RAPPORTS DES SOCIÉTÉS DE SECOURS MUTUELS AVEC L'AUTORITÉ MUNICIPALE
Les sociétés de secours mutuels ont toujours eu la plus
grande déférence pour l'autorité municipale, et, à leur tour,
les maires bien inspirés ont eu recours à leurs chefs, comme
aux intermédiaires les plus naturels, pour se mettre en
communication avec la partie de la population qui doit être
particulièrement l'objet de leur sollicitude.
A toutes les époques, les sociétés ont soumis leurs règlements à Fapprobation du maire, qui s'est fait ensuite un devoir de demander l'homologation du préfet. A toutes les époques, les sociétés ont écrit dans leurs règlements qu elles ne pourraient se réunir en assemblée générale sans en avoir
obtenu la permission du maire, toujours investi du droit de se rendre à l'assemblée ou de s'y faire représenter par un délégué. Enfin, à toutes les époques, les sociétés ont adopté le maire pour arbitre des différends qui pouvaient s'élever dans leur sein.
^Une longue expérience avait démontré les difficultés de cet arbitrage. En 1842, M. de Miribel, maire de Grenoble, eut l'heureuse idée de placer les sociétés sous une juridiction qu'il composa d'éléments pris au milieu d'elles-mêmes.
Voici le texte de l'arrêté de M. de Miribel :