En doux svllabes
.'iS MISTÈRB Db: LA. PASSION.
RouUart.
Sire, je m'en vais tout battant vous rappréhender. Il est nostre!
Ir}/ s'advance Boullari et prpiid Jhésus^ et toux les archers viennent à son a*jde et rient de Jhésus quand est saisy,
Dentart.
11 ne dit plus de patenostre.
Roullart.
Il ne sçait plus d'enchanterie !
Gueulu.
C'est pour hiy la tresbucherie à ceste heure. Mets une corde à son pied, Dentart.
Dentart.
Je l'accorde, et serrerai avec vigueur.
Jhésus
dict aux archers cependant que le lient :
Pourquoy comme vers malfaicteur qui de prud'hommie n'a cure, à moy venir par nuict obscure pour furtivement me saisir?
Vous pouviez cela accomplir quand tous les jours au temple estoie et que le peuple admonestoie.
Pourquoy là ne m'avez tenu quand en vos mains je suis venu?
Mais puisque me voulez grever, vous pouvez vostre œuvre achever :
AU JAIIDIN DKS OLIVES. V)\)
vostre subjet me retenez
et à mes gens congé donnez ;
en vostre volonté me mets.
Irt/ sont saisis de grand peur les disciples.
Frères, saulvons-nons ou jamais :
voicy gent toute forcenée ; ja ne verrons aultre journée s'ils nous tiennent, je vous promets!
S. Jehan.
Remède nV vois désormais, la puissance leur est donnée !
S. Jacques.
Frères, sauvons-nous ou jamais, voici gent toute forcenée !
S. Mathieu.
Nostre mort est toute attornée, c'est fini de nous désormais.
S. Jude.
Ja ne verrons aultre journée
s'ils nous tiennent, je vous promets :
fuyons ceste gent forcenée !
Icy s'en fuient les disciples, mais regardent de loing S. Pierre et S, Jean.
Roullart.
Nostre cordelle est attornée, et n'est plus le temps de rester.
Sus! troussez avant, magister, vous entrez en maie sepmaine!
S. Jehan.
Pierre, vous voyez qu'on emmène, nostre maistre trop mal traiclé.
S. Pierre.
J'en ay au cœur si grand pitié ([ue le cœur me fond tout en termes*, et nous sommes montrés mal fermes de le laisser en son besoin.
S. Jean.
Or, ami, suivons-le de loin.
(J.y fine le ///« tableau de I2 Passion.