‹ Le yachtChapitre 16 sur 47 · FIRE WORKS IN THE EVENING · texte numérisé non relu

FIRE WORKS IN THE EVENING

ON FRIDAY, AUGUST 8th,

RXS. PRIZES OF £100,

For ail Yachts of not loM than 80 tons, beloflging to un\ roOORnllOd Vu. ht Club V U A Bain Seule, and Alhmiineert, wïth this variation, ttiat the Suilinu' Cotn initiée w il) handicap (withoul appral) Um VOMOh OfltefÔd M UMHJ ibaH rijDmJlOt £70 for the llrst Vewel arrivini; WitMn her Unie. £90 R» the Snl ve*Hel o| n,- olher Iban th. «inner Twn vessels of cneh ru: lo stjirt or only one |iri/e of C70 w ill l>e iriven Three toslurt or no race Tonturt undemeii*h. Old Quecn's Course- ENTRIEZ lo i L08E ON HT,MHV Ml. Al Uf'St. AT UIDNIOHT Ko l-Ottr ENTKIBK

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LES YACHTS ANGLAIS

Les sociétés nautiques de la Grande-Bretagne sont innombrables et il serait sans intérêt d'en dresser ici la nomenclature complète. Nommons seulement parmi les plus importantes, après le Royal Yacht Squadron, le Thames Club, de Londres; le Northern Club, de Rothsay; le Western ofEngland, de Plymouth; YEastern Club, d'Edimbourg; le Harwich, le London Club, le Southern Club, de Southampton; le Mersey Club, de Liverpool; le Victoria Club, de Ryde; le Welsh Club, de Carnarvon; le Yorkshire Club, de Hull; le Temple, de Londres; Y Albert et Y Alfred Clubs, de Southsea; le Barroiv Club, le Channel- Islands, de Jersey; le Cinque-Ports, de Douvres; le Clyde Club, de Glasgow; le Cornwall Club, de Falmouth; le Dart Club, de Darlmouth; le Dorset, de Weymoulh; le ForthClub, deGranton; le Highland Club, d'Oban; Ylrish Club et le Saint-George, de Kingstown; le Southampton Club, le Torbay Club, YUlster Club, de Bangor; YAlexandra, de Southend; le Corinthian, d'Erith; le Medway, de Rochester; le New- Thames, de Gravesend. Le droit d'entrée varie, dans ces sociétés, de 2 à 100 guinées et la cotisation annuelle de 1 à 12 guinées.

Il y a annuellement trois coupes de championnat maritime dites «Coupes de la Reine », courues dans les eaux britanniques : la première à Queenstown, pour yachts de tout tonnage; la seconde à Cowes, réservée aux bateaux du Royal Yacht Squadron; la troisième à Poiismouth, réservée aux bateaux du Corinthian Club. Disons à ce propos que dans la langue nautique de l'Angleterre, le mot corinthian équivaut à amateur; il indique un homme qui navigue pour son plaisir et non pour une rémunération. Certaines sociétés n'admeLtent qu'un seul matelot salarié sur les yachts de course au-dessous de 15 tonneaux, encore ne doit-il pas toucher le gouvernail. Partout il est de règle qu'un amateur ou corinthian soit à la barre, dans les courses.

A l'occasion du Jubilé de la reine Victoria, le Thames Club a offert un prix de 1 000 livres sterling pour une course à la voile autour du Royaume-Uni, en laissant à bâbord les terres de Grande-Bretagne et d'Irlande, sur un parcours d'environ 1 600 milles. Départ de South- End; arrivée à Douvres; les yachts partant a l'ancre ou sans voiles, à leur choix, et signalant leur passage aux sémaphores de la côte.

LA MECQUE DU YACHTING [|5

Le 14 juin 1887, à midi 25 minutes, le départ s'effectue. Le treizième jour, 27 juin, à 5 heures 15 minutes et 30 secondes du matin, Genesta arrivait première, ayant accompli le parcours (1590 milles marins) en 12 jours 17 heures 0 minute et 15 secondes.

l.a goélette Aline, nu piinco <le (Inllos.

Parmi les croiseurs de plaisance rapide, les derniers modèles sortis des chantiers britanniques sont Amphi tri te, goélette de 125 tonneaux, au colonel Mac-Grégor, et Wendur, yawl de [43 tonneaux, à M. T. West.

Comme grands yachts de course proprement dits, les bateaux à la mode sont présentement Valkyrie, 77 tonneaux, a lord Dunraven;

LES YACHTS ANGLAIS

Samœna, 83 tonneaux, à M. Langrishe; Yarana, 58 tonneaux, à M. P* A. Ralli ; Irex, 98 tonneaux, à M. John Jameson ; Deerhound, 40 tonneaux, à M. Nottage; Mohawk, 40 tonneaux, au colonel Bagot. Parmi les 20 tonneaux : Dragon, à M. Hill; Windivard, à M. R. Cross; Mimosa, à MM. Cox et Campbell; Vréda, à M. Hodgens. Parmi les 10 tonneaux : Décima, à M. Saint-Julien Arabin; Yvonne, à M. Donaldson; Darthala, à M. Inglis; Boris, à MM. Allan frères. Parmi les 6 tonneaux : Coila, à M. Stephen ; Orcad, à M. Jameson. Parmi les 5 tonneaux : Lollypop, à M. Percival; Fair Géraldine, à M. Ames. Enfin, Humming bird, au capitaine Hughes, s'est montré le meilleur bateau au-dessous de 3 tonneaux, en gagnant vingt-six prix dans sa saison.

Quant au yachting d'agrément, il va de soi qu'il n'est pas moins bien représenté. En Angleterre, le yachting est non seulement un sport national, mais le complément en quelque sorte obligé de toute existence élégante. On pourrait citer des personnes qui possèdent un yacht sur lequel elles naviguent à peine ou sans y prendre le moindre plaisir, et qui l'entretiennent en quelque sorte par convenance. Hâtons-nous de dire d'ailleurs que c'est l'exception, et que l'Anglais, en général, aime le yacht et se livre au yachting avec passion.

Toutes les classes de la société sont représentées, en Angleterre, dans la liste des propriétaires de yachts, depuis les altesses royales et les pairs du royaume jusqu'aux marchands de la Cité. On trouve même un assez grand nombre de dames dans celte liste.

Citons seulement Y Aline, belle goélette de course de 216 tonneaux, au prince de Galles, qui, d'ailleurs, la monte assez rarement, mais la fait concourir souvent dans les régales données par les grands clubs ; le Sunbeam, à lord Brassey, yacht à bord duquel le propriétaire a entrepris, par deux fois, un grand voyage, dont un autour du monde, avec toute sa famille. Nous reviendrons en détail sur la première de ces expéditions; disons ici que le Sunbeam est un grand trois-màts à machine auxiliaire, jaugeant 532 tonneaux et mesurant 48 mètres de longueur. Ses grands voyages ont donné la preuve de ses excellentes qualités nautiques et de ses belles marches à la voile.

LA MECQUE DU YACHTING

Le yacht à vapeur le plus rapide de l'Angleterre, en exceptant les embarcations construites sur le modèle des torpilleurs, est peut-être Ladj'-Torpida, de 735 tonneaux, appartenant à M. William Pearce, de Glasgow. C'est un grand vapeur de 65 mètres de long, tout en acier, à forme très élégante et dont l'intérieur est très richement emménagé.

Parmi les grands seigneurs anglais, propriétaires de yachts, citons encore le marquis d'Anglesey, avec la Santa-Cecilia, de 31 1 tonneaux; le duc de Ilamillon, avec le Thistle, de 544 tonneaux, grand yacht généralement peint en blanc et qu'on est habitué à voir tous les ans au Havre ou à Trouville, pendant l'été. Nommons aussi le prince de Batlemberg, gendre de la reine, propriétaire de Sheila, l'ancienne Yedda, qui appartint à M. Ed. Blanc; le duc de Bedforl, avec là Northumbria, de tonneaux; le duc de Saint-Albans, avec la Cércs; le comte de Ducie, avec Monarch; le comte de Shrewsbury, avec Lady-Neîl, de 544 tonneaux, etc., etc.

Un évèque anglican, le révérend J. H. Selwyn, évèque de Mélanésic, résidant à Auckland, parcourt les îles de son diocèse sur le Southern-Cross (la Croix-du-Sud), un yacht à vapeur de 205 tonneaux, lui appartenant en propre.

Parmi les plus beaux yachts appartenant à des dames anglaises, on doit citer Palatine, de '150 tonneaux, a Mrs Blanche \\ alne\ ; Golden-Eagle, de 345 tonneaux, à lady H. Scott; Garland, de 273 tonneaux, à Mrs Yorke, de Porlsmoulh; Dracéna, goélette à voiles de 114 tonneaux, a miss F. Smith; Nina, goélette également à voiles, de 10S tonneaux, à Mrs Trego, de Cowcs; Surprise, goélette de 200 tonneaux, à lady Vivian, etc. Chose curieuse et toute nouvelle, beaucoup de jeunes tèmmes ne se contentent plus de posséder un yacht, elles prennent l'art nautique à cœur et veulent en approfondir les mystères; elles savent tenir la roue et border une écoule; elles vivent sur le pont, font chaque jour leur pointe au large, et, quand il le faut, aident à la manœuvre. Il n'est plus rare de voir, dans les rades à la mode, des yachts a voile ou à vapeur montés par des équipages féminins. En août 1890, à Cowes, il y a eu des régates en mer réservées

LES YACHTS ANGLAIS

aux dames, et la course des bateaux de service au-dessus de cinq tonneaux a été gagnée par Nita, avec miss Hunt Grubbe à la barre.

Pour finir cette rapide revue des yachts anglais, nommons encore le bateau de course, à voiles, qui nous semble mériter d'être cité, non plus pour ses succès aux régates, mais pour la perfection de ses formes et sa merveilleuse élégance : c'est Miranda, goélette de 139 tonneaux, bien digne en vérité de son nom; ce chef-d'œuvre de l'art naval a été construit en 1876 par J. Harvey, de Wyvenhoe; Miranda mesure 27m75 de long sur 5m50 de large. Elle a cessé de courir en 1887, pour passer au cadre de réserve, comme yacht de promenade; mais ce n'en est pas moins le plus beau des bateaux actuellement à flot, au point de vue esthétique. Ce qu'aucune explication ne peut rendre, c'est son aspect général, son assiette sur l'eau, l'harmonie de ses proportions et la coquetterie de son allure. Miranda est depuis quelques années la propriété de M. B. Hill, de New-York. Elle avait été primitivement mise sur chantier pour M. Sampson, de Cowes.

Insigne des membres du Royal Yacht Sqtiadron.

LE

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