LE COMPAS
64 demi-quarts. Elle est partagée en quatre parties égales ou quadrants, par les quatre points cardinaux, qui sont : le nord, le sud, l'est et l'ouest.
Un quart est la huitième partie d'un angle droit. Il vaut 11 degrés 15. Les quarts compris entre le nord et l'est sont :
Le N. 1/4 N. E. qui correspond à environ . N. 11° E.
Les dénominations sont analogues dans les autres quadrants.
La boîte du compas est ordinairement une cuvette en cuivre fermée par une ou deux glaces et portée sur une suspension à la Cardan, qui diminue les effets du roulis et du tangage. A l'intérieur de la cuvette on a tracé un trait noir, appelé ligne de foi ; le rayon de la rose qui aboutit à ce trait indique la direction du navire.
On dit qu'un compas dort lorsque l'aiguille est lente à prendre la position qu'elle doit occuper. Quelquefois il suffit d'imprimer un petit choc à la boîte pour rendre à l'aiguille la liberté de ses mouvements.
Gouverner, c'est faire évoluer le bateau ou le maintenir dans une direction donnée, à l'aide du gouvernail.
Pour gouverner à une route ou dans une direction donnée, le limonier s'efforce de maintenir, au moyen de la barre, la ligne de foi de l'habitacle sur l'aire de vent indiquée. Près de terre, il peut se diriger sur un objet éloigné ou sur un alignement. Quand on met la barre d'un bord, si le bâtiment va de l'avant, il vient du côté opposé à la barre ; si le bâtiment cule, il vient du bord où est la barre; si le bâtiment est étale, il ne change pas de direction.
Est.
LA BARRE
En tournant la roue du gouvernail sur un bord, la barre vient du bord opposé. Il suit de là que l'homme de barre devra tourner la roue à tribord pour venir sur tribord, à bâbord pour venir sur bâbord. Cependant, il existe quelques bâtiments dont la barre est renversée; il faut avoir grand soin d'y prendre garde et agir alors en sens contraire.
Le commandant transmet ses ordres à l'homme de barre à la voix ou par le geste. Le commandement à droite ! ou le bras étendu vers tribord signifie qu'il faut mellre la barre de façon à faire venir l'avant du bateau sur tribord. L'homme de barre tourne la roue sur tribord. A gauche ! ou le bras étendu vers bâbord veut dire de faire venir l'avant du bateau sur bâbord ; on tourne la roue sur bâbord. Zéro! ou le bras vertical, veut dire de mettre le gouvernail au milieu. Comme ça! veut dire de maintenir le cap tel qu'il est; le gouvernail est alors manoeuvré de façon à maintenir le bateau à son cap actuel.
Quand le bateau cule, on commande pour plus de sûreté : Mette\ la barre à droite ou à gauche; il n'y a donc qu'à exécuter l'ordre à la lettre. Pour faire manœuvrer rapidement le gouvernail, le commandement doit être répété plusieurs fois. Pour faire manœuvrer lentement le gouvernail, le commandement doit être suivi ou précédé des mots : En douceur! Les commandements à droite! et à gauche! suivis du mot : toute! indiquent qu'il faut mettre le gouvernail à la position extrême sur tribord ou sur bâbord. Les commandements sont répétés textuellement parla personne qui gouverne, d'abord au moment où Tordre est donné, ensuite quand il est exécuté.
A la voile, au lieu de commander simplement à droite! ou â gauchel ou zéro! le capitaine emploie généralement d'autres expressions : lo()é\! la
barre dessous! La roue doit être tour- Le compas.
LA BARRE
née un peu sur le bord d'où vient le vent; dans ce cas, Pavant du navire se rapproche du lit du vent. Laisse^ porter/ Laisse^ arriver! La barre au vent! La barre sera vivement tournée vers le bord dessous le vent; l'avant du navire s'éloignera du lit du vent. Rencontre^! signifie que la barre doit être dressée ou changée pour modérer un mouvement d'auloffée ou d'arrivée imprévue au bâtiment. Défie\ Vauloffée! signifie qu'il faut empêcher le bateau de loffer davantage. On dresse la barre si elle est dessous et on la met au vent, s'il y a lieu, pour contrarier l'embardée du navire. Tâte\ le vent ! xeul dire de loffer doucement jusqu'à faire faséier un peu la voile sur laquelle on se règle pour gouverner.
Pour gouverner au plus près, quand il en a reçu l'ordre, l'homme de barre ne doit plus se préoccuper du compas, et toute son attention se concentre sur la manière dont portent les voiles. Il manœuvre la roue de façon à tenir le vent dans les voiles, le pont de grande voile faséiant légèrement. Par-dessus tout, il doit éviter les grands mouvements de barre; avec de l'attention, un ou deux rayons doivent suffire pour maintenir le bateau au plus près. Le timonier prévient son chef si, par suite de changements dans la route ou dans la brise, le bateau cesse d'être bien gouvernant.
Gouverner au plus près serré, c'est gouverner au plus près en tàlant constamment le vent. Gouverner au plus près bon plein, c'est gouverner les voiles pleines, pour augmenter la vitesse du bateau, sans cependant quitter le plus près.
Quand le vent refuse, on laisse arriver; s'il refuse beaucoup, on met la barre toute au vent. Si le vent adonne, on loffe doucement. Si l'on vient à faire chapelle, c'est-à-dire à avoir les voiles masquées, on met la barre toute au vent, tant que le bateau va de l'avant.
Pour virer vent devant, on met la barre dessous doucement, on la dresse quand le navire est étale; on la change, quand il cule.
Pour virer lof pour lof, on met la barre toute au vent dès que les voiles de l'arrivée sont en ralingue; on la dresse en douceur lorsqu'on approche de la ligne du plus près de l'autre bord.
Quand un homme tombe à la mer, on met généralement la barre
LA BARRE
Feu de mouillage.
dessous, de façon à amortir Taire du bâtiment le plus promptemenl possible.
On dit qu'un bateau est mou quand, pour gouverner au plus près, il faut avoir constamment un peu de barre dessous. Par faible brise, presque tous les navires sont mous. Un bateau est ardent quand il a toujours de la tendance à venir au vent et qu'il faul, par suite, avoir constamment de la barre au vent. Par bonne brise, presque tous les bâtiments sont ardents, Un bateau gouverne bien lorsque, étant au plus près, il a la barre droite ou un peu au vent.
A la cape, la barre est généralement dessous. On doit mollir la barre et quelquefois même l'abandonner momentanément quand le bateau, après s'être élevé sur la lame, retombe dans le creux; sans cette précaution, on s'exposerait â des avaries pour le gouvernail et â des accidents pour les hommes de barre.
Avec une grosse mer de l'arrière, le bâtiment a une grande tendance à faire des embardées sous l'effet de la lame. L'homme de barre portera son attention à éviter ces embardées, tout en mettant le moins de barre possible. La grande vitesse que possède, dans ce cas, le bateau, permet de gouverner sans tourmenter la roue, mais â la condition d'être très attentif et de s'y prendre â temps pour arrêter les embardées prévues ou déjà commencées.
On dit qu'un navire gouverne à la lame lorsque, courant sous les allures du largue, il règle sa route d'après la direction des lames, qui viennent alors de l'arrière du travers. L'homme de barre doit surveiller la mer avec grande attention. Quand il voit venir une grosse lame, il doit s'y prendre assez à temps pour lui présenter l'arrière et avoir la barre Feu de position. droite un peu oblique au moment de son arrivée.