D'UN ^AC1IT
Quelle joie cravoir à soi el de comniand(M- un iiaviic pareil, avec 40 hommes d'équipage!... Mais aussi, en y réfléchissanl, (jue de soins pour la sortie du porl, pour la manœuvre en roule! Nous qui aimons à tenir la barre, à la sentir frémir dans notre main, nous sommes-nous jamais exercés à mener un 300 tonneaux? Ce n'est plus ici un amusement, mais un travail do force exigeant le secours des palans, des roues et des chaînes. Et puis, comment se permettre, en arpentant le pont, de rectifier la voilure, de border une misaine, de larguer un foc?.,. Impossibles ici, ces plaisirs, pour un homme seul. II faudra appeler la bordée de quart, ce ne sera plus la même chose.
D'ailleurs, notre grand bateau tirerait trop d'eau pour entrer à toute heure de marée dans ces jolis petits havres de la Manche, si aimables à fréquenter... Allons! en dépit de ses séductions, il faut renoncer au grand yacht. Ce sera pour une autre occasion, pour quelque voyage de long cours arrangé avec plusieurs amis. Présentement ce que nous voulons, c'est une croisière de cabotage, toujours près d'une terre ou de l'autre.
Ce que nous voulons aussi, c'est un espace suffisant et une sécurité absolue contre les colères de la mer. Ces deux conditions peuvent se trouver réunies dans un yacht de petit tonnage, ou tout au moins de tonnage moyen, de 20 à 40 tonneaux. C'est précisément le tonnage de ces cotres, parfois si coquets, dont se servent les pilotes du Havre, et que nous avons tous admirés pour les avoir vus sortir et manœuvrer par de grosses mers.
Dans un bateau de celle dimension, nous pouvons avoiiun poste déquipage pour 4 matelots, une cuisine, une office, une chambre avec sa baignoire sous le plancher, un I.e coUc lurquoùc, ;, m. Michelel.