parents d'une sociétaire décédée dans son domicile se trouvent sans ressources , la société fournit la bière et paie la fosse. Quant à celles qui meurent à l'hospice, la société fait tous les frais. Dans le cas ou il serait constaté que les parents de la défunte, pour éviter les frais d'un enterrement, ont mis la malade à l'hospice, il nest payé par la société que la bière, la fosse et la messe.

Les sociétaires convoquées pour un enterrement doivent se rendre au domicile de la sœur décédée et l'accompagner avec recueillement jusqu'à la fosse ; s'il y a messe, elles doivent rester jusqu'à l'absoute.

La société entière assiste à l'enterrement des dames honoraires et à celui de toute personne dont elle a reçu des bienfaits.

La société est placée sous l'invocation de saint Louis ; elle célèbre chaque année sa fête le 25 août.

Au 31 déceqjbre 1858, elle comptait 282 membres titulaires et 17 membres honoraires.

Le capital de la caisse de secours s'élevait à la somme de 15,774fr. 91cent.

En 1845, la société a décerné une médaille d'or à Mme Marquian , née Jouvin.

Cette médaille était accompagnée du diplôme suivant :

emblée générale, voulant témoigner sa reconnais- .

sance à Mme Sophie Marquian, née Jouvin , sa digne et zélée secrétaire, luj a offert au nom de la société une médaille d'or en commémoration des nombreux services rendus par elle à ladite société ; cette médaille porte pour inscription : Don de reconnaissance à la sœur Sophie Jouvin , fmme Marquian, Monument des vertus de cette généreuse sœur , cette médaille sera héréditaire dans sa famille et témoignera des sentiments de gratitude que la société lui a voués à jamais. »

Mme Marquian avait été honorée en outre, et dès 1824 , d'une médaille en argent par le 3"® bureau de bienfaisance des dames de Grenoble.

nrEmmEME bvi&eav.

Le Pacte maternel.

Cette société a été créée le 14 avril 1844.

Elle comprend des membres titulaires et des membres honoraires.

La société est gérée par un conseil d'administration composé d'une présidente, d'une secrétaire, d'une trésorière, d'une coçmmissaire vériQcatrice , élues en assemblée générale , pour un an , et toutes rééligibles.

Le conseil se compose, en outre, de quatre commissaires de sections, désignées par leur numéro d'admission.

Ces quatre commissaires ont leurs suppléantes désignées de. la même manière.

Tous les trois mois, les titulaires sont remplacées de droit

par les suppléantes, qui ont fait ainsi T apprentissage de leur fonction.

Il est tire aU sort ', tous les trois mois, quatre visiteuses.

La société n'admet comme titulaires que des dames Oii. demoiselles justifiant que par leur travail ou leur fortune» ou par Tun et l'autre à la fois, elles suffisent à leur existence d'une manière honorable.

Les admissions sont prononcées en assemblée générale , sur présentation faite par le conseil, et aux trois quarts des voix des membres présents , plus une voix.

Le prix d'admission des titulaires est ainsi fixé :

De 15 à 20 ans révolus . . I . . 10

De 20 à 25 ans 12

De 25 à 30 ans 15

De 30 à 35 ans . 25

De 35 à 40 ans 30

Le prix d'admission des membres honoraires est laissé à leur volonté.

La cotisation mensuelle des membres, soit titulaires, soit honoraires, est de 1 fr. 25 cent.

Après un retard de trois mois, toute sœur titulaire est réputée démissionnaire.

La société nomme en assemblée générale un seul médecin et un seul pharmacien, qui doivent être membres honoraires.

Toute sœur titulaire , malade , a droit aux visites du médecin de la société et aux médicaments.

Une sœur peut se faire soigner, à ses frais, par un médeciB étranger ; mais la société lui accorde encore les médicaments, pourvu qu'ils soient pris chez le pharmacien de la société.

Toute sœur à qUi sa maladie occasionne un repos de plus

de cinq jours, reçoit jpar chaque jour excédant, une somtne de 50 cent.

Si la maladie dure plus de six mois, elle ne reçoit que la somme accordée comme petite pension, et qui, ainsi qu'on le verra bientôt, est de 120 fr. par an.

Les sœurs malades qui se font traiter a Thospice reçoivent le même secours que si elles étaient soignées dans leur domicile.

La sociétaire malade devant toujours payer sa cotisation mensuelle , la retenue en est faite chaque mois, sur les bons d'argent délivrés dans la semaine qui précède le versement.

Les maladies ou indispositions causées par une grossesse ne sont pas à la charge de la société.

Elle n'accorde aucun secours pour un accouchement, ni pendant la quin2aine qui le suit.

11 ne peut jamais être pris sur les fonds de la société une somme, quelque minime qu'elle soit, pour frais de fête ou récompense honoriûque ; de telles dépenses ne peuvent être faites qu'au moyen de souscriptions volontaires.

La société accorde des pensions d'âge.

Les pensions d'âge sont de deux ordres : les grandfts et les petites. Pour y avoir droit , il faut être âgée de 60 ans au ^oins, et faire partie de la société depuis trente ans.

Les grandes pensions d'âge sont accordées à toutes les sociétaires dans les conditions ci-dessus , et qui sont entrées ^ans la société avant 24? ans révolus.

Lès petites pensions d'âge Sont accordées à toutes les sociétaires dans les mêmes conditions, et qui sont entrées ^ns la société après 25 ans.

Les pensions d'âge sont, pour la grande pension, de *80fr. par an^ et pour la petite pension, de 120 fr.

La pensionnée fait toujours partie de la société, et paii comme avant sa pension, sa cotisation mensuelle; elle e^s assimilée en tout à une autre sociétaire; seulement el^B n'exerce plus aucune charge.

Il y a une caisse particulière aux fonds de pensions d'âges et elle est régie comme celle des secours.

Pour alimenter la caisse des pensions d'âge, il est versé 1® un quart de la cotisation mensuelle de chaque membre ^ 2° toutes les affiliations; 3® l'excédant resté libre dans Ici caisse des secours, distraction faite de toutes les dépensas trimestrielles; cet excédant n est cependant versé qu'au moment où les fonds du trimestre suivant sont rentrés, et cela , afin de ne pas toucher à la caisse des pensions, si la caisse des secours avait des besoins imprévus.

Dans l'assemblée du mois de janvier de chaque année, la société, sur l'état présenté par la commissaire vérificatrice, règle la somme à laisser dans la caisse de secours et celle a transporter dans celle des pensions.

Lorsqu'une sociétaire décède, la présidente, assistée de la commissaire vérificatrice et de la commissaire de section de la défunte, fait immédiatement les démarches nécessaires pour l'inhumation, celle-ci étant à la charge de la société, qui en règle les frais comme il suit :

1° Frais d'église ou de temple à un seul prêtre;

2° Les porteurs de T hôpital et accessoires pour un prêtre ; plus la croix, le cercueil et la sépulture.

La société célèbre tous les ans sa fête le 25 mars. Au 31 décembre 1858,. elle comptait 125 membres titulaires et 6 membres honoraires.

Les fonds de la caisse des secours étaient de 76 fr. 40 c. Ceux de la caisse des pensions s'élevaient à 6,748 fr. 51 c.

Société de bienfaisance mutuelle, maternelle et filiale.

Cette société a été créée le 1®' mars 1849.

Son règlement a été révisé en 1857.

Il est précédé de la même instruction que ceux des 2™*, S"»» et 8°** bureaux.

La société comprend des membres titulaires et des meml)res honoraires. '

La gestion de la société est confiée à un conseil d'administration, composé : 1** d'une commissaire générale; ? d'une trésorière ; 3® d'une secrétaire de comptabilité ; 4" d'une secrétaire de séances; 5** enfin, d'une commissaire pour chaque série.

En outre , il y a un grand conseil composé : 1° des membres du conseil d'administration ; S'' de la suppléante de la commissaire générale ; 3° de la suppléante de la trésorière ; 4* de deux commissaires d'ordre; 5® d'une commissaire amendeuse; 6® de la commissaire des dames honoraires; 7® de dix membres titulaires prenant le titre de conseillères.

Toutes ces foçctionnaires sont élues pour deux ans ; elles sont rééligibles.

Une commission est élue pour deux ans à F effet de vérifier les comptes; elle se compose d'un membre titulaire par série, choisi en dehors des deux conseils: elle prend le nom de vérificatrice.

L'assemblée générale nomme la commissaire générale, la trésorière, leurs suppléantes et les deux secrétaires.

Les commissaif'es de série et les vérificatrices sont nommées par chaque série.

Le grand conseil nomme la commwttire amendease, Is commissaire des dames homuaires et les dix oonseillères. Les emplois sont oUwiÉaireSw Toofta sœur c^able de

remplir U emploi pour lequel elle a été choiae par la société, est tenue do Uaccepter, sous peine d'une amende de 1 5 finmcs«

Les admisâons sont prononcées, à runanimilé, en assem — blée générale, sur la présentation Êûe par le oonseB d'admi — nistration.

Toute soeur qm a mis dans Funie une boide noire doit ^ dans les vingt-quatre heures. £sdre connaître les motife d^e son TOte à la coomnssaire s:énérde. CeDe-cî les soumet amj conseil d administration, qui statue déiSnitiTement.

Le prix d'admission des membres titulaires est ainsi

De 18 à 30 ans iO fr.

âO à as ans 15

25 Ci 30 ans 30

30 à 35 ans. 25

Le prix d'admission des membres honoraires est laissé leur volonté.

Les membres, soit titulaires, soit honoraires, pamt cotisation mensuelle de i fir.

Après Hx mois de retard, toute sœur titulaire est démissionnaire .

Lorsqu'une sœur honoraire éprouve des revers de elle est admise aussitôt parmi les titulaires et hl^ de payer que sa cotisation mensuelle.

Pour £u!iliter aux jeunes personnes qui se d'entrer plus tard dans la société les moyens de payer prix d'admission, la société reçoit à titre d'aflSliéestes|eQii< filles qui sont âgées de 1 1 ans au moins. Elles donrent

— iT9 -^

présenlaes par leur mère, munies de leur extrait de naissance, à la commissaire générale. Celle-ci en fait part au coBseil, qui prononce, s^il y a lieu, leur inscription au tableau. Lacotisation mensuelle pour les jeunes affiliées «est fixée delà manière suivante :

De 11 à 12 ans. .... . 15 cent.

 13 ans 30

De 14 à 17 ans 25

Les jeunes affiliées ne peuvent pas assister aux assemblées; elles doivent régler leur compte tous les àx mois au moins : celles qui laissent passer ce délai sont rayées du tableau, et tout ce qu'elles o^t versé est acquis à la caisse. A dixhuit ans, elles sont admises comme membres titulaires.

La société se choisit trois médecins, deus: pharmaciens <et un dentiste ; ils dont désignés en assemblée générale.

La société doit aux sœurs malades les consultations ou viâtes da médecin et les médicaments ordonnés: T extractioB des clents est faite, à ses frais, par le dentiste qu'elle a désigné.

La société alloue aux malades un secours de 50 cent, par jour.|

Dans une maladie graVe, il est accordé une consultation. Un second médecin de la société est ^pelé au choix de la malade. Cette consultation ne peut avoir lieu qu'une seule fois pendant U durée de la maladie.

LesJ)oas de secours en argent ne sont accordés cpt'aux soeurs midades alitées. Us ne doivent être ordonnés par le médeâa \ne le cinquième jour de la maladie.

Toute sociétûre n'ayant pour vivre qu'un travail de couture^ et dont le travail est suspendu par suite d'un mA d'yeux, de jbras ou de doigt, reçoit un secours fixé par le M>Q0ttl rd'uâministxation .

Les sœurs mariées, en état de grossesse, n'ont droit aux secours que quinze jours après leur accouchement, à moins qu'elles ne soient atteintes de maladies graves tout-à-fait étrangères à la gro^esse et certifiées telles par un médecin de la société.

Toute sœur soignée à Thospice, sans frais pour la société, reçoit une indemnité en argent égale à celle qui est accordée aux nialades traitées à domicile. Seulement, il lui est fait, sur cette indemnité, une retenue de moitié, qui lui est comptée à sa sortie de l'hospice. En cas de décès, la retenue est acquise à la société.

Sont exemptes de toutes charges, tout en continuant à faire . partie de la société, les sœurs qui seraient admises à l'hospice comme infirmes ou indigentes. Elles conservent leurs droits aux honneurs funèbres, et si l'état de la caisse le permet, dans le cas seulement où elles seraient âgées de 60 ans' au moins, elles reçoivent un secours de 1 fr. 50 cent, par mois.

La moitié de la société assiste aux funérailles d'une sœur titulaire. Toute la société assiste à celles d'une soeur honoraire.

Outre la moitié des séries, toutes les demoiselles âgées de moins de 36 ans sont convoquées aux obsèques d'une demoiselle. Elles doivent s'y rendre habillées de blanc.

La société paie le cercueil des soeurs dont les parents sont indigents.

En cas de décès d'une jeune aflSliée, la société n'est tenue d'assister à son enterrement qu'autant que le montant de ses versements mensuels donne au moins une somme de 10 fr. ou que les parents complètent' cette somme. La société ne paie aucuns frais d'inhumation ; le convoi est composé comme pour les obsèques d'une demoiselle titulaire.

La société accompagne,, sur le désir des familles, les dames décédées, qui n'en font pas partie, moyennant la

somme de 25 fr. pour la moitié de la société, et de 50 fn pour la totalité.

S'il s'agit de dames, parentes de sociétaires, la somme est de 20 fr. pour la moitié des séries, et de 40 fr. pour la totalité.

Pour un enterrement de demoiselle, parente ou non, toutes les demoiselles de la société assistent habillées de blanc au convoi. Le prix, dans ce cas, est de 40 fr. pour la moitié des séries, et de50fr. pour la totalité.

Les sociétaires veuves sont dispensées d'assister aux enterrements pendant un an, à partir du jour du décès de leur ' mari. Ne profite pas de cette dispense celle qui se remarie avant Tannée de veuvage.

La sœur qui est mère et nourrit son enfant est dispensée d'assister aux assemblées et aux enterrements pendant un an, à partir du jour de son accouchement. Cette exception ne s' supplique pas à celle qui nourrit Tenfant d'une autre.

La société est placée sous l'invocation de saint Michel . Archange; elle en fête tous les ans l'anniversaire le 29 septembre.

Au 31 décembre 1858, la société comptait 258 membres titulaires et 26/ membres honoraires .

Les fonds libres s'élevaient à la somme de ll/160fr. 58.

Le 18 janvier 1857, la société a voté à M°® Guimenet, commissaire générale, une médaille d'or, accompagnée d'un diplôme ainsi conçu :

« Hommage à notre chère sceur Guimenet , présidente du

10® bureau de bienfaisance,

« Nous soussignées, membres du conseil du 10"® bureau des dames et demoiselles de Grenoble, pour répondre au vœu

général de nos sœurs, exprimé surtout dans rassemblée da 18 janvier 1857;

« Dédions à la sœur Goimenet, notre présidente, une médaille , comme un témoignage de reconnaissance dû à son zèle et aux soins constants qu'elle a apportés dans ses fonctions, pour la prospérité de notre société. »

(Suiwttt Us êignahÊtet.) * Extrait da procès-verbal de l'assemblée générale da asjaillet 1857.

« Au moment de commencer l'appel nominal, la sœur Al-

lard a demandé la parole. Elle lai prié de suspendre F appel

pour un moment et a fait approcher, devant la sœur

Guimenet, présidente, la sœur Léontine Douillet, qui s'est

^ exprimée en ces termes :

« Notre chère sœur ,

« Permettez que dans cette assemblée, où vous Venez présider et prendre une part si active aux choses qui intéressent la société, je vous exprime au nom de toutes nos sœurs la reconnaissance profonde dont nous sommes toutes pénétrées envers vous. Depuis longtemps, chère sœur, nous apprécions le rare bonheur de posséder en vous une présidente réunissant, non-seulement toutes les qualités essentielles pour une bonne et sage administration, mais encore ces qualités si attachantes du cœur et de l'esprit, qui vous font conciHer tous les intérêts, toutes les susceptibilités, et aplanir , à la plus grande satisfaction de chacune, toutes les difficultés dont votre charge délicate est hérissée.

« Recevez donc nos remercîments bien sincères, chère et aimable sœur ; agréez l'expression de la reconnaissance la plus profonde et la plus méritée, et permettez-nous de per-

pétaer à jamais, par la médaille d'or qae nous sommes si heureuses et sifières de vous offrir, le souvenir des généreux sacrifiées que vous vous êtes imposés pour Taccomplissement de vos devoirs administratifs.

« Puisse ce souvenir , gravé profondément dans nos cœurs, se transmettre à nos sœurs à venir, et ajouter à la récompense que vous méritez en ce monde, récompense dont la principale valeur est d'être le prélude consolant de celle que Dieu réserve à la vertu. »

N Immédiatement après ce discours, prononcé avec une respectueuse modestie, la sœur AUard a passé au cou de Thonorable présidente le ruban de soie où élait suspendue la médaille, symbole de notre profonde gratitude, et plusieurs membres de F administration l'ont successivement embrassée au nom de toutes les sœurs.

« Alors la respectable présidente s'est levée, et, s' adressant à l'assemblée, a dit:

« Mes chères sœurs ,

« Mon émotion est si grande que je ne sais comment vous témoigner ma vive reconnaissance. Placée par vous à la tête de Fadministration, honorée de votre confiance, rien n'a pu m arrêter, et rien ne m'arrêtera jamais quand il s'agira de rempUr mon devoir ; ce que je fais, je le fais de bon cœur et avec un grand dévouement ; la répression des abus, la prospérité de la société, le bien de toutes les sœurs, a toujours été et sera toujours le but de mes constants efforts.

« Ma mission, parfois, a été difficile, et nous avons traversé ensemble des moments bien pénibles ; mais j'ai toujours trouvé un puissant encouragemont dans le concours empressé dos membres du conseil, qui ont constamment par- -

tagé mes peines et mes travaux et qui ont acquis des droits à mon estime et à mes remercîments.

« Je remercie également toutes les sœurs de la bienveillante protection qu'elles ont toujours donnée à tous les actes de mon administration ; c'était pour moi un assez grand dédommagement à mes peines, et je ne méritais pas l'honneur que vous venez de me faire.

« Mais puisque vous avez été si bonnes, recevez mes bien sincères remercîmefnts, et puisse ce souvenir d'amitié fraternelle que je reçois de vous et qui ne s'effacera jamais de mon souvenir, apprendre aux sœurs qui doivent nous succéder, que l'union fait la force de toutes les institutions qui ont pour but la morale et la bienfaisance. »

OMEUBIIB SVaEAIJ.

Société de bienfaisance mutuelle.

Cette société a été créée le 24 septembre 1850.

Son règlement a été révisé en 1858.

A cette époque elle a été approuvée, conformément au décret du 26 mars 1852.

Elle comprend des membres titulaires et des membres honoraires.

Elle est gérée par un conseil d'administration, composé d'une présidente, d'une secrétaire, d'une trésorière et des commissaires de série.

Le conseil reçoit les réclamations des sociétaires et prend toutes les mesures d'urgence que nécessite l'intérêt de la société.

Il y a , en outre , un conseil général composé du conseil

d'administration, de deux commissaires d'ordre, de cinq conseillères, de cinq vérificatrices.

Le conseil général vérifie et arrête, chaque trimestre, Tétat des recettes et des dépenses; il interprète le règlement et délibère sur les propositions qui lui sont soumises.

Les membres du conseil général, à Texception de la présidente, nommée par Tempereur, soi\t élus en assemblée générale pour deux ans. Ils sont rééligibles.

Il existe enfin un conseil vérificateur, formé de cinq membres élus par l'assemblée générale et pris dans toutes les séries.

Ce conseil vérifie, à chaque trimestre, tous les comptes de la société, tous les bons payés par la trésorière, les mémoires des fournisseurs et les registres des différents membres de l'administration.

Les emplois sont obligatoires. Toute sociétaire appelée par la société à remplir une fonction doit l'accepter, sous peine d'une amende de 1 fr. à 5 fr., prononcée par le conseil général.

Les admissions ont lieu en assemblée générale. S'il se trouve dans l'urne une boule noire , celle qui Ta déposée doit, dans les vingt-quatre heures, confier les motifs de son vote à la présidente, qui les apprécie.

Le prix d'admission des titulaires est ainsi fixé :

De 17 à 20 ans lOfr.60

20 à 25 ans 12 60

25 à 30 ans 15 60

30 à 35 ans 20 60

Le prix d'admission des membres honoraires est laissé à leur volonté.

Les dames honoraires qui , par suite d'événement im-

prévu, tombent dans le malheur, ont droit aux mêmes se* cours que les titulaires.

Les membres , soit titulaires , soit honoraires , doivent payer une cotisation mensuelle de i fr.

Après six mois de retard, les titulaires sont exclues.

Les titulaires malades ont droit aux visites d'un médecin de la société , aux médicaments et à un secours en argent, de 25 cent, par jour.

I Elles ne sont pas dispensées du paiement de leur cotisation mensuelle.

Lorsqu'une maladie, ayant duré plus de quarante jours, parait devenir chronique ou incurable, le conseil général peut remplacer le secours quotidien par un secours de quin-» zaine, dont il détermine le chiffre.

La même mesure est applicable aux sociétaires infirmes.

La société n accorde de secours aux femmes mariées qui sont en couches , que quinze jours après F accouchement.

Les sociétaires atteintes d'un mal de doigt, de pied, qui les em][)êche de se livrer à aucun travail, ont droit au se* cours en argent. ^

Toute sociétaire convaincue d'avoir mendié est répriman^^ dée par le conseil ; en cas de récidive, elle est exclue.

La société entière assiste aux obsèques des membres titu-' laires ou honoraires.

Lorsqu'une sociétaire décède, ne laissant aucune ressource , la société pourvoit aux frais du cercueil et de la fosse.

La société se charge des frçiis d'inhumation des membres titulaires décédés à Thospice, quand leur famille ne peut les payer.

La société est placée sous l'invocation de Notre-Dame de l'Assomption. Elle célèbre chaque année sa fête, le 15 août.

Au 31 décembre 1858, elle comptait IIS membres titulaires et 6 membres honoraires.

L^ fonds lilves s'élevaient à la somme de 3,430 fr. 70 c.

«•VEUSllE JNJREAV.

L'Union de Famille.

Cetie société a été créée le 1'' avril 1849.

Elle devrait donc , classée par ordre de date , porter le n* H, et le n^ 11 devrait être le n^ 12.

Quoi qu'il en soit de Terreur commise à ce sujet , son règlement, qui a la forme d'un acte public, reçu par M® Giroud, notaire, le 23 mai 1849, diffère peu de celui du 4me bureau.

Voici les particularités qui sont à signaler :

L'article 1" renferme une déclaration de principes qui est commune à toutes les sociétés, mais qui se trouve ici plus nettement formulée.

n est ainsi conçu : « Le seul but que se proposent les clames fondatrices est de ne former qu'une seule et grande ' famille, dont la commissaire générale sera la mère, et dont le conseil d'administration sera le plus ferme appui. Les secours, seront toujours donnés avec la plus stricte impartialité, car le principe de l'égalité est la règle de toutes les sociétés de bienfaisance mutuelle. »

Le prix d'admission des titulaires est ainsi fixé :

De 15 à 25 ans 10 fr.

De 25 à 30 ans 15

Les enfants peuvent également être admises. Elles paient, par petites sommes proportionnées à leur âge, le prix d'admission, de ihanière qu'à Tâge de 15 ans elles puissent être sociétaires de fait. Si elles décèdent avant 15 ans, les sommes par elles versées à la caisse lui restent accpiises, et, quelle que soit la modicité de la somme totale , elles ont droit aux honneurs funèbres.

Les secours sont donnés eh nature. Ils consistent en deux kilogrammes de pain et un kilogramme de viande, pour trois jours.

Il n'y a pas de caisse de pensions distincte de la caisse de secours. Toutefois, des pensions pour cause de vieillesse ou d'infirmité peuvent être accordées aux sœurs fondatrices, dix ans après leur admission. Les autres membres titulaires n'auront droit à la pension que 15 ans après leur admission. Les pensions sont réglées par le conseil suivant l'état de la caisse sociale.

La société célèbre tous les ans sa fête, le 8 septembre, jour de la Nativité de la Vierge.

Au 31 décembre 1858, elle comptait 117 membres titulaires et 12 membres honoraires.

Les fonds libres s'élevaient à la somme de 4,294 fr. M c.

TREIZUEinB BVREAV.

L'Union fraternelle.

Cette société a été créée le 1®' octobre 1850. Elle a été approuvée le 6 décembre 1853, conformément au décret du 26 mars 1852.

Son règlement est la reproduction littérale de celui du 8™* bureau, sauf que la présidente est nommée par l'Empereur, et que les admissions n'ont lieu que jusqu'à Fàge de 35 ans.

Depuis 18S6, elle a une caisse de retraites.

Elle est placée sous Tinvocation de Notre-Dame de la Visitation. Elle célèbre tous les ans sa fête le 2 juillet.

Au 31 décembre 1858, elle comptait 155 membres titulaires et 6 membres honoraires.

Le capital de la caisse de secours s'élevait à la somme de 3,357 fr. 09 c.

Le capital de la caisse des pensions était de 2,576 fr. 25 c.

f|VAT«RSlÈMi: BVmEAIJ.

La Concorde fraternelle.

Cette société a été créée le 24 mars 1852. Son règlement est la reproduction littérale de celui du 8"® bureau, sauf l'addition de douze articles, qui établissent une souscription de 15 centimes que chaque sociétaire doit payer lorsqu'une sœur, mère de famille, décède laissant de jeunes enfants, et lorsqu'une sœur devient veuve. Le montant de cette souscription est exclusivement employé à donner des secours aux enfants ou à la veuve. La caisse de la société en fait l'avance jusqu'au versement du mois.

La société est placée sous l'invocation de Notre-Dame de l'Assomption. Elle célèbre chaque année sa fête le 15 août.

Au 31 décembre 1858, dile comptait 150 membres titui.^ laîres et 6 membres honoraires.

Le capital de la caisse de secours s'élevait à la somme €ke 4,195 fr. 30 c.

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mwmmjkm.

Sodété de Uenfeisance mutuelle.

Cette société a été fondée le 6 janvier 1845, à Seyssins, ^ commune contiguè à la ville de Grenoble. Elle a été approuvée par le maire de cette commune.

Un arrêté du maire de Grenoble, du 17 novembre 1852, Ta autorisée à transférer son sîége <lans cette ville; où la très-grande majorité de ses membres est domiciliée.

Je me bornerai à puiser daiis san règlement deux particularités dignes de remarque.

Ainsi, les membres honoraires font partie du conseil, avec voix délibérative.

Les sœurs malades ne sont pas exemptes, pendant leur maladie, de payer la rétribution mensuelle, sauf le cas d'impossibilité, qui sera aj^récié par le conseil.

La société a pour patroBtte sainte H^ène.

Au 31 décembre 1858, die comptait ITSmenoibres «gtaH laires et 10 membres honoraires.

Elle n'a pas de caisse de retraites, et, à l'époque cidessus, le capîtidL de sa caisse de secours s'élevait  6^456 f r •

ik

I* 5 «tout 1885, M"* Frier dit Poite, alors commissaire générale, a reçu, en assemblée générale de la société, une médiilte d'or, que celle-ci lui avait décernée. La délivrance decetJte médai^ n'a pas été accompagnée de diplôme.

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L'ÉquitaUe.

Cette société a été créée le 1"^ janvier 1854.

£He a été approuvée le ^ mai suivant, conformément au décret du 26 mars 1852.

Son «ftode d'administration n'ofi^ rien de particulier.

Elle comprend des membres titulaires et des membres honoraires.

Le prix d'adirassion des titalaires est ainsi fixé :

De 17 à 20 ans iO fir.

De 20 à 25 ans i2

De 25 i 30 ans . 15

De 30 à 35 ans 20

Le prix d'admission des membres honoraires est laissé à leur volonté.

Toute sœur, soit titulaire, soit honoraire, paie une cotisation mensuelle de 1 fr.

Après six mois de retard, les titulaires sont rayées du tableau* ^

La société a des médecins nommés en assemblée gé-* nérale.

La société doit aux sœurs malades les visites d'un médecir^ et même de deux médecins en consultation, et les médi- — caments.

Une somme de 1 fr. par visite est accordée à toute sœa :k malade, qui, pour des motifs particuliers, ne s'adresse ps^s aux médecins de la société.

La société alloue aune sœur malade 50 cent, par jouir.

Les sœurs mariées qui accouchent, ne reçoivent de secoure que quinze jours après leur accouchement.

Les sœurs malades ne sont pas dispensées de payer leur cotisation mensuelle.

La société a une caisse de retraites.

La société rend les derniers honneurs à ses membres.

Elle contribue aux frais de la sépulture des sœurs qui laissent leur famille dans le besoin.

Elle assiste aux obsèques des personnes étrangères, moyennant une somme de 40 fr.

La société a pour patron saint Joseph. Elle célèbre tous les ans sa fête, le 19 mars.

Au 31 décembre 1858, elle comptait 93 membres titulaires et 6 membres honoraires .

Le capital de la caisse de secours s'élevait à la somme de 2,676 fr. 86 cent.

Le capital de la caisse de retraites était de 2,112fr. 75 c.

BIXL-^EPTUEIIE BVRIIAV.

L*Étoile.

Cette société a été créée le V mars 1855.

Elle a été approuvée le 11 juin suivant, conformément au décret du 26 mars 1852.

Son règlement est la reproduction de celui du 8°® bureau, sauf ce qui concerne le prix d'admission des titulaires, qui est ainsi fixé: ^

De 17 à 25 ans 10 60

De 25 à 30 ans 12 60

De 30 à 35 ans 18 60

La société a une caisse de retraites.

La société est placée sous l'invocation de la Vierge Marie. Elle célèbre tous les ans sa fête, le 16 août.

Au31 décembrel858, elle comptait 152 membres titulaires et 4 membres honoraires.

Le capital de la caisse de secours s'élevait à la somme de 4,299 fr. 29 cent.

Le capital de la caisse, de retraites était de 3,228 fr.

BIXL-HIJITIEIIE BVREAV.

Société de bienfaisance mutuelle de Sainte-Eugénie.

Cette société a été créée en 1856.

La même année, elle a été approuvée, conformément au décret du 26 mars 1852.

Son règlement est la reproduction de celui du 1*' bureau. Elle a une caisse de retraites, régie par les dispositions suivantes :

« Art. 1®'. — Une caisse de retraites pour la vieillesse est instituée dans la société de Sainte-Eugénie, à partir du !«•• janvier 1857.

« Art. 2. — Une rétribution spéciale âe 28 cent, par mois, obligatoire pour toutes les sociétaires et indépendante de la cotisation mensuelle de 1 fr., destinée à la caisse des secours, sera versée à la caisse des retraites, dont elle formera le premier fonds.

« Art. 3. — Tout retard apporté dans le paiement de cette rétribution sera passible des mêmes peines que les retards apportés dans^ le paiement des cotisations de la caisse des secours.

« Art. 4. — ^ La rétribution spéciale de 25 cent., stipulée dans les précédents art. 2 et 3, sera capitalisée, sans qu'il en soit rien distrait, pendant quinze ans, ainsi que les autres fonds destinés à servir les pensions de retraite.

« Art. 5. — Ces autres fonds se composeront : 1® de toutes les amendes prescrites par le règlement de la société ; 2° du produit des enterrements payés ; 3° des dons et legs particuliers faits à la société ; 4** de la moitié des subventions accordées par l'État et le département ; 5° de la moitié des cotisations des membres honoraires; 6° de la moitié des fonds restés disponibles à la fin de chaque année dans la caisse des secours.

« Art. 6. — Toute sociétaire qui, après avoir fait partie de la société pendant dix ans , sera arrivée à Tàge de soixante ans, aura droit à la pension de retraite.

« Art. 7. — La quotité de la pension de retraite n'aura pour limite que le chiffre de l'intérêt de toutes les sommes énumérées dans les art. 2, 4 et 5, échu au moment de la

fixation des dividendes et partagé également entre tous les ayants droit. Le dividende sera fixé d'avance, pour l'année suivante, par la dernière assemblée trimestrielle, sur le rapport du conseil, et sera payé chaque mois par douzième.

« Art. 8 et dernier. — Les pensions de retraite sont incessibles et insaisissables. Elles se cumulent avec les secours de tout genre, en cas de maladie. »

La société est placée sous l'invocation de sainte Eugénie. Elle célèbre tous les ans sa fête, le 15 novembre.

Au 31 décembre 1858, elle comptait 516 membres titulaires et 9 membres honoraires.

Les fonds de la caisse des secours s'élevaient à la somme de 7,194 fr. 77 cent.

Ceux de la caisse des retraites arrivaient à 4,591 fr. 65 c.

B IlL-nriâlJ VUSME BOIEAV.

Société de bienfaisance mutuelle.

Cette société est toute récente ; elle a été fondée le 1*"^ juin

Elle est approuvée, conformément au décret du 26 mars

Son règlement n'offre rien de particulier.

Elle a une caisse de retraites.

Elle est placée sous Tinvocation de sainte Anne.

Au 31 décembre 1858, elle domptait 77 membres titulaires. Elle n'avait pas encore de membres honoraires.

Le capital de la caisse de secours était de 865 fr. 60 cent

Le capital de la caisse de retraites était de 172fr. 25 cent*

Cette société a été créée le 1*"^ juillet 1847. Son règlement a été révisé en 1855.

Elle constitue moins une société de secours mutuels proprement dite, qu'une caisse de retraites.

« Son but, est-il dit dans le préambule du règlement, est d'assurer à la vieillesse des moyens de subsistance , avec le fruit de ses épargnes, en lui assurant des pensions, et d'entretenir ainsi parmi la classe laborieuse cet esprit de délicatesse qui lui fait préférer les privations à l'aumône la mieux faite. »

La société comprend des membres titulaires et des membres honoraires.

Elle est régie par un conseil d'administration, composé d'une présidente, d'une trésorière, d'une secrétaire de comptabilité, d'une secrétaire de séances et des commissaires de série.

Il y a, en outre, un conseil général, composé de huit membres, pris par égale part dans chaque série.

Les membres des deux conseils sont élus, en assemblée générale, pour deux ans. Ils sont renouvelés chaque année par moitié. Ils sont rééligibles.

Le conseil d'administration vote les frais de bureau et autres menues dépenses, dont il rend compte à l'assemblée générale. Toutefois, si la dépense excédait 15 fr., il devrait la soumettre préalablement au conseil général.

Le conseil général examine et décide s'il y a lieu de présenter aux assemblées les propositions qui lui sont faites par la présidente.

Toutes décisions du conseil peuvent être annulées par les assemblées générales.

Indépendamment de ces deux conseils, il est établi un conseil de vérification, composé de six membres.

Le prix d'admission des titulaires est ainsi fixé : ./

Jusqu'à l'âge de 25 ans on ne paie pas de réception ;

à 26, on paie 2 fr.

Le prix d'admission des membres honoraires est laissé à leur volonté.

Les sœurs , soit titulaires , soit honoraires , paient une cotisation mensuelle de 50 cent.

Après un an de retard, les titulaires cessent de faire partie delà société.

Le société n'accorde de secours, ni pour cause de maladie, ni pour cause d'infirmités.

Jamais le fonds social ne doit être touché. A partir du 1" juillet 1857, les intérêts provenant de ce fonds social sont partagés par égales parts pendant dix ans entre les dames fondatrices qui, à cettç époque, auront atteint leur 60" année révolue.

Le 1®"^ juillet 1867, on prendra les trois quarts des cotisations que l'on joindra aux intérêts pour pensionner toutes les sœurs qui auront 50 ans révolus et 20 ans de présence dwis la société.

Quand le fonds social aura atteint le chififre de 25,000 fr., on prendra pour servir les pensions toutes les cotisations avec les intérêts de ce fonds social. Les dons et les legs, ainsi que les réceptions , ne seront pas employés pour les

pensions ; ils devront toujours rester pour ajouter à la masse du capital.

Chaque année, au mois de juillet, la somme totale destinée aux pensions est fixée pour Tannée; les pensions sont augmentées ou diminuées tous les trimestres, suivant le nombre des pensionnaires.

Les pensions sont incessibles et insaisissables.

Si , à de certaines époques , la société se trouvait sans pensionnaires, par suite de décès ou manque d^àge, la caisse continuerait à thésauriser.

Les sociétaires sont tenues d'assister aux obsèques d'une sœur défunte.

La société a pour patronne sainte Sophie. Elle célèbre chaque année sa fête, le 15 mai.

Au 31 décembre 1858, elle comptait 163 membres titulaires et 2 membres honoraires.

Les fonds libres s'élevaient à la somme de 40, 732 f. 03 c.

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